Joy n'est pas là.



Oui, oui, c'est tout fait comme ça l'annexe de la Divisie où je pars me dorer le pwal. (notez le travail des petites mains pour aligner les bâteaux, les arbres et les maisons, notez la couleur du ciel qui a un rapport direct avec la qualité atmosphérique régulièrement vérifiée par le calcul savant du nombre de libellule/km2, avant mon arrivée en Calèche, déroulage du tapis rouge, non parce que ça fait dix neuf ans qu'on a pas vu trainé ma fesse en bikini là bas, quand même, donc David Guetta qu'on autorise à mixer jeustaliteulmourelauv' là bas, c'est un peu totalement insignifiant rapport à l'éblouissement de la population quand je vais déployer ma serviette de bain sur un rocher plat et hisser mon drapeau au dessus de la cathédrâle euphrasienne... qui est certes une culotte, mais bon, je gouverne comme je veux, d'abord). Donc cher le peuple, à l'heure où tu lis ces mots : tu sais où me trouver... m'enfin c'est pas une raison pour venir me chercher pour autant, attends plutôt de recevoir ta carte postale d'ici (wé, toi aussi les impôts : attends ta carte postale) que je revienne illuminer tes journées avec mes cheveux d'or et d'écume (béh ouais, avec la mer et le soleil tout ça, même 19 ans plus tard, je sais pertinemment que c'est peine perdue d'essayer de rester brune et de tenter le St Algue à 5€ du Simply Market avant d'y aller étant donné que de toute façon, je vais revenir en mode Kylie Minogue passée au micro-ondes).

Bon là d'accord, on est le 16 juillet et j'ai rien préparé à J-4 parce que je me remets à peine de la nocturne du 13 juillet qui a fini à 7h du mat le 14... Mais t'inquiètes, hin, déjà j'ai réussi à me lever normalement ce matin et à enquiller la douche direct après la première cafetière, donc aujourd'hui, oui, on va dire que je peux commencer à faire l'inventaire des trucs indispensables, comme ça :



la sandale de l'été venue de l'outre atlantique pour batt' le pavé du centre ville. (ouais hier j'ai fait un lourd travail de recherches poussées en bars et autres coins sympas où trainer la grolle la nuit tombée) après "plouf" (le programme de à peu près tous les après-midis) et MIAM (bon je flippe un peu quand même étant donné que je suis pas sûre de trouver du cheesecake de tofu dans tous les casinos locaux...)

En attendant, on me relouze et on m'menace et on m'saoûle à l'ennui avec des paperasses bidon (programme du jour : aller au tribunal chercher une demande d'aide juridictionnelle mes anciens esclavagistes ayant décidé de tenter de suspendre le paiement de mes indemnités compensatrices de non-respect du code du travail suite à un jugement exécutoire préférant exécuter leur propre lois qu'ils ont sûrement trouvées dans le moins fameux Dalloz des Enculés), et les impôts voudraient que je me prostitue pour leur filer le gain de 48h de passes... Qu'ils crèvent tous.

Sinon ces derniers temps j'ai presque un dilemme d'ordre moral. Je culpabilise, et c'est affreux. C'est affreux parce que je pensais avoir arrêté de culpabiliser en 2004 si mes souvenirs sont bons. D'une part parce que ça rend fou, d'autre part parce que ça rend malade & déprimé, et de troiz' parce que quand tu vois le nombre de gens qui en ont rien à foutre de rien à quoi bon tenter d'avoir une conscience morale à leur place (et donc là j'ai arrêté et je suis entrée dans l'même temps dans le monde merveilleux des gens qui n'en ont rien à foutre de rien, depuis je coule des journées plutôt paisibles). Sauf que là c'est grave docteur : je culpabilise d'un seul truc : fumer des clopes, quand même. Le truc qui n'aurait jamais dû arriver de toute ma vie. Je veux dire que quand même je tiens plus à ma camel-moule qu'à mon sac à main ou même à mes chaussures (et j'aime ça moi, les chaussures). Par exemple à la question qu'est ce que j'emmènerais dans le désert si ça devait être qu'un seul truc : et bah des clopes. Bon en fait ma conso a gravement augmentée depuis mai, depuis l'orga d'un certain festival qui dure 10 jours et depuis, entrer chez moi c'est un peu comme entrer chez Max des Contes de la Crypte, oui, oui, même le générique. Moi je me disais alleï' yhop, j'arrête de taffer, j'en profiterai pour les compter et limiter les dégâts, ensuite je me suis souvenue qu'on part en Croatie avec... Amaury. Et qu'on est des fumeuses alcooliques invertébrées invétérées, que donc c'est foutu jusqu'au 10 août, et je me suis maintenue à mon rythme de croisière habituel, une clope à la minute. Et puis comme je fais environ un apéro par soir avec les copains, chez Rit' j'ai vu qu'il avait des filtres qu'il rajoute sur ses clopes et qui "retiennent la merde" du filtre soi-disant. Mais enfin, n'importe quoi aussi... A quoi ça sert si c'est pas toxique, aussi. M'enfin je crois que c'est surtout pour compenser mes envies de deurogue du moment, t'façon la clope c'est toujours pour compenser. Heureusement que j'avale presque pas la fumée, du coup.

Quelques jous plus tard à Plouqueville....

Ici on est à la veille du départ vers le Dr. Kovac de Urgences depuis Plouqueville avec Amaury et je n'ai pas eue le temps de finir ce dernier post plus tôt, parce qu'avant de quitter Paris je me suis légèrement faite massacrer la goule physiquement par un espèce de taré à la sortie d'un bouge pourri, ce dont j'ai pas très envie de parler étant donné que ça fait pas marrer de faire constater des coups et blessures et autres traces de défense, de lutte sans parler de mon gnon au menton juste deux jours avant de quitter paname auprès d'un médecin légal avec 6 jours d'ITT... J'ai le cul en confiture toujours l'illiaque déboîté ainsi que mon entorse du poignet gauche qui réduit de beaucoup ma capacité à me mouvoir (et une démarche conséquemment ridicule de fait de mon mal de fion...), en fait la seule raison pour laquelle j'ai si "peu" de dégâts physique c'est que je me suis débattue comme une grosse connasse absolument pas prête à tendre l'autre joue... sans ça c'était parti pour compter des bouts d'os et forcément je suis de toute façon pas contente du tout de ce dernier épisode... (tu crois que c'est marrant toi de mettre 5 mn à entrer dans une baignoire et 12 pour rentrer dans ton fûte?... bon... voilà grosso modo...), et je vous laisse parce qu'à la veille du départ où j'ai encore fait des paperasses jusqu'à 21h j'ai hâte de finir mes courgettes à l'oignon et d'aller me coucher... @ + les gens, si on se revoit plus jamais, bin partagez vous mes restes ! (n'empêche que cul défoncé ou pas je pars avec le bikini le plus classe de La Terre)...

 

En avant marche?... ou Plouf.



Jean-Luc Verna. Un dessinateur qui envoie.

Je crois que ça commence à aller un tout petit peu mieux. (en vrai j'ai pas dit mais ces derniers mois, soit tout le temps de mon contrat et vraiment pas à cause du taf, je l'ai passé en morceaux de moi, bien mal dans mes sandales, bien de grosses envie de prendre de la deurogue pour faire passer tout ça, ce dont j'avais plus l'habitude comme si l'accumulation de tout un tas de grosses merdes avait provoqué un choc thermique gelant ainsi toute la partie corticale de ma velle-cère en bouillie ainsi que mes facultés psychomotrices à gérer ce flot de saloperies sans perdre le moral... à peine capable de me forcer à sourire, ou alors vraiment pas crédible).

Je crois que ça va un peu mieux parce que depuis que le taf est fini je me suis bougée le fion veugra à faire toutes mes paperasses. A faire tout ça :

Aller chercher mon solde de tout compte au taf, aller à l'agence immo payer mes loyers et ramener le bazar que le plombier a laissé dans mon appart suite au texto envoyé pour me voir en dehors de son taf (qui se trouvait alors chez moi pendant que j'étais au mien) auquel j'ai pas répondu, faire enlever ses points de suture à Dûdû (rendez vous le 08 juillet à 11h), en profiter pour retarder le paiement de la dernière opération en date (raté ! Et qui se prend 1100€ de chèques encaissés en une fois.... NON, je n'entrerai pas dans les détails, d'ailleurs je suis déjà foutre occupée à attendre le coup de fil de la banquière sans trop savoir comment je vais faire passer ça... de la meuf qui ne s'y attendait pas et a aussi acheté des sandales et d'autres menues bricoles...), aller à la sécu vérifier que depuis 2 ans dont une dernière relance y a 8 mois la sécu a bien prévu de transférer mon dossier de lyon à paname, un jour, aller payer la pharmacie, recevoir les experts Miami Beach en assurances Salle de Bain, aller chez le coupe tif (que je vais tuer avec mes veuchs qui n'y sont pas allés depuis un an et demi fastoche), ramener mes nouveaux papiers à gestapôle (chez qui je me suis réinscrite y a dix jours et qui m'a enfin foutu à l'agence de Couronnes où je peux me rendre à pinces et non dans le Marais, j'espère qu'ils ont juste transféré mon dossier et pas la pouffiasse culpabilisante qui me servait de conseillère avec...), porter les prélèvements stomacaux de mon chien à la poste (un stomacal des stomacaux, non?) et en profiter pour récupérer mon tutu qui glandouille là bas depuis une dizaine de jours, et puis faire TOUTES les machines pas juste les sapes pour la semaine et les serviettes de bain, récupérer la machine à laver que K&K m'ont mise de côté JUSTEMENT, relever le putain de compteur EDF, appeler les encombrants qu'ils me débarrassent de ma vieille télé qui voit tout en vert, finir le bouquin prêté par ma voisine-catin (au lieu de mater True Blood à longueur de vie main'nant que j'ai fini Rome), voir Nane (annulé cause pas là), voir 16, voir Lesly, changer les mots de passe de Rit', me ré-inscrire au capès (foutu... enfin je crois, ils demandent un M1 les batârds et mon hyper motivation de m'inscrire en fac est telle que je pense y réfléchir encore jusqu'à la date butoire)... 3. Foutre un huissier au cul de mes anciens patrons qui me doivent un peu 8000 dollars et bloquer leur putain de compte d'entreprise s'il le faut (en cours). Trouver un bikini et plier bagages (opération très très mal barrée, tant pis, me baignerai en culotte, le Croate lambda n'y verra que du feu) (je me rassure comme je peux, hin)... En priant qu'il fasse pas 32° non plus tous les jours (ou même 36, hin). Non, non, 40° en Divisie cela n'existe que dans les températures négatives.

Ou peut être qu'avoir enfin eue le temps de m'épiler la ch... ou de remplir mon caddie pour 30€ à Lidl a suffit à mon bonheur, j'en sais rien.

edit du vendredi, et hier j'ai même fait une première machine (sapes- culottes)... qui n'est hélas, que la première, m'enfin ça me permet de lézarder dans le local machines et de finir mes bouquins en cours c'est déjà pas si mal.

Donc en résumé une fois que j'aurais fait mon ménage il me restera au moins 5 jours pour ne penser à rien... Autant dire que c'est un peu comme si j'étais déjà partie. Bon le coiffeur m'a saboté pour les 6 mois à venir (je parle pas de la wounedeurfoule permanente revlon qui s'est très bien passée mais bien de la coupe que la talentueuse coiffeuse qui me l'a fait a réussie à trouver PILE, mais alors ni plus ni moins, le moyen de me les couper à la longueur qu'il faut surtout pas... celle qui est pas coiffable, celle où tu ne peux pas faire une petite crotte pliée dans un élastique et où en queue de cheval c'est trop long, où lâché ça ne rappelle que des vieux tubes pourris des années 80 et où dans une barrette on dirait un collage de rideaux..., moralité si j'avais su on aurait coupé ça tout court et maintenant faudra attendre la rentrée pour ça parce que oh, je vais pas en plus niquer une permanente au prix d'un foie en bonne santé parce qu'on m'a enlevé la moitié de mes cheveux mais pas comme il faut...)

C'est terriblement agréable ce retour au début du chômage, ce truc de se réhabituer à ne rien foutre où on nage entre des missions de haute importance comme ne pas oublier de changer l'ampoule de la cuisine... wé mais après True Blood car je prévois plutôt de me faire un 5eme café de 13h en attendant de voir si Lafayette va ou non céder à Eric pendant que Sookie manque encore de se faire violer alors que son mec se fait encore buter par un quelconque crapaud myhtologique à Plouc-les-oies ou bien vais je succomber à baffrer tout le comté ou réussirai je seulement à en laisser pour ce soir... en cas d'envie de manger parce qu'avec la chaleur je ne me nourris quasiment plus que de jus de pomme frais. Et j'ai pas encore trop allumé la télé, mais ça ne saurait tarder... Pendant ce temps là évidemment le ménage se fait tout seul. Aujourd'hui c'est festif par exemple : salade de tomates moyennes-mozza huile d'Olive biU zeste de citron menthe. Wouhou! Temps de prépa estimé... booarf... 3h toutes pauses comprises. Et puis je retrouve aussi mes vêtements de gala qui sont pas faits pour aller au taf où comment ça fait deux jours que je me promène dans les rues de paname en tutu le cul à l'air avec des lunettes de mouche rouges. Ou comment dans mon Vis ma Vie de chômeuse je suis là touuuuuuuutes les matinées à ouvrir la porte au facteur en tulotte de l'avant guerre pour récupérer mes colis de sapes d'été. (ce matin il s'est foutu de ma gueule... mais il m'évite toujours d'aller à la poste donc je le laisse rigoler... en même temps c'est pas moi qui suis factrice de métier et qui doit me tartiner des paquets de croquettes de 10kg par les escaliers hinhinhin aussi, d'abord).

Donc bien sûr maintenant que j'ai fini avec la paperasse sauf l'huissier à foutre au cul des mes anciens connards de patrons lundi, je commence vaguement à me pencher sur la question de la recherche d'emploi. Problème : lire les offres que je reçois de Gestapôle par mail me fait l'effet de mater les petites annonces d'Elie Semoun, forcément je suis d'une hyper motivation aussi remuante qu'un bébé congelé. Quant aux récents épisodes de mon procès gagné aux prud'hommes dans lesquels y a autant de suspense que dans Qui veut Gagner des Millions, en retour des tunes qu'ils me doivent depuis le 25 juin, j'ai eu un courrier de leur huissier à eux disant grosso modo qu'ils estiment eux-mêmes ne rien me devoir étant donné que 1) Ils ont fait appel donc en attendant ils me doivent rien (sauf que quand les peines sont exécutoires tu les dois fissa, ç'tout, c'est la loi) 2) Il est évident qu'ils vont gagner l'appel puisqu'il est bien connu que dans le cas d'un licenciement abusif caractérisé où on te fait faire 4 mois de période d'essai au lieu d'un avant de te foutre à la porte pour te remettre en CDD le lendemain même sous un autre nom de boîte le temps de te remplacer (et te faire former ta remplaçante) sans visite médicale, les juges reviennent toujours sur leur décision... méoui méoui aussi vrai qu'il est scientologiquement prouvé que les extraterrestres vont envahir le monde et 3) Que conséquemment du fait qu'ils ont donc gagné d'avance en appel qui sera en novembre, je ne pourrai jamais leur donner les tunes que je leur devrai alors vu que ma situation précaire (qui n'a rien à voir avec eux, of course) ne me le permettra pas, pas plus qu'ils ne pourraient me filer ce qu'ils me doivent dans la mesure où avec un bilan de bénéfice annuel moyen de 2 000 000 d'€ sur une seule des 10 sociétés qu'ils font tourner à 2, ils n'arriveront jamais à réunir les 10 000 pauvres euros qu'ils me doivent. Comme dans Qui Veut gagner des millions, j'ai 3 jokers : l'appel à mon avocat (qui me donne usuellement un rendez vous dans la même journée pour lui poser des tas de questions), l'astreinte de pénalités des frais de retard de paiement (qui me permet de leur faire payer entre 1000 et 3000€ de plus sur mes "gains" de ce qu'ils doivent déjà en leur refoutant un jugement au cul... donc plus ils tardent à raquer plus c'est bon), et mon préféré : l'huissier qui va direct à leur banque sans frapper à leur porte avant et sans gel lubrifiant et qui bloque les fonds sur leur compte d'entreprise d'où ils sortent les salaires et leur laisse un mois de recours (qui leur sera refusé) avant que tout aille dans mes fouilles pour que je puisse tout redonner aux bonnes oeuvres (applestore et h&m via ebay, mon magasin préféré).

Et donc maintenant que j'ai soulevé ces menhirs administratifs là, je n'ai plus qu'à glandouiller jusqu'au moment de faire ma valise. Par exemple j'ai fini tout True Blood et tout Rome, mais j'ai un peu de mal à me pencher sur Deadwood. Je lis (j'avais oublié ce que c'était que de lire autre chose que les trucs du capès), je sors, quand je ne vais pas voir mon avocat, je vais chez Ritier lui changer tous ses mots de passe pendant qu'il prépare une salade qui sera prête vers les une heure du mat', je retrouve Leslie aux Dirty Whores Café avec qui on bitche sur la mentalité lyonnaise qui consiste à te regarder crever la bouche ouverte en applaudissant jusqu'à être sûr que tu t'es bien noyé et que toute l'eau est entrée dans tes poumons, on parle aussi de Verna que je connaissais pas et dont je viens de découvrir qu'il était le maquilleur de Jerk de Denis Cooper magiquement interprété par Jonathan Capdevieille que j'étais allée voir au Théâtre de la Bastoche (le monde est infinitésimalement microscopique), des gens avec qui on a été au primaire, au collège, au lycée, à l'école etc, on rentre à minuit, bien contentes d'avoir échangé, des mecs qui étaient les souffre douleur du bahut et avaient dûs en changer à cause de ça et sont maintenant des inratables de la scène indé lyonnoise. Et puis qu'on est demies motivées pour re-passer le putain de capèssarace (plutôt se faire greffer une paire de couilles), non mais le pire c'est que comme on est masochistes avec des tendances kamikazes on va certainement le repasser... ce qui pour ma part signifie m'inscrire à la fac après avoir déjà fini mes études y a 10 ans pour mettre-bas sans péridurale un sombre mémoire sur Eisenstein et les films politiques avant 1950 ou les arts plastiques dans le cinoche, Hue-dada Dr. Caligari, merdr'. Ou Vincent que je vois ce soir, ou 16 que je vois mardi ou Serge et les camarades de la keuneutte et encore 16 avec qui on se fait une petite bouffe à l'ombre de la cour du syndicat mercredi.

Mé bon. Plouf. Parce que un peu dans une semaine je vais ramener mon tutu sur la côte adriatique et compter les crabes et les touristes qui chialent parce qu'ils adorent se baigner dans les coins à méduses (Y A UNE RAISON, bordel, que les gens s'y baignent pas....). Un peu je vais aller étendre ma serviette de plage des années 90 sur un rocher plat usé par les marées et en descendre de temps en temps pour faire trempette. Un peu ouais je vais faire la moule qui se la fait dorer. Un peu les impôts, les patrons vicelards, les vétos avides, la Gestapôle Emploi et autres assistantes sociales qui voyagent en B52 jumelles aux yeux et kalash' sur l'épaule prêtes à tirer à vue au moindre prûtt' vont me foutre la paix. Un peu je vais penser qu'à me badigeonner les tatouages de Wéléda indice 20, un peu me laver les veuchs au Monoï, un peu je vais me la sentir du bikini, me la racler à la Rayban à travers lesquelles on voit tout le monde tout nu, veu-gra on va se baffrer des poivrons du pays et boire de la pastèque. Un peu ouais, tiens. (et bon je vous souhaite pas tellement de crever dans vos cabanes pendant ce temps là, mais hin, loin de tout... LOIN DE TOUT, comme on dit, et ça va sèchement me faire un bien fou après trois ans à prendre le pot d'échappement de la Punto pour de la Ventoline). Un peu mes vacances ça va être exactement comme dans le clip de Club Tropicana de Wham, ouais nous aussi on boira dans des verres à cocktail avec des ombrelles en papier sur le rebord et on foutra la grenadine par la flotte pour déconner aussi, et pareil y aura Tom Selleck en train de faire des sourires débiles à la caméra en secouant des shakers derrière le bar et Amaury se rasera en chantant le matin. Et puis je sais aussi d'avance ce que j'écrirai sur mes cartes postales (non parce que ça fait un peu depuis 1993 que j'écris systématiquement "Il fait bon, il fait chaud, je suis bien" 16 fois de suite s'il le faut et de poster t'ça aux aminches et j'en profite pour m'excuser auprès de tous ceux qui l'ont reçu en double à une année d'intervalle, Merda Culpa... herm'...)

Bon et par cette après-midi du samedi ou l'aspirateur est en train de se passer tout seul et où j'ai gagné 10€ à Astro (je gagne toujours à astro quand je joue - soit trois fois l'an - c'est ouf), j'ai postulé à une annonce et je vous joins donc ma lettre de motivation afin que vous vous fassiez une idée :



(je pense que là chuis embauchée d'office). Tchüss, les gens, vous pourriez m'maudire du cul (comme je sais que vous êtes tous jaloux, bien à raison) que ça me ferait ni chaud ni tiède, vu que je l'étais déjà bien avant, j'en parlerai à mon sac de plage. Bon allez je suis pas totalement une sale connasse qui part pendant 3 semaines aux frais de la Princesse sur les plages de la Croatie (quoique...)... je vous laisse pas avec jesse en boucle dans la tronche :



I'm just a man with a job ... You can call me Harry, Jim or Bob...Three floors below from Picadilly... It's dark and chilly... Counting the cars with cocktail bars...Keeping a check on four-wheeled wrecks je commence sérieusement à penser que la liberté de ne rien foutre aurait dû figurer en premier dans les droits de l'homme. (pensent à rien ces révolutionnaires). "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit à ne rien foutre. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir ou ne pas agir les uns envers les autres mais toujours dans un esprit de fraternité. " (ça sonne mieux, non?). Pff, à moins d'être occupée à ne rien foutre, c'est la Divisie qui sauvera le monde.

 

Bloody Buggery hell... a story of my last week at the office...



Attention ceci est un post en temps réel qui va durer toute la semaine dans le but d'éviter de décéder avant de faire mon grand retour à Gestapôle emploi à qui j'ai dû beaucoup manquer (ou pas... mais que veux-tu les amours ne peuvent pas être toujours réciproques ! Gestapôle et moi c'est l'Amour vache). A l'évidence il est impératif de vous faire partager des moments de stress intense au sein de la rédaction de Can'Art pour que vous aussi vous sachiez ce que c'est que de travailler dans la presse où les infos vont si vite et où on est overspeedés tout l'temps... tellement pfffffffiou... Il s'en passe...

Lundi :
11h14. Minijoy a raison : J'ai une TROP BELLE chemise. Mais ça je le savais déjà. (une Louis Féraud des années 70 payée 50 francs dans une fripe de Plouqueville en 1999 en liberty d'un magnifique caca-d'oie clair à côté de laquelle la garden collection de H&M ressemble à un Auguste en train de chialer sur son make up). C'est officiel : je me fous vraiment de leur gueule.
11h25. L'heure du café (que je n'ai pas fait ce qui m'oblige à faire chauffer de l'eau que je rajoute au jus d'endives que fait Fredo ou Lakonnasse en arrivant, sauf que Lakonnasse est en vacances toute la semaine et le boss est en Ouzbekistan jusqu'à mercredi). Je me suis levée super à l'heure ce matin et pourtant j'ai quand même réussie à être en retard de 20mn. Je suis donc obligée d'en déduire que depuis un mois : je le fais exprès.
11h26 : y a presque plus de sucre... ça fait une semaine que je me demande quel est le gros radin qui a osé n'acheter qu'une boîte de 500g de sucre au lieu d'un kilo. (en même temps c'est moi qui bouffe tout le sucre et en cas de rade j'ai même du sirop d'agave dans mon tiroir et NON je ne le partage pas!).
11h28 : Non. Non je ne peux pas répondre au téléphone : j'étais en train de faire chauffer de l'eau pour rajouter dans mon café.
11h37 : bon j'ai vraiment fait chauffer l'eau trop longtemps et le couloir est encore plongé dans l'obscurité. Tant que personne ne traversera le couloir, personne ne s'apercevra que les plombs ont encore sauté. Moi je suis trop trop bien assise, là de suite, et puis je me suis déjà levée y a au moins 10mn.
11h39 : heureusement qu'il ne me reste plus que 5 jours parce qu'en 7 mois personne n'a rien compris à ce qui passe en tarif presse et ce qui part en normal même s'ils font super bien semblant de s'y intéresser et qu'en plus j'aime pas trop être dérangée quand je fais mes mails persos. Encore moins par des stagiaires qui seraient tentés de vouloir de m'expliquer mon travail. Moi, mes tâches me sont dictées par le boss : cette semaine, j'ai l'ordre strict de ne surtout rien foutre. C'est presque pas facile en terme d'endurance, mais je pense pouvoir y arriver. Amin Maalouf et Réponses Photos sont devenus mes deux meilleurs amis.
11h57 : Pourquoi remettre à plus tard ce que qu'on peut remettre à ENCORE plus tard. Trois heures que je fous rien et je suis déjà épuisée. J'ai faim.
12h18 : ça y est ! Je viens enfin de me rappeler des trucs que j'aurais pû faire vendredi après-midi et que je laissais pour ce matin. Mais bon. Là c'est l'heure de la pause déjeûner. Le devoir sandouiche chèvre et noix m'appelle.
14h32 : Je digère donc je dors. Je pige la concurrence donc je lis... la concurrence. (La Palme du meilleur numéro d'été revenant ce mois ci à Artpress pour son dossier complet sur l'expo Dynasty).
15h32 : 1h30 de travail non-stop. ça vaut au moins une clope, un verre d'eau fraîche et un pipi. Mélanie me demande si on a des ventilateurs en plus car Lucie Groboule sue trop des fesses à ne rien foutre pour partager son angle d'aération pleine face. Je ne suis pas au courant donc on va dire que non. Faire du 42 n'avoir aucun talent et être feignant donne donc des privilèges... 1h30 de taf non stop... je vais mourir d'inanition si je me remets à relever les autopromos tout de suite... (Heureusement il me reste de la tarte aux pommes).
16h28 :ai affranchi une enveloppe. ai répondu à une question : mon téléphone ne va pas sur internet. (enfin si sûrement mais je m'en sers uniquement pour téléphoner... Vraiment s'il le faut... Bon mon téléphone est principalement un réveil matin...). 2 minutes de travail non-stop à relever les pubs que la concurrence n'a pas. ça vaut au moins une clope, un verre d'eau fraîche et une part de tarte aux pommes.
17h55 : ...donc si j'étais une Bigstar de l'art je serais un genre de travesti composé de 40% de Hirst et 60% de Cindy Sherman. Bon. J'espère que les Mots Croisés de Bozarts (que j'ai donc pris en otage) sont mieux foutus que leurs tests psychologique nuls. On le saura demain.



Mardi
9h52 : non mais je vais quand même pas écraser ma cigarette avant la fin sous prétexte que je suis en retard, je suis là hin... mais dehors. devant la porte. Grande décision du jour : ce matin sera un matin sans pain au chocolat.
10h34 : "Tu ne vas quand même pas me dire qu'il y a des tires-au-flanc dans la boîte?" "Si, mais je ne suis pas tenue de faire de la délation pour autant." (conversation entre le boss & moi la semaine dernière au café)...propos illustré : une facture de plus impayée depuis Septembre 2009. Record battu pour Lakonnasse. Mailto au chef et à Lakonnassenwacances pour que le chef rappelle Jean-Rodolphe Quincampoix jeudi et éviter l'huissier.
11h04 : le coursier des bouquins a un jack-russel à poils longs de 7 mois qui s'appelle Diabolo, qui a des lunettes de soleil et une couchette aménagée sur la moto. Je veux devenir coursier. Non, mieux : je veux devenir chien de coursier.
11h22 : une discussion ordinaire entre le ouebmestre et oim :

minijoy à Fredo, un gobelet de liquide mordoré dans le fond à la main : "Qu'est ce tu bois?"
joy : "Du Whisky".
Fredo : "Exactement, c'est pour m'éviter les tremblements, comme je suis alcoolique".
joy : "allez Cul sec".
Fredo fait cul-sec.
12h12 : Temps de faire les pages "jeux" de Bozarts : 20 mn. Niveau de dallouze : conséquent. Choses ultras importantes à faire entre midi et deux : acheter des clopes.
12h18 : bon voilà. Aujourd'hui je ramène mon tupperware, un bouquin volé et ma kokeshi offerte par le boss au début de mon contrat. (même si je préfèrerais embarquer un ventilateur à la place... sauf que ça se verrait). Merci au fournisseur des cartouches d'encre de m'avoir envoyé ce magnifique porte documents publicitaire en nylon hautement inflammable pour ramener mon bazar chez moi. (en revanche je ramènerai ce magnifique porte-document, hin). Bon allez hop, pause déj. Troiz'.
13h03 : Manger des Kit-Kat tue les Orang-Outans !... (on apprend des trucs de fou dans Quelle Santé)...
14h02 :...You'd rather try heroïn...." Je suis toujours d'une infinie politesse avec les gens quand je dois raccrocher le combiné après ne pas leur avoir passé les chefs, qui plus est je n'oublie jamais de leur souhaiter une excellente journée/fin de journée. C'est seulement après que je leur chuchotte ce que je pense d'eux en m'adressant au poste téléphonique en anglais. Et Stephen Uptheworld dont le bureau est de l'autre côté du mur est bilingue et a l'ouïe très fine. Passez une excellente après-midi... Screw you.
15h12 : Mélanie a raison : j'aurais dû ramener du vernis... je vais mourir.
16h54 : ai classé les dossiers des salons à venir à la lisière de l'agonie (*traduction : j'ai pré-mâchouillé le taf de Martine...). Et puis demain je dois remplir le dossier que Lakonnasse a bien entendu oublié de remplir pour l'un d'eux avant de prendre sa semaine... vu que c'est la date butoire. Claude a commencée à vouloir me parler de ces dysfonctionnements et du changement que ça va faire quand je vais me tirer. Et puis qu'elle a bien compris que Lucie Groboule n'en fait qu'à sa race en plus de faire connerie sur connerie. Du coup demain midi je mange chez elle pour bitcher sur bavarder de tout ça. Il faudrait m'expliquer pourquoi je ne m'entends qu'avec des personnes d'une moyenne d'âge de 15 ans de plus que moi. Je dois être une vieille conne prématurée. Screw you.
17h09 : Et voilà. Mélanie nous a annoncé son départ définitif prochain pendant la pause clope... Chassée par les feignasses de son bureau. J'ai 50 mn pour manger mon éclair au chocolat en pleine conscience de mon héroïsme.
17h50 : par acquis de conscience professionnelle il faudrait que je reste encore 10 mn au cas où le téléphone sonne. Par acquis de quoi???



Mercredi.
10h03 : Arrivée... Record Battu !
10h22 : c'est pas mon taf mais je traite les chèques à envoyer dont dépendent nos salaires. Et de toute façon j'ai prévu de faire livrer les tickets restaus lundi pour faire chier Lakonnasse. Comme ça au moins je suis sûre de récup mon solde ET mes tr et de ne PLUS REVENIR JAMAIS.
10h27 : panier. + 3. Jeu de la poubelle. On s'amuse comme on peut.
11h11 : et voilà. Une demie heure de tuée en faisant un mail à ma reum plus long que mon bras... et dans 3/4 d'heure je vais manger chez Claude, donc. Et bah un café une clope devraient suffire à terminer l'heure. Et puis j'ai du vernis.
11h34 : allez hop, je vire les messages archivés du répondeur.
14h21 : On nous a livré un broyeur de documents qu'on a pas commandé et qui nous est offert par les presta de l'affranchisseuse. Un carton énorme. Gratte toi pour que je l'ouvre. Crève que je l'installe. Welcome Back Martine !
17h19 : fumer au soleil tue... (enfin fatigue quand on a que ça à foutre). Et puis je vais partir plus tôt, parce que j'ai une AG syndicale ce soir alors ce serait con de ne pas pouvoir mater un épisode de Rome en entier avant.
17h27 : définitivement le mahjong.



Jeudi
9h45, à poil ou presque :Grande prise de position du jour : cette journée est une journée avec pain au chocolat. Autre grande prise de position du jour : je veux mon solde de tout compte lundi et c'est tout. (sinon je vais devoir avoir recours à la violence... mon pain au chocolat dans ta goule).
10h45 : Death or Coffee. Mélanie a donc annoncé son départ mi-juillet sous CDD au Chef sinon prud'hommes (vu qu'elle n'a jamais ssigné son CDI). Et on est voisines, on va bien rigoler dans nos recherches et autres concours administratifs. Le Chef va bien rigoler aussi qu'y aura pas de tunes à la rentrée pour les salaires de ses employés.
11h01 : plutôt deux clopes qu'une.
12h06 : oui bon... trois. Voilà à part l'ADN il ne doit pas rester grandes traces de moi. j'ai bien viré tous les mails qui pourraient aider Martine à faire mieux son boulot ou simplement lui rendre compte de ce que j'ai foutu et pas elle. Ne pas oublier de piquer des entrées gratos pour la Bitacothèque. (et je suis sympa ce coup ci, car je leur laisse les éponges, les cahiers, les stylos et critérium, la machine à café, une paire de rangeos neuves planquées dans la cave et d'autres trucs souvenirs de guerre de la boîte précédente où j'ai taffé, et le produit qui lave si bien les mains... quoique là j'hésite encore un peu). Il n'y a pas de petits avantages sociaux. Pis les stylos c'est fait depuis des lustres déjà. Ne pas oublier de re-faire un dernier tour aux archives avant de quitter les lieux.
14h26 : un agréable moment... je suis allée rejoindre Stephen Uptheworld et Mélanie à la terrasse du coin pour boire un café... Et on a conclu sur le fait qu'au Royaume des petites salopes, les grosses putes sont Reines. (proverbe Croate). Finalement y a qu'avec Stephen que j'aurais vraiment appris des trucs. Appelez moi Sa majesté. 16h48 : j'ai fumé avec minijoy, ensuite Stephen m'a montré un jeu sur le net mais j'arrive qu'au level sept et Mahjong m'a assez niqué les yeux.. Ensuite j'ai rempli des conventions de stages ensuite j'ai fumé avec Marie-Joe et puis j'ai retrouvé l'adresse du coupe tif... (vu que j'ai eu confirmation du boss que j'aurai mon solde lundi).
17h26 :C'est donc à la 4eme clope que je suis allée à l'atelier C. et j'ai rendez vous mardi à 10h30... Pour faire la permanente revlon + une coupe. Je me sens débordée. Et hystériiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique ! Parce que la permanente revlon ça ne rigole pas.
20h55 : je viens de rentrer, plus que demain et je suis libre. On est rentrées à pattes avec Mélanie et on a bitché bitché de manière salvatrice sur EUX... TOUS... En même temps qu'on s'est aperçues qu'on avait aussi droit à la moitié du 13e mois... Que donc on va peut être pouvoir remettre un peu de beurre dans les épinards.

Vendredi
10h37 : dernier jour. Heure d'arrivée... tardive... Seule chose à penser, ne pas oublier de ramener mon mug ce soir et laisser la clef de la maison sur la table. Dernier jour. boîte mail : vidée. Bureau rangé, trucs a ramener c'est fait. Je n'ai plus qu'à virer mes mots de passes et autres logiciels de l'ordi... Effacer les dernière traces.
10h48 : on a réglé nos comptes avec le boss OUI je lui ai dit qui n'en branle pas une. Oui j'ai taillé son costard (un posthume trois pièces) à Lakonasse.
12h02 et qui est allée porter les chèques à la que-ban pour qu'on soit peut être éventuellement payés le lundi 5 juillet...
13h40. En fait ma journée est finie, là, déjà. Et je suis bien contente que ça se termine. Et j'espère même que je ne vais pas leur manquer, mais bon, je sais que je laisse toujours un certain vide quand je me barre, qu'on vient toujours à me rappeler pour X raison, mais comme tout se noie dans l'été, et que je ne serai pas là de toute manière, ça tombe à la bonne période et j'espère non-revenir fin août pour organiser une teuf que Martine n'organisera pas (je serai payée, hin)... sauf si c'est pour signer un contrat, là on peut négocier.
J'ai hâte. Hâte de dormir, hâte de mettre à jour les paperasses, les factoches, les machines à laver, ma gueule qui en a sérieusement besoin, hâte de regarder dans d'autres directions et de plier bagages. Tellement je me fous de tout là un peu depuis quelques mois, tellement les journées sont infectes et ordinairement ressemblantes les unes aux autres et que ça suffit les conneries, faut qu'j'uploade ma laïfe. Si jamais je me retrouve dans tout ce bazar, je vous appelle pour sortir boire un coup ou aller au cinoche.
13h46 : c'est l'heure de la sieste.
15h16 : Une clope à la demie heure et mon grand bilan : je suis définitivement POUR la reproduction... Celle des autres et qui permet de remplacer des congés maternité....
17h29 : Venez me chercher !... je voudrais déjà reprendre le seul mode de vie viable des grandes canicules : prendre l'apéro la nuit et dormir le jour. pffff, je suis juste trop sympa de pas avoir embarqué l'huile bio et encore quelques bouquins (mais comme je reviens lundi, ce n'est pas perdu, je suis déjà trop chargée).

 

Last days



En tof des tofs de Sarajevo de Luca Narduzzi qui est un vieux copain (ça fait huit ans qu'on ne s'est pas vus) dont Amaury a retrouvé la trace récemment et qu'il se pourrait qu'on revoit en partant en wacances en Croatie vu qu'il y va aussi et qu'on passe par Venise et qu'il est de là bas à l'origine. On s'est connus dans une auberge Espagnole à la fin de nos études, on vivait de boulots de merdes. Amaury et Luca étaient amants (et Luca galèrait tous les matins à trouver un futal sans traces de sperme...) et puis quand on lui parlait de Venise Luca disait toujours "Ma qué mééééérde Vénicé qué toulémonde dit toujours que c'est romane-tique, qué c'est pas pareil quand tou sorte dé ché toi avec dé la flotte jusqu'au génou' et qu'il est oune ville dégoulasse avé des préservatifs ousagés dans les gondoles..."... bref Luca avait laissé les gondoles pour faire un an de bénévolat (dans des mouroirs sinistres à faire faire de la pâte à sel aux grabataires... qui la mangeait...). on sortait tous les soirs (on se demande encore avec quel argent), quand on ne sortait pas on faisait des Pictionnary mimés jusqu'à 3h du mat', et Luca faisait du café jusqu'à 6h du mat', on se foutait de sa gueule avec son "quelqu'un veut dou caffè?" de toutes les instants. Il faisait des pizzas terribles et moi je sortais avec un suédois (pas le sandouiche) vegan qui n'assaisonnait pas les salades parce qu'il pensait qu'on faisait de la vinaigrette avec des oeufs et que dans les oeufs y avait des salmonelles... Et puis dans le même appart'... Place des Terreaux... Dont le code porte était 1664 en l'temps... Y avait aussi La Connasse. Une autrichienne toute grasse et méchante et qui sentait pas bon des fesses en plus d'être radine (on s'est vengé une aprème avec Luca, Amaury, le Suédois et la Connasse étaient pas là, alors on a foutu du sirop de fraise dans tous les bidons de savon et de shampoing de La Connasse qui aimait que tous ses trucs soient parfumés à la fraise). C'est Luca qui m'a appris à reconnaître un gay dans la rue, juste en passant en disant "'Homo" avec le "h" aspiré chaque fois qu'on en croisait. On rigolait si bien... Que quand Luca est parti... avec Amaury on s'est retrouvés une nuit en garde à vue.

Oué : du fait d'un grand flot d'activités en La Divisie, je pourrais même actualiser le blug toutes les heures si je voulais. Mais je n'aime pas twitteur.

Le happening... donc. J'avais bien deviné, mon boss m'a emmenée au restau des supers héros et cette fois j'ai pris une bruschetta végé qui était moins dégueu que la salade de la dernière fois (si on considère que Insipide = moins dégueu que de la salade non-assaisonnée). pas de pif (et c'est tant mieux parce que j'en suis un peu à 15 jours de sobriété si on fout de côté mes overdoses de Granions de Zinc pour éliminer les p'tits boutons de la pollution de ville amenée par l'été...).




Un autre truc typique de la Yougo' : les "babas" littéralement les grands mères... qui ont tout dans la dégaine !

J'avais mal deviné : pas de poste en vue pour moi à la rentrée. Bon en même temps associer mon nom à un poste d'assistante marketing ça me faisait tout chelou. Stephen Uptheworld est un peu deg', et je suis un peu deg' pour Stephen Uptheworld (un peu le moins chelou de tous, ici). Et finalement le boss ne veut même pas que je termine mes jours à filer un dernier coup de patte à Stephen Uptheworld le nouveau responsable marketing qui est organisé et pas bordelo comme à la pub et qui est donc voué à bien en baver à occuper tous les postes du Marketing à la fois. Conclusion, étant donné que j'ai fini mes facturations des numéros d'été de Can'Art et Art Géronto, je n'ai plus qu'à me branler trouver d'autres occupations. Heureusement une commerciale m'a envoyé la semaine dernière tout un tas de revues spécialisées super intéressantes pour me montrer ce que faisait leur imprimeur au cas où la boîte veuille en changer (elle tombe un peu mal parce que notre crédo c'est un peu tout SAUF la nouveauté). Alors ça va, parce que quand même j'ai Glamour (torché en 10 mn chrono c't'aprème), Quelle Santé "bio et naturelle" avec Mamie Véronique Jannot en couv' (flippant), Réponses photo, au cas où je m'y remette, Investir Magazine (je crois que depuis que j'ai investi dans les urgences vétos j'ai mon quota) et aussi Génériques LA revue des séries à la cons qu'on peut mater en streaming sur le net... numéros d'été en plus, comme si elle avait deviné que j'allais être au chômage dans une semaine...Luv' on you la dame des imprimeurs. Voilà. Et puis le ouebmestre a fait des provisions de café depuis trois jours qu'on était en rade, que moi j'ai arrêté d'approvisionner en café depuis que j'ai terminé dans une semaine, et que ouf, je vais passer ces derniers instants délicieux à ne rien foutre, certes, mais EVEILLEE, ce qui va me changer un peu. Et mettons que si d'aventure j'arrive à re-arriver à l'heure le matin pour ma dernière semaine, j'arriverai peut être à toper 20mn à la bouche de métro avant qu'y en ai plus et je grapillerai encore 5 mn de temps à tuer en faisant les mots croisés. Donc aujourd'hui en gros j'ai fait mon dernier travail un peu pertinent de la semaine ('oui, oh, j'te jure qu'à côté de ma gestion du courrier c'est méga pertinent) : un dernier tableau excel qui répertorie les grosses écoles d'art et les numéros de téléphone de leurs responsables de comm). Et il a donc été dit à Stephen Uptheworld de ne pas me refiler ses bricoles de marketing parce que "Martine ne le fera pas quand elle reviendra" (et qu'il faut s'y habituer). Parce que voilà bien l'objet du happening : il va se happener que (soi-disant) pour fêter mon départ (ou mon retour à Gestapôle emploi chez qui me suis inscrite ce midi) et le retour de la meuf que je remplace... Il faut comme à Noël, ce qui fut une de mes premières passionnantes missions dans l'Enterprise, organiser une bouffe... donc pour Moi. Genre la fête de moi (Woohoo Gestapôle me Voilà !)... mais aussi pour les pigistes (c'est là que le sens de la "fête de moi" prend une toute autre tournure...) et... (cerise sur le gâteau (industriel surgelé) surprise dont Robert Smith ne sortira pas en tutu)... APRES mon départ... Donc pas sous contrat, et donc on m'a amicalement suggéré que c'est moi qui ferait les courses de mon pot de départ (dont peut être je me fous, aussi, hin? non?). Mais aussi-surtout parce que "Martine ne le fera pas quand elle reviendra". Donc... On se fout un peu de ma gueule au final, je trouve. D'où l'intérêt d'avoir pris une option "j'en ai rien à foutre" dès que j'ai foutu un pied ici.

Du coup me voilà à J-7 de la liberté, du sommeil jusqu'à 9h, de Rome sur dpstream.net jusqu'à 2h du mat si je veux et de VRAIES attestations assédics pour faire toutes les expos gratos ou à tarif réduit, et enfin du temps... beaucoup de temps... pour choisir un bikini.



Un autre truc typique de la Yougo'... Les marques de la guerre... et le linge sale qu'on est tenu de laver en famille et qui ne sèche jamais.

En conclusion de quoi je peux même pas dire que les gens me manqueront... (mais que je leur manquerai, ça oui j'en suis certaine pour avoir souvent mâchouillé le taf de tout l'monde à tous les étages, fait des trucs que personne ne veut faire d'habitude et avouez que c'est agréable d'avoir quelqu'un pour vous remâchouiller le boulot quand on fout déjà pas grand chose). Ou bien je me dis que peut-être mes anciens vicelards de patrons ont peut-être retrouvé ma trace et passé un coup de bigo à mon boss pour lui expliquer que j'avais été élue Miss Prud'hommes 2008/2009 (ce qui est possible vu que j'ai commencé à mettre à jour des cévés en ligne), ce qui relève pas du tout de la paranoïa vu la vicelardise de ces derniers si on considère le déroulé des procédures pendant lesquelles ils ont fait chier tout du long... Ce qui est con, parce que pour le coup mon contrat est réglo, ça s'est bien passé, et j'ai été payée disons honnêtement. J'en parlais avec le chat des voisins tout à l'heure (qui est le seul qui répond toujours "Miaou" quand on lui dit "Miaou", ce qui est pas toujours le cas de mes collègues) and he gave it to its tail... Et bin pareil et sans rancune. (et j'ai appris quand même des trucs vu que j'avais jamais taffé dans une rédac' de canards spécialisés).

Donc ça fait comme si je taffais déjà plus. Donc je n'ai plus qu'à ranger mon bureau, ramener mon bordel et foutre ma tête en vacances et passer à autre chose ce pour quoi je me tiens déjà bien prête. (et Graphigru c'est pas loin de chez moi, ça tombe très bien).

En fait à part le chat noir du voisin, mon bureau (dont t'as même pas une foutre idée du tas de saloperies que je peux y engranger, (j'ai chéri ce bureau, pour preuve les micros traces de vernis à ongles que j'y laisse en souvenir) : mon jeu du moment c'est je ramène un truc par jour que j'ai foutu en dépôt ici depuis 7 mois... je ramènerai sûrement une malle à mon dernier jour), le Ouebméstre, la stagiaire qui s'appelle comme moi qui se tire aussi deux jours après notre pot de Loose (car je considère conséquemment que c'est aussi SON pot de départ et donc un pot de la Loose vu qu'on nous remercie pas vu qu'on nous demande de l'organiser soi disant pour nous or qu'en fait non), y a rien qui me manquera... Ah si : les boulangères du bas de la rue (parce que là je suis un peu en train de déguster une part de crumble qui déchire sa race). Et j'espère surtout que si je re-travaille ce sera dans le 11e, le 19e pas-à-Ourcq ou le 20e ou même Montreuil, mais pas trop à 45mn sur trois lignes bondées pour débarquer dans un quartier cher où most of the people ont un bout de balai coincé dans l'popotin... côté brosse. Au moins je sais enfin à quelle sauce je vais être mangée : la mienne et c'est tout aussi bien. (Wow, ça c'est au moins du happening, hin...). (putain en plus j'ai une télé... JE VAIS RE-REGARDER MOTUS à 11h !)... Tu vois c'est pour ça que même si je maintiens le fait de taffer, je crois que c'est pas mon truc... C'est juste que j'ai pas encore trouvé la solution. (heureusement en gagnant des procès aux prud'hommes on peut se payer des vrais outils de travail à domicile comme des maquebouques pro... tu vois qu'faut bien bosser un peu de temps en temps...) J-7.

Ah oui et j'ai rêvé que j'assistais à un concert miteux de Mötley Crue... weirdy-weird (j'écoute même pas).

 

Le Happening.



Demain il faut que je m'habille en pute bien parce que je déjeûne avec le patron. Je vais enfin savoir à quelle sauce je vais être bouffée. C'est la meuf que je remplace qui m'a dit : "Non, non, on va se revoir parce Yann-Eugène Boulejean (le boss) te prépare un happening mais je ne t'ai rien dit." Ah. Ensuite Yann-Eugène est venu me demander si j'étais libre pour déjeûner avec lui et faire le point. J'ai dit "Euh... bin oui." En vrai je vais être deg' de pas faire ma descente quotidienne à la boulange d'en bas où les meufs sont supers sympas et me gardent mon sandouiche végé de côté avant d'aller me lire mon bouquin du moment en terrasse, mais tant pis. (et j'espère qu'il va pas m'emmener à son bar ripou décoré avec des dessins tout pourraves de super-héros où la salade est juste crade... bon sauf s'il commande du pif, je peux pas demander une cervoise non plus, ça ferait pas correct). Et ensuite c'est Stephen Uptheworld qui m'a dit (après que je lui ai présenté la meuf que je remplace et qu'elle soit partie, en lousedé) : "Non, non, c'est pas toi qui la remplace, c'est elle qui va te remplacer".

Bon donc demain on me prépare un "happening". J'en déduirais tout naturellement qu'on va me faire livrer un gâteau géant surprise dont va jaillir Robert Smith en tutu qui viendra personnellement me refourguer un ampli Orange de la taille d'un éléphanteau ainsi que des backstages pour tout ce que je veux si c'était pas au taf, mais je sens juste que pour le coup je vais avoir le droit de prendre un dessert et qu'on va me proposer un poste tout chelou.

Et le problème c'est que j'en ai un peu rien à foutre (je veux dire à moins qu'on m'augmente de 200 euro et qu'on me refile un vrai CDI çui qui dit HAHAHA maintenant je peux vraiment y aller comme je veux, quand je veux, et prendre des putains de congés quand j'aurai autt' chose à foutt' oh oui maintenant je peux me faire tatouer Mort aux Condés au dessus des einsses et venir en décolleté tous les jours). Mais même si on me propose rien d'intéressant, je flippe d'avance que je vais sûrement accepter pour de basses raisons matérielles. Y a une chose sur laquelle je ferai en revanche aucune concession : JE NE SERAI PAS LA DU 20 JUILLET AU 31 AOUT ! Ah ça non : je pars en tournée internationale des potes. Y a une autre chose : JE VEUX LE BUREAU DU FOND DU COULOIR DE L'EQUIPE DU OUEBE !! (les seuls qui font pas chier, qui mouftent pas, qui sont pas trop chelous et surtout... qu'on entend pas de la journée.) Déjà quand la meuf que je remplace est passée les gens de la rédac' m'ont tous regardé avec des larmes dans les yeux (et oui, ç'fini l'café bien dosé, le changeage de feuilles dans l'imprimante parce que personne a pigé où était le foutu placard, (et encore moins le changeage de feuilles) et les conneries du matin quand les gens arrivent et que pour leur détendre les sphincters je leur dis une connerie). Même Jean-Louis Trouduque, le Directeur Artistique métrosexuel à moustaches qui a des potes qui bossent à TraX que des potes de potes connaissent sûrement que je tiens pas trop à connaître (que j'ai longtemps appelé Moustache) m'a demandé si je serais là à la rentrée. J'ai eue envie de dire que dans mes rêves NON, dans la réalité c'est vrai que dans la série des activités qui servent à rien au travail mais qui passent aussi bien l'temps qu'une partie de Soulcal' sauf que t'es payée à la fin du mois alors que même en niquant Voldo avec Talim, t'as queud', je bats des records depuis que je fais du marketing... Oh oui... Rien qu'aujourd'hui j'ai appelé tout un tas de connards gens pour leur demander des choses idiotes et ça m'a bien fait rigoler.

Bref... On me prépare un Happening et faut que je mette une jupe moule-cul pas avec des zips ni des clous. Sauf que j'ai que ça. Et je suis à prendre telle quelle ou à laisser depuis que je suis sortie de Feuquepresso et que j'ai collé mes derniers patrons aux prud'.

M'en fous. T'façon vendredi faut que j'parte à la recherche de Vegan Marten's parce que je marche plus bien dans rien et que ma vie sur talons commence à devenir un enfer depuis que ça y est... mon talon traverse la semelle de mes vieilles converses qui puent (et mon second gros problème de la vie après mes cheveux, c'est bien mes pieds). (m'enfin s'ils me reprennent ce qui me fait kiffer d'avance c'est que je vais pouvoir me venger d'Isobel Laconnasse, et cella la ça fait un peu un moment que je l'attends et si y a qu'un truc qu'il faut savoir sur moi au taf c'est que faut pas me cracher sur les rouleaux, sinon je fais boomerang.)

Un happening. N'imp'.