Bons baisers de Plouqueville
Posté à 17:51, dans la catégorie Divers
ça n'a pas loupé que le releveur de compteur d'électricité ne se soit jamais présenté dans les horaires indiqués sur le courrier d'ERDF, et que j'ai retrouvé un petit coupon à remplir moi même et à renvoyer à mon retour de Plouqueville étant donné qu'il a dû passé quand j'étais déjà dans le train en route vers Plouqueville.
Mardi au tribunal c'était chouette, parce que l'avocat de la défense s'est fait défoncé et engueuler par le président du BC, et comme il était en retard, on a pû boire des canons un peu toute l'aprème avec mon avocat. J'étais peinarde pour aller à Plouqueville (mais méga speed le matin pour boucler les machines à laver et tout l'bordel).
Bien arrivée mercredi sous les coups de 16h, j'ai glandouillé en attendant que ma reum revienne du taf, en lisant des articles très intéressants du programme télé sur Eva Longoria qui fait Fort Boyard avec Tony Pi et du courrier des lecteurs indignés que dans "Mystères" ils aient terminée l'émission à la bourre et qu'on a pas vu Sandrine Quétier faire de l'écriture automatique. Le chien a cherché le vieux chien dans toutes les pièces, sauf que ce dernier étant décédé récemment, il ne l'a pas trouvé. Ensuite ma reum est rentrée, on a mangé des patates. Le téléphone a sonné: paf! Un entretien d'embauche dans ma face pour lundi après midi, et moi qui voulais faire changer mon billet retour et rester plus longtemps et bin zobi. Le soir, Dûdû a fait le lapin de Pâques dans les pelouses de la résidence, il a aussi beaucoup joué avec la Jack de la gardienne, et comme d'hab il est remonté avec une patte ensanglantée (ce qui change un peu de l'ergot arraché et du scratchage de couille contre un tronc d'arbre du Bois de Vincennes). Müxe m'a appelé 2 fois en sortant du taf, la 1ère à 17h30 pour dire qu'elle sortait, et la seconde à 19h20 pour dire qu'elle était bien arrivée... après avoir assisté à un crash car sur le périph', puis à un bouchon maousse à cause de Johnny qui donnait son concert d'adieu au Stade de Gerland. On a regardé des conneries à la télé avec mes remps, comme j'ai plus de TV ça me distrait beaucoup, et je suis allée me coucher. Le lendemain, à mon réveil tardif le premier truc que mon reup a dit c'est "Michael Jackson est mort d'un arrêt cardiaque", j'ai demandé si c'était vrai, il m'a dit que oui, alors je lui ai répondu que c'était sûrement une overdose, comme pour l'arrêt cardiaque de Marylin Monroe, celui de Jim Morrisson, Janis Joplin Jimi Hendrix etc... Après j'étais un peu occupée à faire les mises à jour de l'ordi familial pour regarder les infos, mais je me suis rattrapée au 13h en matant le clip entier de thriller, parce que pour moi, à part que j'ai jamais aimée la pop jacksonienne de ce qu'il a fait à partir de la fin 70 (en revanche les Jackson Five, là ouais respect), pour moi c'est l'mec qui a inventé le "clip-qui-raconte-une-histoire", et pour moi ça c'est une des révolutions marquante de l'audiovisuel. Ensuite je me suis speedée à finir de prendre ma douche et à manger des pâtes, et j'ai pris le C3 pour aller à Blanqui chez Dèv' pour qu'il sauve mes rushes vidéos et autres projets en cours des oubliettes depuis que mon ordinateur saboté n'a plus rien dans le disque dur. Il habite en ce moment un appartement charmant et non seulement que ça m'a bien dépanné et que j'étais super contente de pouvoir récup mon boulot grâce à ça, mais qu'en plus ça m'a fait plaisir de le voir. Avec Dèv on parle toujours de la différence de performance entre Mac et pécé. Généralement je me plains en long en large et en travers que le système de Gill Bates me pourrit la vie alors qu'avec Maque on te demande pas trois fois si veux éteindre ton ordi, le demi éteindre, le foutre en veille, et au bout de combien de temps, et si oui avec du sucre ou un nuage de lait ou les deux, ce qui a l'don de m'agacer, comme avec le truc de tage-mon qui est tellement intuitif que tu peux te farcir dix calculs pour un pauvre effet avant de trouver ce qui colle, alors que le Maque il t'empêche d'être con, il te le dit, et c'est bouclé en 2-2 (tiens en écrivant ça je me fais la réflexion qu'on a fait à Sand récemment que le Mac c'est pour les feignasses... Bin je serais tentée de dire OUI, mais pour les feignasses efficaces). Dèv une fois de plus il m'a dit que le logiciel pour pécé est mieux que Faïneule Keutte, surtout le dernier qui calcule super plus vite et qui bouffe moins de rames (ouais je l'écris comme des rames de bateau, c'est parce que sur mon pécé la ram avec 15 projets vidéos qui tournent en même temps je commence sérieusement à galérer). Après on a parlé
Comme dirait Christophe Hondelatte, c'est là que tout a basculé. On était sur la table haute de la terrasse (le patron a investi : on a une terrasse sur pilotis d'une marée de mégots qui prend deux places de parking au moins, avec deux parasols sponsorisés par le malt, des nouvelles chaises et tables : les chalands sont revenus, et depuis cette table en hauteur (Merci Duvel), on a un poste d'observation digne d'une tour de contrôle, évidemment, c'est la table où on s'assoit avec le patron et les barmen, tout en ne servant pas trop les clients pendant ce temps là et en racontant un flot de conneries plus gros que nous). Donc on parlait du Cancer du cul de Farah Fawcett qui était beaucoup moins élégant qu'un arrêt cardiaque dû à une ingestion massive et chronique de Démérol, et aussi du double convoi pour l'enterrement de M.J (une boîte pour le corps suivie d'une boîte pour le nez), j'avais ma soeur au téléphone qui me brieffait sur mon entretien de lundi, vu qu'elle travaille aussi dans les plastiques et les polymères, et dès que je disais "Cul" ou "Queue", le patron me reprenait pour dire "Non mais comment vous parlez avec ta soeur", par contre les gars arrêtaient pas de dire "Bite" et que Doude est "Queue d'Or" du Club des Ratés depuis 20 ans, mais ça évidemment ils avaient le droit de le dire. On a aussi parlé du rachat du Club, qui s'il n'est pas récupéré par Séb qui est le neveu du patron, ce sera forcément un habitué qui le reprendra, service et personnels habituels compris du moment que ça ne change jamais! Qu'un bar dans le coin ça vaut 150 000. Et puis Youss était quand même emmerdé du décès de M.J, Séb ne voulait pas passer de M.J, moi j'en avais rien à péter d'entendre du M.J ou pas... néanmoins, pendant ce temps on avait une terrasse bien remplie sur le trottoir, et pour faire plaiz' à Youss', je me suis dit que je pouvais organiser une mobilisation générale pour forcer Séb à passer Thriller. Donc je me suis levée sur la chaise haute, depuis le trottoir je devais mesurer à peu près 3 mètres, j'ai hélé les chalands pour les avertir que plus personne ne boirait un seul verre tant qu'on aurait pas obligé Séb à passer Thriller. Le chaland mort de rire mais un peu raide n'étant pas plus motivé que ça, j'ai donc dû faire un tour des tables pour organiser cette impro. Et de retour, je me suis re-levée sur mon perchoir pour dire qu'à "3" on gueulait "Thriller!" super fort pour qu'au moins la voisine gueule et essaie encore de ramener la fermeture de 3h du mat' à une. Là t'inquiètes que les gens ont gueulé "Thriller!" "Thriller!" "Thriller!" (et un "Billy Jean!" qui voulait faire son original), et Séb a passé Thriller. Ensuite les gens de la terrasse ont voulu que je leur fasse une Choré à la M.J histoire de parfaire le foutage de gueule, et je les ai renvoyé sur Youss' pour qu'il la leur fasse. Parmi la terrasse, une fille avait un chapeau blanc qu'on lui a emprunté pour l'occasion, et Youss' a fait une choré improvisée, que tout l'monde a applaudi, et on est redevenus sages et à peu près normaux pendant que Séb passait tous les M.J qu'il avait en stock, peut être on a fait une chorale à un moment, je ne sais plus. On est allés se chercher à manger du Piddé d'en face, on a dégusté ça en continuant de raconter des bêtises. La terrasse a finie par fermer... là aussi, je suis remontée sur ma chaise pour leur dire qu'on avait bien rigolé, mais qu'il était temps de finir son verre rapidos si on voulait s'en refaire quelques uns à l'intérieur... ça a fonctionné comme ça, donc Seb a pû ranger ça presto, et d'autant plus que le lave vaisselle est en panne. Un peu plus tard, Chiffe s'est ramené. Je l'avais croisé avant qu'on s'installe là, sur la route. Là où j'avais halluciné, c'est que déjà, çui là, ça fait un an qu'on ne l'a vu depuis le départ de P.A à Madag', mais surtout le trip c'est que pour moi, Chiffe, qui est un ex punk de Plouqueville, qui a été ensuite metteur en scène de théâtre qui n'a pas pû continuer en tant que tel à cause d'un grave accident de moto qui lui vaut des broches dans le dos pour le maintenir droit en permanence, et un divorce hard core avec enfant à partager, sans compter un alcoolisme acharné et une dentition à la Shane Mc Gowan... Chiffe la 1ère fois que je l'ai rencontré, j'ai jamais eue l'impression d'avoir un mec vivant en face de moi. Il en boit 15 et il est raide, mais le discours tient toujours la route. En le temps il avait un énorme cerbère très gentil qui l'accompagnait partout, une veste en cuir archi dégueu avec un badge marqué "radio chacal", et sa pire voix tonitruante de gnaffron hurlant qu'il faisait en marionnette avec P.A. Mais pour moi ce type ça a toujours été un Zombie. Une sorte de Mort-vivant qui se traine en cherchant à manger des morts invisibles. Super sociable, et pas trop pénible, tu vois, mais mort en dedans, sans hygiène de vie, juste à se détruire et que le bon jour arrive pour mourir par exemple d'un Arrêt Cardiaque dû à une ingestion massive et chronique de Stella Artois ou autre chose de liquide. Là j'étais épatée qu'il avait le teint d'une autre couleur que celle de son foie, en costard noir et en sandales, un peu chic mais pas péteux, coiffé, l'oeil vif et pétillant mais pas noyé dans l'éthanol, aminci mais pas amoindri. J'ai trippé, moi. Alors je lui ai dit que je le trouvais beau, comme ça. Pas que je le trouve attrayant sescuellement, non, mais beau j'entendais ça dans le sens "beau pour lui", pour une fois. Et vivant. Et j'étais un peu relou et insistante de lui faire remarquer, et bourrée, bien sûr, mais je suis pas faux cul, et je peux pas te cacher que si t'avais une gueule de zombie le siècle passé, alors ça doit te rafraichir drôlement de sentir le Petit Marseillais à la figue, pour donner une image (même si il a jamais senti mauvais, hin, j'ai pas dit ça non plus). J'étais contente quand même de l'avoir vu comme ça au moins une fois, parce que je pense pas que je le reverrai et qu'il était que de passage, lui aussi. Il a tiré un trait sur les murges tous les jours, je pense (ou alors il va ailleurs, parce qu'ici c'est trop chargé d'un tas de trucs et que quand t'y es allé trop fort, généralement, tu t'éloignes du Club des ratés, c'est comme ça). Bon et Murielle m'a ramenée au taxi. Là j'ai bien sentie que j'étais totalement pétée mais qu'il allait bien falloir marcher un peu quand même. Arrivées dans les taxis, les chauffeurs ont voulu se mettre sur la gueule pour une connerie de vol de clients, ça m'a gonflé, alors je suis sortie les engueuler gentiment. Et ils nous ont ramenées chacune de notre côté. Le lendemain, samedi, j'ai mis le réveil très tôt. Pour raison de traduction et de soldes avec ma reum.
C'est rituel avec ma reum. On se prend le samedi après midi pour faire le tour des boutiques. C'est pas marrant de les faire tout seul, et à Paris, j'ai une solution radicale : je ne fais jamais les boutiques d'une part parce que j'en ai pas les moyens, secundo parce que si j'ai envie de craquer à moindres frais, je préfère filer des tunes aux copines qui font des sapes, ça coûte moins cher, c'est souvent mieux fini, et c'est des modèles uniques à la bonne taille, donc c'est incomparable avec ce que l'industrie textile propose dans le commerce. Sauf avec ma reum, c'est différent. On kiffe mater les bidules, et ma reum a des habitudes de consommation bien précises pour ne pas exploser son budget. Mais surtout, on est des folles furax du BHV et des boutiques qui vendent des boîtes où finalement on arrive jamais rien à caser mais qu'on est bien contentes d'avoir. Alors on est allées à Côté Maison. Zarma, tout est cher, même le plastique. Mais par exemple, j'aime bien me dire que si je voulais faire ma Valérie Damidot de l'appart' pas humain à vivre, et bah: je pouRRAIS acheter un bac à glaçons en caoutchouc qui fait des glaçons en forme de têtes de mort pour recevoir mes amis qui seRAIENT des amis de l'ambassadeur de chez Ferrero Rocher. Et ça me fait forcément pouffer de me dire qu'y a des gens qui en achètent. Sauf que : en vrai : à Paname on boit surtout du pif. Et du pif, bah t'y mets pas de glaçons, et pour le reste du moment que ça sort du frais c'est déjà bien suffisant. Ma Queen Mother, elle a trouvé un plumeau téléscopique, moi ça m'a fait penser aux matraques des fliques, mais avec des plumes d'autruche au bout. ça lui plaisait grave pour déscotcher les toiles d'araignées qu'elle a dans un studio à Caluire où mes remps passent certains ouikènes, alors elle s'est payé la tête de loup, pour le prix d'un oeil. Elle m'a demandé si je voulais un truc. Moi j'aurais bien dit "tout" pour ensuite faire des expériences bizarres avec, mais en vrai, ça fait un bout de temps qu'il me faut un porte savon parce que j'an ai marre qu'ils restent collés sur le rebord du lavabo, alors j'ai choisi celui qui me plaisait le plus, en forme d'hippopotame bleu débile qui a un bébé hippo collé au cul, en caoutch. Par exemple, moi j'avais 40% de réduc en + de ce qui était déjà soldé dans la boutique Kanakrott', sauf qu'y avait rien de chouette (je veux dire qui serve vraiment à s'habiller et avec quoi on peut aussi bien aller en chouille qu'au boulot), ma reum qui est accroc aux chemisiers blanc, en avait repéré un dans une boutique plutôt pas donnée. Alors je l'ai suivie, c'était à peu de chose près le même que celui qu'elle portait sur elle mais qui avait 10 ans. ça lui allait et c'était 40% moins exorbitant, donc elle l'a pris. Et puis sur une étagère on avait pas fini de rigoler avec un bout de tissus qu'on comprenait pas dans quel sens ça se mettait... c'était entre un boléro et un cycliste avec une sacrée place de ch..tte entre les jambes. Le vendeuse qui était vraiment sympa et qui avait l'air de mériter bien mieux que ce poste de merde a être harcelée par des marie connasses enfroufroutées de pied en cap, a été chic de nous proposer de nous montrer sur elle ce que ça donnait. Donc en fait c'était un mi-gilet, mi-boléro sans col que des froufrous de tutu dans une forme boule avec des manches 3/4. Mais quand la meuf s'est tournée pour nous montrer de dos, bah c'était super joli, ça faisait un plissé chouette et classe, un peu eighties, bref un truc qui te colle pas trop les aisselles. (je suis docteur ès Recousage de ticheurte a 10€ que tu transformes en manches chauve souris pour pas dégouliner de partout en cas de temps lourd, eh ouais). Ma reum a demandé le prix, qui était bien soldé mais déjà moins joli, mais bon, elle était en mode rien à péter, et elle a fait chauffer la carte pour nous deux. Ensuite elle a acheté une énième paire de chaussures du même modèle de chez X, et puis de la crème au prix d'un pancréas d'un enfant de 8 ans qui aurait été élevé en plein air avec de la nourriture végétale bio de premier choix : celle qu'elle met en été, pour parfumer son bureau là où tout l'monde transpire sévère du Sanex dermo-dégoulinant et que ça daube à plein. (elle dit ça moins poliment, mais c'est l'idée). C'est con, mais dans les boutiques anglaises de Lusque, j'ai toujours une furieuse envie de rigoler... Là on se serait cru dans une boîte de savon géante de s'il y avait des boîtes à savon géantes dans 2001 l'Odyssée. Toutes les petites boîtes blanches étaient bien rangées, ça sentait particulièrement rien du tout, et puis il y avait des noeuds partout, et quelques vases de fruits pourrissants dans de grands vasese. Quoique ma Queen Mother a bien précisé que c'était pour elle, la dame a mis une demie heure à faire le paquet, mettre le pot de crème lavande/ambre dans une belle boîte, l'entourer d'un ruban avec encore un de ces noeuds super que tu sais jamais faire pour les cadeaux pourris que tu fais à Noël, parfumer du papier de soie, le refoutre spécialement dans le sac, ressortir les ciseaux à ruban pour refaire un noeud au sac... Moi j'ai pigé : on était les seules clientes de la journée, et bien que j'avais une grosse tâche de graillon sur mon djine, à peine masquée par les sacs de courses des magasins précédents, la meuf était super contente de nous avoir dans son magasin et d'avoir un truc à faire plutôt que de sourire bêtement derrière son comptoir avec pas le droit de s'asseoir et Femme Actuelle planqué sous l'comptoir (ça existe encore Femme Actuelle, non?). Après on est allées à Bellecour voir si y avait pas des soldes de converses tout terrain au Stock Bellecour pendant que je commençais à me déshydrater complètement ; sur la place, il y avait un concert d'amérindiens en fringues de cérémonie avec des coiffes à vraies plumes et tout. On a d'abord crues que c'était des péruviens, et en fait non. On s'est approchées un peu, c'est pas le meilleur set de musique amérindienne que j'ai vu (bah oui, j'aime aussi la musique apaches, que veux tu, un jour on causera de mon album d'Abba Gold, si vous êtes sympas), mais j'adore la morphologie de visage qu'ils ont, et leur couleur de peau, qui diffère un peu de la peau plus ambrée des indiens d'inde que je trouve tout aussi chouette. Bref, c'était chouette de voir des amérindiens, mais super con de pas être en train de pouvoir s'arrêter et discuter autour d'un verre d'eau de feu, ou un feu tout court ou dans un PMU. Je m'apprête sans doute à dire une nouvelle belle connerie, mais je me demande encore aujourd'hui, ce que le Monde serait devenu si l'amérique avait pas été envahie par un tas de colons et qu'on avait foutu la paix et laissé leurs terres et leurs bisons aux indiens, et je me dis que si y avait pas eu de génocide, vu le respect, la sagesse et la richesse de leurs cultures, peut être y aurait jamais eu de trou dans la couche d'ozone, et on se torcherait pas les fesses avec la forêt amazonienne. Mais à Vienne on dit aussi que si ma grand mère avait 4 roues on l'appellerait un omnibus, et ici qu'avec des si on foutrait Paris dans une bouteille (ce qui est un peu déjà le cas, si tu considères que les parisiens boivent pas mal de pif rouge). Au lieu de ça j'ai dû mettre mes Ray ban pour éviter de mourir de combustion spontanée ou d'un Arrêt Cardiaque dû à une exposition massive et prolongée aux rayons ultra violets et on est arrivées au Stock. Vlà l'affaire : pas de soldes des converses, toujours à 70€ la paire quand c'est pas un modèle spécial, c'est là que tu t'dis qu'aux Ztazunis mangeurs d'indiens, la converse est à 30 boulettes et pareil sur le net si tu fais un peu gaffe, donc j'ai dit on sort... bon j'ai regardé les Bensimon à 25€ avant, sauf que j'en ai pas porté depuis mes 12 ans, et je suis pas certaine qu'elle ressortent pareilles si je m'amuse à aller voir un concert des Soucoupes Violentes en rentrant du kravail, alors on est définitivement sorties.
Tandis que je fondais par une crue d'aisselles et une voute plantaire brûlée au 5ème degré, encore plus sèche qu'un chameau après une semaine de rando au Sahara, ma reum a dit "On va au Printemps, main'nant parce qu'il te faut un djine". Moi j'ai cru que j'allais Mourir d'un Arrêt Cardiaque dû à une ingestion massive et chronique de boutiques textiles Plouquevilloises, cherchant désespérement un reubeuh vendeur de Cristaline entre deux échoppes placardées de panneaux fluos marqués SOLDES / SALES /
On est allées directement au rayon djinnes, j'ai cherché ma taille en slim brut 26/32, y avait pas d'étiquette sur l'un, il m'a semblé qu'il m'irait, je suis allée l'essayer dans la cabine en faisant la danse des aisselles qui ont chaud et en pensant que j'allais mourir d'un arrêt cardiaque dû à une pestinencielle odeur de pieds, ensuite j'ai fait la danse du ventre pour pouvoir fermer la braguette, et j'ai dit "Allez Hop, c'est bon, ça me va". On a encore regardé quelques sapes, on a payé et on est rentrées. Et non contente d'être dans les rues et les magasins depuis 13h, on est allées à Carrouf se refroidir aux rayons surgelés. A la caisse, pendant qu'on faisait la queue, une meuf a commencé à faire scandale en hurlant comme un veau qu'on égorge qu'on était tous des enculés et en essayant de bousiller des présentoirs en têtes de gondoles. Je me suis dit que Lyon, c'était devenu un peu violent quand même. Presque comme Paris, mais peut mieux faire. De retour mon reup était complètement dégoûté de fait que mon chien avait bouffé tous les plants de poivrons du balcon durement élevés en pot avant de les re-vomir dans le salon... alors que le basilic était resté intact.
On est revenues, je suis allée promener le chien, et je suis repartie au Club des ratés. J'y suis allée en bus et je me suis fait contrôlée. Le chauffeur a permis à une nénette de payer un ticket sur place et de le valider, et les contrôleurs et le chauffeur ont failli se mettre sur la gueule. Je me suis dit... Décidément, Plouqueville est de plus en plus violente, peut être plus que Paname et c'est aussi une des raisons qui m'en a fait partir. Müxe était arrivée preum's, moi deuz, et Amaury nous a rejoint. Séb ne tenait pas le bar ce soir. Il y avait bien Youss, Hubert et Dim à la table en hauteur MAIS, il y avait aussi S. qui devait sûrement être là pour de sombres besoins de tirer sa crampe. Müxe et moi on le déteste. Moi je le connais d'avant, parce qu'une fois il m'a demandée d'arrêter de l'allumer parce que sa copine était juste derrière or que j'en avais rien à foutre ni de sa vie ni de son derrière et que j'étais plutôt en train de lui soutirer des infos sur une tierce personne. C'était y a 10 ans, sa réponse m'avait bien agacée. Entre temps j'ai dû le recroiser une fois ou deux chez Cécile et Renaud et au Club. La dernière fois il nous a agacé en un : quand il a insisté pour noter son n° de téléphone dans mon carnet lors que je ne risquais pas de l'appeler, et je ne l'ai pas fait, en 2 quand il a glissé un papier de bloc notes avec son numéro et des dessins à la con dans la poche de Müxe à son insu (Müxe qui s'en fiche aussi), en trois quand Fred qui est un copain d'enfance, m'a raconté qu'il lui avait tchouré sa copine le même soir au même endroit juste sous son nez. Et quand j'en ai parlé à Cécile et Renaud, Renaud m'a bien confirmé qu'il avait bien changé et qu'il était devenu tout chelou. Pour Müxe et moi, c'est juste socialement une merde de ce genre de corbeau à qui faut pas donner à bouffer si tu veux pas qu'il te mange la main selon le dicton espagnol. Donc bien qu'il était attablé avec les copains on voulait pas y aller. Et puis Youss a insisté et on s'est assis à la table à côté. On a continué à raconter des conneries, et Youss a encore insisté en me disant que je devrais faire actrice, comme j'aime pas trop ce milieu et particulièrement la partie egotrip' et coucheries systématiques (pour avoir fait un peu de mise en scène et avoir un peu participé en dépannage à de trucs de toupains, ou juste géré le staff des acteurs sur d'autt' trucs) je lui ai expliqué pourquoi je préfère faire des concerts mis en scène de manière théâtrale plutôt que des pièces de théâtre rock n'roll (et pourtant j'en ai vu des supers cette année, pièces de théâtre) et puis on a continué de parler de bêtises et de rigoler comme des idiots. En ignorant S. ce qui était très agaçant, parce que de son côté il en perdait pas une miette. On a eu faim, alors Müxe et Amaury sont partis nous chercher des douitches au Subway, ils avaient plus de steaks vegan ni de pain, alors on a commandé du piddé en face qu'ils ont eu la gentillesse de nous livrer. En bouffant, S. qui s'était pointé plus tôt pour me dire bonjour et me demander comment ça va et à qui j'avais répondu ça va et toi? pour la formalité et qu'Amaury avait regardé de traviole en attendant qu'il dise autre chose, ce qui l'a fait se barrer, S. m'a demandé s'il pouvait me piquer un peu de ma pita et j'ai repensé au proverbe sur les corbeaux et j'ai dit Non. Parce que S. est bien connu pour bouffer à tous les rateliers et se foutre de la gueule du monde, S. est un corbeau, et Non, je ne suis pas chrétienne, on ne m'a pas appris à tendre l'autre joue et l'autre joue et l'autre joue et ainsi de suite, et S. fait partie d'un bon lot de personnes profiteuses qui s'est bien foutu de ma gueule en l'temps de mes années noires (et tellement colorées les soirs de teuf) et n'a jamais rien fait de mieux depuis donc lui, je l'emmerde, il a pas eu mes fesses, il aura pas ma pita. Ni moi, ni Amaury, ni Müxe n'avons partagé nos pitas. Je peux te dire qu'on a même bien rigolés que ça l'ait laissé sur le cul que son catogan gras n'y ait rien changé, et surtout S. qui n'avait rien à foutre là, décidément, s'est barré. D'autant qu'on a mis 3 plombes à passer commande de bouffe pour d'autres personnes d'ici, en sa présence, que 4€ l'assiette garnie c'est pas la mère à boire quand on peut s'enfiler 12 demis depuis le temps qu'il était là donc y avait pas photo: NON. Ensuite on a chanté et fait des choré de Claude François, d'Eddie Mitchell et d'autres trucs nuls pour pour se faire servir un dernier verre en terrasse jusqu'à ce que Doudou nous explique qu'il servait plus en terrasse (alors qu'il aurait pû commencer par là au lieu de nous regarder lever les bras sans rien nous dire). Et puis on est rentrés se mettre au comptoir en continuant de raconter des conneries. Et en sortant de temps en temps fumer une clope, jusqu'à ce que Müxe s'endorme sur les marches de la terrasse. Là j'ai "psssstté" Amaury pour laisser Müxe là, et la prendre en photo avant de faire sonner son portable pour la réveiller en sursaut, mais des gens qui fumaient devant ne nous ont pas laissés le temps de la réveiller en sursaut. En revanche ça l'a bien réveillée quand même... On a recroisé Zo et un de mes anciens voisins acteur lui aussi, fini nos verres et on est repartis. Avant de reprendre le taxi, on a trouvé un skate board professionnel avec des pieuvres sur le côté des roues, et Amaury l'a embarqué parce que je trouvais ça con de le laisser là, que personne avait vu de mec oublier son skate ici, ni les chauffeurs de taxi, ni les gens du coin, Amaury pourra toujours le refiler à un de ses élèves qui arrivera à relever son niveau d'anglais à la rentrée prochaine...?
Le lendemain tout était passé trop vite, mais je me sentais bien défoulée, avec un peu les boules de devoir rentrer si vite à cause d'un entretien à la gomme. Mon reup ne m'a pas dit qu'on avait reçu les huiles essentielles que j'avais commandé lundi pour que je puisse avoir le temps de demander à la concierge de les récupérer à la loge avant de partir, ce qui fait que ça oblige ma reum à me les renvoyer avant qu'elle ne parte en Croatie la semaine prochaine. En plus que j'avais besoin de leur congélo pour tester ma première recette de parfum fait maison aux huiles essentielles. Avant de reprendre le train elle m'a demandée si c'était vrai que j'avais refait un tatouage (que mon père lui a dit) et j'ai dit oui, et puis si c'était le dernier et j'ai dit oui. Ensuite le train a été annoncé sur la voie D, et le contrôleur a pas arrêté d'engueuler toute une famille d'avoir trop de bagages et de bloquer l'entrée du train. Une fois de retour ici, j'étais bien contente d'avoir pû faire le ménage avant de partir étant donné que j'étais infichue de rien tellement je manquais de sommeil, et que je me retrouvais avec un tas de paperasses sur les bras et cet entretien à préparer en anglais.
J'ai fait un peu tout ça depuis et eu le temps d'installer le logiciel de montage seulement aujourd'hui. L'entretien d'hier était nul, d'une part parce que c'est mal payé, en + que c'est un 39h et par dessus l'marché que c'est pas loin, mais super mal-accessible de là où j'habite, même si le type était sympa et mignon ça change rien à l'affaire... ça me donne pas envie de prendre ce djobbe là s'ils veulent me revoir, encore un truc fait juste pour faire plaisir à Gestapôle emploi... Le lundi matin (comme tous les lundis), la dame de la boîte de recrutement du taf qui m'intéresse a appelée pour me dire que j'étais toujours sur la miniliste des derniers prétendants au djobbe, et je lui ai dit que oui, mais ça fait un mois et j'ai besoin de taffer donc je passe d'autres entretiens, et ce matin, mardi, c'est celle que j'avais vu au second tour d'entretien qui m'a


