Appendicectomisée.



Incroyab' ce que les tofs prises avec mon gsm ont l'air d'avoir été prises avec un Lomo...

Je suis sortie de l'hosto dimanche matin à 11h. Plus qu'à compter les factoches et regarder tomber les remboursements. J'appréhende drôlement cette nouvelle vie, à part apprendre à chier (en fait il y a deux stades anal: celui de quand tu es petit, et celui d'après l'appendicectomie... pour l'instant je crains encore le prolapsus... hinhinhin...), avec mon ablation du petit bout qui pendouille et qui sert à rien, ce qui est très très très étrange: c'est que même après être sortie du bloc, la chape de plomb qui m'enveloppait le neurone dans un nuage cotonneux de novocaïne a disparue. Non seulement je chie... Mais je réfléchis aussi, enfin j'y arrive de nouveau, sans m'endormir au bout de 3 sec ou piquer une crise de nerfs (donc m'endormir quand même pour me retenir de piquer une crise). Excusez moi de l'élégance, mais je viens de passer 4 jours en pyjama kaki et orange, dont 24h en pyjama d'opéré, comme ils disent, avec obligation de m'épiler le chachat MOI-MEME (ce que je trouve nul, parce qu'en grosse feignasse des trucs chianbligatoires je suis sûre qu'ils auraient pu faire ça mieux que moi, de préférence sous anesthésie, sur un continent qu'on appelle l'Indigence, et même pas moyen de piquer mon pyjama d'opéré pour le garder en souvenir (les rats, ils ont profité que j'ai le dos tourné dans la douche pour l'emmener à la laverie, alors que ça devrait être compris dans le forfait), et je vous parle pas de mes bas de contension marron à pieds ouverts "Mediven Elegance"... : à part que ça anesthésie les talons, c'est le top du sexy.

Le plus dur, après les 4 jours de douleur intense à devoir tout faire toute seule pour me préparer: des piquouzes, chercher les résultats des piquouzes, des machines à laver, le ménage, trouver la pharmacie qui a les bons bas marrons, faire garder le chien, les papiers de séku pour le boulot, ce qui est rien sans la douleur, ce qui est les herculéen avec, après dix mois de symptômes divers et variés, dont la fièvre à 38.

Je suis rentrée le jeudi à 15h. Jusque là tout va bien. Dans mes frusques de Gala habituelles, par force d'être crevée tout le temps, je finissais par être toujours fringuée pareil, avec parfois du mal à me tenir propre sur moi or qu'en temps normal, même de la belle bave de mon chien, ça me désespère tous ces efforts passés à mettre de la lessive aux huiles essentielles dans la machine à 7 kilo. Avec ma voisine de chambre... "Mme Nazy"... (sans déc'). 4ème étage chambre 411. L'infirmière m'a vue avec tous mes bijoux et autres pin's de pacotilles, et elle m'a dit dit de faire gaffe à cause des vols, parce que même le coffre du placard n'est pas fiable. Ah bon? Y a pas de clef? A Herriot que je connais bien, y a des clefs, à la clinique du Tonkin: a pas. Et puis je précise bien que je fais des repas sans viande et sans poisson. Bon alors comme à part une prise de sang en plus de mon bilan pré-hop', la clinique du Tonkin n'a prévue aucune rediff' de Dr. House pour me distraire jusqu'à la fin de la journée, j'ai le temps d'appeler mes remps, pour demander qu'on vienne chercher et VITE, ma cb, mon chéquier, ma carte d'identité en plus de mes bijoux en toc AUXQUELS JE TIENS BEAUCOUP. On va dehors avec ma reum, et puis l'infirmière appelle au portable car "ça va refroidir", quand je remonte, il faut manger en 3 mn, la dame de service attend la fin de son service. Je laisse tomber à mi-chemin de mon assiette, je suis pas une ogresse, j'ai mal, on m'opère demain, je ne peux pas FINIR EN 3 MINUTES chro-no. Ma voisine de chambre ne parle pas français. Enfin c'est ce que je crois, jusqu'à ce qu' elle ait besoin que je lui serve d'assistante par intérim des infirmières... Moi je suis bête et sympa, je prête mon sèche cheveux, j'explique comment on pousse l'eau de la douche, et en retour j'ai droit à des pets force 6 en odorama de l'autre côté du mur de la sdb. Elle trippe quand elle apprend mon âge par rapoort à celui de sa fille, bah c'est vrai que j'ai toujours l'air 10 ans plus jeune, surtout quand je fais le bébé. Comme quand je chiale quand ma reum vient et qu'elle me stresse sévère avec des paroles peu réconfortantes. Les nerfs me lâchent, mais ça fait 10 mois que je me retiens d'avoir vraiment MAL aussi. Mumu passe aussi, rapido, en sortant du taf, je lui confie mon appareil tof, je sais qu'elle fait des tofs marrantes en sorties, et si je meurs (chose à laquelle je suis préparée, vu qu'à chaque fois que je vais à l'hosto je manque d'y passer, ou moi ou les copines) mieux vaut qu'elle le garde. Ensuite j'ai plus qu'à aller compléter mon épilation pour faire plaisir au chirurgien avec ma crème Klorane pour les jambes... Galèw, galèw. Ensuite pas le droit de manger, ni de fumer depuis 18h. De toute façon je peux dormir sur commande, et je le fais (j'ai fait ça à tous les temps d'attente d'examen, à la clinique, lundi, quand on a découvert "la patate" qui me bouffe les entrailles). Et c'est là que commence mon drâme: pour se venger que je ne continue pas la causette avec Mme Nazy, elle se met à geindre et à gémir façon Râle de la Mort, ambiance couloir des maladies en stade terminal: m'en fous je suis NAZE ET JE PEUX DORMIR QUAND MEME. ça me réveille quelques fois dans la nuit, mais je dors, j'espère juste que ce sera pas pire après son opération à elle. On m'a dit que le Dr. Jambon est un matinal. Tant mieux, je pars demain à 7h. Réveil à 6h20. Re-douche à la Bétadine (le pire shampoing colorant du monde), et je mets mon pyjama d'opéré, déjà bien contente qu'il soit en coton, et pas en papier microfibre ajouré comme à Herriot (et sans vieille tâche de sang incrustrée). Au mieux je crève, au pire, j'aurai une balafre qui ira des seins aux chevilles A VIE, et si je survis, je demanderai au tatoueur avec qui j'ai théoriquement rdv le 16 mai de m'arranger ça. On me file un Atarax 100mg et un Xanax, comme pour un cheval. Jamais j'ai eu du 100mg même en préhop', je sais pas comment je vais forcer à rester les yeux ouverts, et merde. Nous voilà au 1er étage avec ma bonnette en papier sur la tête, même pas le droit de demander que quelqu'un de charitable me garde mes lunettes pour me les mettre sur le nez en salle de réveil, que je vois où je me retrouve si je m'en remets. C'est pas juste. Et hop, je pique le dossier de l'anesthésiste rempli lundi en rdv préhop' voir ce qu'a écrit Laconne qui m'a dit "Ah bin c'est la taille mannequin" après que j'ai dit que je pesais plus que 46 kilo pour 1.70m. "N'a aucune confiance dans le corps médical". Alors je dis: "Mais quelle salope celle là, ça explique que vous m'ayez filé un ATARAX100!". (... et ce fûrent les dernières paroles de Joy... herm...). Sans me répondre, on me dit qu'on injecte le produit anesthésiant et que ça va me tourner la tête. Je réponds "que ça fait comme le passage de l'iode quand on fait un scanner"... ensuite je pense: ou du Popper's... Ou de l'Eth... Et je sombre. Et merde.

Je me réveille à 11h. Un truc qui grince au côté droit, mais pas atroce. Je dis: "A y est??? C'est fini? ça s'est bien passé?" (non parce que même en flou, je serais étonnée qu'il y ait une "vie" après la mort, woyez wous, auquel cas je craindrais de me faire engueuler par Vishnou et et ses sbires...). Hyper surprise, et on me dit que oui et que ça s'est bien passé, et on me ramène dans ma chambre. Et c'est là que le cauchemar commence. On m'a mis mes bas marron. Cette fois pas le droit de bouger jusqu'au lendemain. Et Mme Nazy qui geint toujours, qui me demande si ça va, je fais signe de la main que bof, dans l'espoir qu'elle m'épargne un peu. Et comme c'est son tour d'y passer cette aprème, j'essaie de fuir ses gémissements en dormant, elle geint, elle geint, elle geint. Entre deux ronflements pour de faux: parce qu'elle dort pas, elle arrive pas, alors elle me sabote la vie pour s'occuper. Hier nuit, elle avait sonné l'infirmière parce qu'elle arrivait pas, mais pour faire chier elle a sû gémir toute la nuit, malgré tout. Soulagement quand mes parents passent me voir vers 13h... Et puis s'en vont... Quand ils embarquent Mme Nazy au bloc, j'appelle l'infirmière pour demander un somnifère ce soir. "Vous avez des problèmes pour dormir???". "Non, mais j'ai des problèmes avec ma voisine de chambre, et ça me rend ultra nerveuse, j'ai pas dormi la nuit dernière: elle gémit du soir au matin, là je sens pas de revivre ça une 2de nuit". On me demande ce qu'on me file d'hab, je dis que j'ai déjà eu du Stilnox, ou sinon un demi atarax 25g de temps à autre ça m'aide bien: n'importe quoi pour que j'entende rien! Assomez moi avec une poëlle à frire!. On me dit d'accord. Murielle repasse. Et ma reum m'a ramené des feuilletés au chocolat Traou Mad et des mots croisés force 2/3 pour Quiche. Très forte qu'elle est ma Reum de moi. Murielle repasse après le taf, je lui raconte l'horreur avec ma voisine de chambre. Même l'infirmière est passée voir Mme Nazy de retour du bloc: "Mais c'est vrai que vous arrêtez pas de gémir!?". Et pourtant on en bouffe des antianalgésiques. On m'a donné un verre de sirop de menthe cet aprème. Je crève la dalle, et je demande si j'aurai droit à manger ce soir. On se renseigne et on me dit que j'aurai un potage et un yahourt. Ouf. Alors j'attends en comprenant rien aux mots croisés. Alors je passe aux Inrocks et je lis ce seul article tordant:

"CUNILINGUS II"
"L'énigmatique thérapeute"
antibois qui prescrivait à ses
patientes atteintes de sciatique
des séances de cunilingus à
45€ a été condamné à 6 ans
ferme. Le bougre a confié
avoir déjà commencé à exercer
ses talents en prison.


Si je sortais pas du bloc j'aurais déjà explosé de rire, mais comme je dois éviter de me faire péter les coutures, j'attends que Mumu revienne me voir. Et surtout: MANGER. Mme Nazy reçoit d'un coup toute sa famille, qui ne manque pas de ne pas me saluer, 2 bonshommes, 2 grands gamins, 2 minettes. ça dure une heure, à me retenir de pisser, parce que si je me lève maintenant: j'ai le cul à l'air. A 20h, j'ai pissé et toujours rien à grailler, alors je sonne l'infirmière qui me confirme que j'aurai rien. Il y a pire que d'avoir la dalle. C'est d'avoir la dalle avec la promesse avortée qu'on va bouffer ce soir. Là je frôle la crise de nerfs. ENTRE DEUX GEMISSEMENTS. J'éteins la lumière. On m'apporte de l'Atarax 100. Comme ce matin. Apparemment y avait pas moins. Tant mieux, ça devrait faire taire les gémissements de Mme Nazy. 2 Atarax 100 en moins de 24h, ça devrait suffire, non?... Non.

20h40. Je sonne l'infirmière de garde qui déboule sur l'air de "Qu'est ce qu'il y a encore???" Et de lui répondre: "En fait, c'était un test, juste pour vérifier que dès que vous entrez dans la chambre, ma voisine arrête de gémir/ronfler: sauf que dès que vous allez sortir, ça va recommencer". Elle me répond que j'ai pris mon caheton y a que 20mn, faut que j'attende un peu. Je dis que je l'ai pris à 20h, ça fait 40mn, mais ce sera pareil dans 2 heures; elle sort et Mme Nazy se remet à geindre. Moi je vis le supplice de la goutte d'eau qu'on faisait tomber sur le crâne des aliénés dans les années 40, pour les "calmer" soi-disant.

22h. L'infirmère revient pour la tension. Je dors pas. Je demande comment allumer la lumière, car je vais faire des mots croisés. Mme Nazy GEINT TOUJOURS. Bouton jaune. J'allume, ça fera toujours un peu chier Mme Nazy, qu'elle ait une réelle raison de faire semblant de dormir sans y arriver et de m'en faire profiter. Quand l'infirmière se casse, je balance en loosedé sous ma couette "Oh putain, Sarah Bernardt: quand est ce que ça va s'arrêter!". ça fait déjà 2h que je compte les gémissements et ronflements de Mme Nazy. Quand elle geint: je compte. Quand elle ronfle: je siffle ou je l'encourage: "Plus fort!", "Peut mieux faire!", "Ahhh??... pas mal..."... Et elle continue la salope... PIIIRE: elle fait des notes! Je vais péter un boulard et je réfléchis à la connerie que je vais faire pour qu'on me délivre. En premier, je mange mes Traou Mad la boîte entière alors que j'ai pas le droit mais merde à la fin, ensuite je vais me lever sous Atarax 100 et aller dans le couloir, tant pis si je tombe. Et si on me voit pas, j'irai dormir à l'accueil, au rdc2.

00h00. L'infirmière revient pour la tension et me voit dans les mots croisés: "Je peux faire une chose pour vous: si vous arrivez à vous accrocher à votre perfusion, vous allez mettre vos chaussures, me suivre, je vais vous laisser dormir dans une chambre seule. J'ai pas le droit de faire ça, alors à 6h30: je vous vire." Je m'accroche à ma perf sous Atarax 100, je plonge les pieds dans mes converses, je me sors de mon pieu comme je peux (en + j'ai le mieux, çui qui a un gouffre béant au milieu: la nuit d'avant, j'ai cru avoir un aperçu de ce que ça fait, être allongé dans un cercueil). Je suis l'infirmière personne dans les couloirs. Bonheur total, Mirakeule! J'ai jamais autant apprécié le silence... Je dors à point fermé. Je me réveille brièvement quand on vient pour la tension, je monte pas au dessus de 10, et quand j'entends les petits oiseaux qu'il est 5h je regarde le ciel de l'autre côté de la fenêtre immense et claire. C'est beau le jour qui se lève.

A 6h30 je retourne dans ma chambre, escortée par la Madame. Et ça recommence, la chougne de la pleureuse. Cette fois je vais pas me laisser faire. Quand le petit déj arrive, je ne le déguste pas: je le bouffe. Ensuite, même si j'ai mal que j'ai refusé les antianalgésiques hier soir, alors on m'en file deux, je file à la douche avec mon ventre en bandoulière, remplit de produit anesthésiant, de drogues, d'eau salée, et de vitamines liquides et de gâteaux bretons. Je me fais un nettoyage standard des endroits qui puent: les aisselles, la goule, juste avec le nettoyant liquide à l'alcool qui s'évapore dans l'air qui est à l'entrée de la sdb, et je descends fumer une cigarette en pyjama, ouste le drap d'opéré. Il fait chaud et ça fait du bien, j'ai repris un café au distrib', même ça c'est bon. Je remonte et ça fait mal sous le pansement et ça tire en dedans, mais je m'en fous: je ferai tout cette fois en vrai, comme ça j'ai une porte et de l'eau pour assourdir les gémissements: je me laverai, je me brosserai les dents, je me laverai les cheveux, je me mettrai de la crème sur le derrière et les jambes, je me brusherai la frange, je mettrai du parfum et je me maquillerai, et je ferai tout ça en 3 heures. Mais je serai propre, enfin! Je remets mon pyjama que j'ai pas eue le temps de salir, je redescends fumer, à deux à l'heure, tout juste si on entend pas mes rotules grincer, je vais m'asseoir sur un banc, la dame de service des repas me demande une clope, et je prête mon briquet à 2 kékés qui vont rouler un bédo un peu plus loin, et qui me le ramèneront vide. Un peu plus mal cette fois. Quand je remonte, il va pas tarder à être midi. Mme Nazy est toute habillée, elle se casse avec son calcul dans un flacon gros comme un bigarreau. Je lui fais signe de la main pour dire au revoir en ayant Manue au téléphone, dont elle a pas perdue une miette de conversation... Avec Manue, on rigoule. Avec Nuema, on rigoule toujours, t'façon. Ils me disent tous au revoir cette fois. Je raconte à Manue les affres que j'ai eu avec Mme Nazy, et le soulagement que ça me fait, plus que la douleur physique d'avoir souffert une emmerdeuse pareille. J'ai juste peur qu'on m'installe quelqu'un de pire dans l'aprème (comme pour le TGV: la hantise du Vieux-qui-pète). Je recrache pas dans mon assiette quand ils resservent un repas, j'y laisse pas un bout de biscotte. Ensuite je lis tout Biba, tout les Inrocks, mais pas Psychologie, Psychologie c'est pourri. Ma reum revient, cette fois elle m'a ramené un truc de ouf: un Cheesecake et un couteau de Mc Gyver à tire bouchon intégré pour me le siffler en juive... Le côté que je kiffe chez ma reum, si j'étais en taule, elle me ramènerait du pain avec une lime dedans pour creuser un tunnel... Love on you, Môman. Après Müxe arrive et ma mère nous laisse, Murielle est en avance parce qu'elle doit aider sa chef à décoller de la tapisserie dans l'appart' en face de l'hosto qu'elle a acheté avec son mari, la chef est pas prête, alors Müxe passe 10 mn avant de filer et me raconte son concert de la veille après que ma mère l'ait un peu questionnée sur son job, la situation de ses parents, des curiosités de reum mother. Ensuite Müxe se casse après que j'ai fumé dehors, quand je remonte, j'ai le Cosmopolitan à lire, çui que je lis d'ordinaire qu'aux wawas et que j'achète que pour l'horoscope, archi-tâche, et des fois pour m'occuper au boulot quand y a pas 36 clients en rut avec des dossiers pourris à me traîner sur une semaine. God Save My Mother. Ensuite problème: quand je redescends fumer vers les 17h, après 1000 tentatives de réussir à quaquater... Je me prends une vieille chute de tension qui m'oblige à remonter vite fait avant de tombe sur la route. Il fait 25° dehors et c'est trop. Cette fois j'y arrive un peu... Mais je me sens pas vraiment mieux après, je décide de rester au pieu et de faire un peu de ces mots croisés... Je sais pas quelle tonne de produits j'ai dans la cuisine sanguine, et dans quel état se remettent mes boyaux... Et je suis nulle en mots croisés. Faustine, encore une autre infirmière, me dit qu'on ne peut rien me filer pour ça pour l'instant, que c'est normal, ce qui me rassure toujours... Je m'ennuie et je tourne en rond à 7 clopes par jour. Je me sens pas flambante-neuve, déjà je peux marcher.

Müxe revient avec sa cheftaine du taf, Séverine, après avoir dépioté des restes de tapisserie cm par cm, paraît qu'y a du boulot, je préfèrerais les y aider que de rester figée là. Elles m'ont ramenées des boucles d'oreilles, 2 paires: "au cas où t'en aies pas assez", en v'là des filles qui me connaissent! C'est vrai qu'avec 20 paires et celles que je revends en parfait état dès que je m'en suis lâssée, 2 paires en plus me sont pas de trop. C'est visé juste, en +: y en a une en forme de marguerites ORANGE assorties à mon haut de pyjama, et l'autre qui fait des roues délimitées comme des crans de tronçonneuse... ça et j'oublie de noter que Müxe s'est pétée d'aller chez Eau Vive me ramener mes minis chocos sans gluten allemands à 4€ le petit paquet, je crèverai pas de faim ni de coquetterie avec ces filles là... C'est classe. Ensuite elles doivent partir, c'est toujours trop tôt pour moi, j'ai le temps de leur lire la connerie des Inrocks. Dernière clope en bas des marches de l'accueil avant qu'elles partent et que j'aille manger. Elles vont au Club des Ratés ce soir, Müxe me racontera. Je remonte à presque l'heure de manger, et quand ça arrive, encore une fois du fromage blanc, moi qui suis intolérante au lactose, mais que ça aidera peut être à Chier, qui sait... Du potage: à la carotte, cette fois... Et du rôti de dinde "dans son jus" avec des coquillettes: Pouâârak!!! Marqué "sans Porc" sur le menu de cantine... Je raye et je marque "SANS VIANDE ET SANS POISSON". Sur le menu, y a aussi écrit "purée de pommes de terre", bah c'est pas sur le plateau. Quand la dame de cantine revient, elle me demande pourquoi j'ai pas mangé, j'explique et elle va voir si elle me trouve quelque chose de plus adapté, et elle revient pas. Elle me fait marrer elle, parce qu'elle m'a gratté une clope hier, et que ce midi elle m'a dit qu'il fallait pas que je file des clopes aux gens qui m'en demandent, en bas, parce que sinon j'allais me faire repérer... Alors qu'y a eu qu'à elle, et je lui au répondu poliement que toute façon, je rentrais demain. Je rentre demain, dimanche, à part l'agacement du service au jus de viande, je m'en fous: j'ai du Cheesecake, et je m'en torche un petit quart tranquillou dans mon plumard en regardant les dernières conneries hype à la peau des c'... de dans Cosmoche. Qu'est ce qu'on peut demande à la vie quand on a du Cheesecake, bon sang? Et je me baffre encore de gâteaux teutons... Ma nouvelle infirmière de jour est Serbe, j'ai abandonné ce truc d'allumer et d'éteindre mon portable à chaque fois que je sors ou que je re-rentre dans le bâtiment, il reste allumé et quand je reçois un texto ça fait "I love you fuck oooooooooooofffffffffffff", mon infirmière serbe revient dans la chambre et me dit: "j'ai reconnu, c'est "Spider Cochon", comme ma fille!", je dis "ouiouisss", ça prendrait trop de temps à expliquer... et je mets le gsm en silencieux, j'ai eu des messages réconfortants d'Amaury et de Chapouc avec. En dernier comme j'ai pas beaucoup usé le téléphone de ma chambre, j'appelle ma soeur pour avoir des nouvelles du chien, raconter des conneries, et manquer de faire sauter mes coutures en rigolant comme des gnafronnes, on raccroche avant ça... C'est trop... Lalalalala, la vie redevient belle... Jusqu'à 22h: où je me vide après avoir été réveillée par mes propres bruits d'entrailles. Note pour plus tard: Mollo sur le Cheese Cake. Ensuite je dors, je me réveille plusieurs fois tôt dans la matinée. Je garde les yeux ouverts quelques minutes à chaque fois pour regarder le soleil se lever, c'est chouette. Il ne peut plus rien m'arriver d'affreux, maintenant... Vivement le p'tit déj'...

Petit déj'. J'aime pas ça, mais même: je lâcherai encore pas une miette de biscotte Auga. Ensuite le Dr. Jambon revient une dernière fois, avec son assistante, à me redire de faire gaffe à la clope, pas de boissons gazeuses, on se revoit en juin. La veille il m'avait dit "Bah, c'était pas si infecté que ça, en fin de compte!", peut être effectivement que si ça frôlait pas encore la peritonite, je devais pas être le client le plus intéressant de la journée, mais surtout: c'est fini la tête dans le cul du matin au soir, c'est fini les vertiges, c'est fini le fourgon de 30kg merde tous les matins, ou se pisser dessus, ou les nerfs tellement à bloc que je percute plus rien de ce qu'il m'arrive. Alice au Pays des Merveilles, avant mon opération, elle m'arrivait pas à la cheville au niveau des absences mentales. On me file tous les papiers, et puis rendez vous le 02 juin. L'assistante revient m'enlever les points, et surprise: pitain, la cicatrice est ridiculement petite. Elle me dit que ça fait 3 ans qu'elle taffe avec Jambon, et qu'il lui en a jamais fait de plus grosses, alors qu'y a quand même "De belles Balafres", mais pas avec Jambon, j'ai de la chance. ça pique un peu, elle y remet un coup de Bétadine et de pansement, moi c'est pas la surface qui m'effraie, plutôt ce qu'il y a en dessous... Ensuite la douche, la même qu'hier, dans le même temps loin du Guiness Book, ou alors pour la douche la plus longue du monde. Des vrais vêtements. J'ai pris que des trucs de saison, j'ai rien de vraiment léger pour l'été. Le pantalon fin, c'est impossible que j'arrive à rentrer dedans, ça me demanderait trop de contorsions, alors je garde mon débardeur de pyjama orange qui m'a rassurée tout le ouikène (le orange en colorologie, c'est scientologiquement prouvé que ça calme et que ça soigne les maladies chroniques) et le gilet beige qui va avec, un jean large... Bah vu mon poids, en taille 34, c'est large, et je boutonne pas le petit du haut, parce que faut laisser respirer ma cicatrice. Putain de mal aux lombaires à cause de mon matelas pourri, creusé en son centre. Je descends fumer, appeler mes remps, prendre un dernier capuccino du distrib', je retourne à mes mots croisés, je fais des photos au portable de ma chambre, et je me dis qu'un dimanche en plus, si j'avais pû rester, ça m'aurait fait du bien une seule journée au calme, à rien foutre, à regarder la goule du ciel derrière la grande fenêtre, et le lit de Mme Nazy, vide et bien remis pour le client suivant.

En caisse avec mes parents, j'avais oublié, ma reum qui dirige mon reup alors qu'elle a pas l'permis, mon reup qui se retient de grommeler ou de pousser sur les vitesses pour faire flipper à cause que j'ai mon bobo... Moi qui modère les deux. On rentre, c'est dimanche, ma reum fait du gratin de chou fleur avec des coeurs d'artichaut trois tonnes de gruyères pour faire la croûte du dessus. Je me gave encore, Dafalgan obligatoire pour calmer le bout qui pend qui a été ablationné. Je retourne douze fois aux toilettes, en cas d'un signe de vie de mes intestins... Trop mangé, la gerbe... La glandouille devant Canal +. Je fais acheter des chaussures turquoises à ma reum sur le net... Ils me ramènent, je veux pas dormir chez eux, je veux mon chien. Encore mille choses à faire... Je rentre, je fais une concertation avec ma soeur et Müxe. Müxe vient me chercher en caisse pour aller boire des jus de fruits à la terrasse du Club des ratés, et profiter un peu de la dernière heure de soleil de ce ouikène. Je digère tout ça très mal, mais je suis heureuse de voir les habitués à la table d'à côté. Je mate les tofs que Müxe y a fait la veille avec sa chef. Ma soeur me ramène Le Chien-Patate, lui est au bout du rouleau de me retrouver à se rouler sur le dos dans tous les sens et faire le "Kamanaw" comme on dit en pâtois. Müxe me ramène en bas de chez moi, je galère sec avec le chien et les sacs, mais je suis enfin chez moi. Chez moi c'est un vrai taudis, en dernier j'avais même du mal à être propre sur moi, alors pour le ménage, même me baisser et ramasser le bordel... J'avais vraiment fait le minimum possible avant d'entrer à l'hosto... On verra ça demain... Je ressors le chien, à petit pas le soir... Il est d'un calme Olympien d'être revenu au bercail... Sauf pour retrouver son dernier jouet: une balle de tennis qui couine, 5mn de bordel... Après je dors... Demain... 1000 choses à faire...

 

Lapin dit: "Suck to me"*



En illustre au mulot... Le "Lapin d'Icite" trad. du text' = "Carottes interdites", pour les nonglophones.

*L'appendisectomie...
Et en avant toute chose: Si, chers les gars et les garces: les commentaires marchent (c'est juste que je les valide manuellement pour ne pas revivre l'attaque des Troyens subie récemment).

ça fait depuis Juin (le 27... à 9h...) que j'me plains que j'ai mal au côté DROIT. Et que bon... 10 mois plus tard, on peut être sûrs que je n'ai pas décidée d'héberger un Ténia comme nouveau régime amincissant bien que je sois tombée à 46 kg. (sinon, je ferais cucu des anneaux blancs... nan mais a y est depuis qu'on m'a mis un doigt dans l'ionf -avec des gants - je n'ai plus de pudeur... en plus que c'est pas exactement là que ça a fait mal, finalement, mais bien au bout de mon côlon que je croyais bon pour les J.O jusqu'à présent...)

Parce que depuis 10 mois qu'on m'a tout dit: "Mangez!"... "MANGEZ PLUS!"... "Prenez de la Gelée Royale"... (= aka j'ai fait trois cure de la BIO-de-cette-année... et après j'ai eue: un rhume!)... "Faites une cure de protéïnes de lactosérum pendant 20 jours, vous verrez déjà au bout d'une semaine vous devriez aller mieux et avoir pris 2 kg" (= aka j'en ai pris pendant un mois et résultat: QUE DALLE)... "Vous mangerez une barre protéïnée à 10h et une à 16h" (... mmm... C'était dégueu... mais ça m'a bien refilé l'envie de manger des Lion Jungle Peanuts pour compenser, certes, certes)... "Prenez des vitamines" (bah si je mange déjà 5 fruits et légumes par jour, ça ira, non?)... "Allez acheter des compléments alimentaires pour personnes âgées" (gnééé, mais j'ai pas 30 ans!???), "Mais bouffe du Sucre, bordel, tu le brûles ou quoi?!" (Non, Le K., je le brûle pas... sinon ça ferait du caramel: JE LE CARBONIIIIISE... et ensuite je le transforme en diamant, encore mieux que la formule de l'Alchimiste)..., "Peut être que tu fais pas assez de sport": (T'as raison comme si bosser 35h/sem, marcher sur toute la ville toute la journée, et sortir le chien dès que je peux, ça suffisait pas)... "C'est le stress du boulot" :ouais mais même stressée au pire j'aurais eue recours à la d.r.o.g.u.e, sauf que le stress du boulot fait pas perdre 5 kilo en dix mois en mangeant 3 plâtées de Riz Thaï à la tomate/gruyère par jour pendant 15 jours (sans les desserts et d'autres chmuches), "Variez vos aliments" (EH-HO!!! je fais mes courses à Eau Vive avec les tickets restals du boulal, et je ne mange pas de viande ni de poisson: donc que j'aime le toffu ou non: JE SUIS UN PEU OBLIGEE DE VARIER, non?) et aussi "C'est peut être à cause du "Printemps"... (Ah ouais? où ça?)

Ouais... Ouais... Ouais... Dans la série Mais qu'est ce qu'il m'arrive et que faire?, j'ai aussi limitée la clope (4 mois), arrêté le café (10 jours), pris des calmants, arrêtée de BOUGER TOUT COURT (2 mois), pissé dans 12 pots à urine, triplé ma consommation en eau, dormi plus de 10 heures par nuit et même éventualisé que je devais avoir passée le stade de la psychose et qu'au lieu de consulter le Dr. Knock toutes les 2 secondes je ferais mieux de me faire enfermer à l'asile... et RIEN: Shlasse-du matin-au-soir. J'ai eue vertiges, nausées, accès fébriles, refroidissements, mes règles que 3 jours sur 5, l'Antérithe, mot scientifique pour rester polie, 3 grippes, une sinusite bactérienne, 4 crises d'asthme, 2 d'allergies, les zoweilles qui sifflent et 2 de tension sous amphét', j'en passe. Et j'ai tout dit. Aux médecins. A TOUS les médecins. Au point de m'habituer même aux absences mentales et de faire hyper gaffe dans les escaliers à pas louper une marche (parce que déjà à plat... même après ré-emboitage de l'Iliaque gauche suite à excès de rigolitude avec le clébard: je tangue...). Alors pour vous passer les détails de ma vie aquatique sur la terre ferme, a y est: on sait qu'est ce que j'ai!

...Suspense...

Je me tape une appendicite atypique et chronique depuis 10 mois, sans broncher. (traduction: I am Wonderwoman even without a lasso since ninety seventy four...).

Il a suffit d'un doigt dans le rectum pour qu'un Spécialiste m'en rende enfin la confirmation (quand je dis que c'est la solution à tous les problèmes). ça et un autre symptôme courant: je "Aïote" dès que je bouge de traviole dans un sens qui convient pas à l'appendice. Par exemple je m'asseois et je "Aïe!" à tue tête, j'essaie de me pencher pour nettoyer un peu cette s.d.b et je "Ouille!" en mi bémol, ou bien je fais un pas en avant et je "Iiiiiiiiiiirrrrk att'tion à la marche-euuh!?... Ouf!".

L'emmirdouillasse avec tout ça (alors que je retournais chez l'doc pour une pauvre ordonnance de crème anti boutons après 3 A/R au labo sans résultat de détection de la mouloudie, mais avec la bonne idée de la Brute de Douleur de s'être réveillée juste matin là), c'est que depuis qu'on m'a bien correctement chatouillé l'bout infecté qui pend au dessus de ma fosse sceptique intégrée (celle que je vide jusqu'au dernier trognon de pomme tous les matins par 42 fois depuis autant de temps...): maintenant j'ai vraiment mal tout le temps jusqu'à l'opération, ce qui est embistrouillant car depuis lundi je dois encore me traîner par toute la ville pour aller chercher des bas de contension, faire des papiers de sécu, récupérer des analyses, m'occuper de la garde du chien, du ménage de faire mes sacs etc etc etc... Toute seule. (en temps normal j'aurais réquisitionnée mon reup qu'il est bien connu que quand on est à la retraitt' on a que ça à foutt' (oui, fille indigne et alors???), mais lui il est affublé d'une ponction lombaire à tournis et échos depuis la Grotte de Lascaux qui fait que ma reum tourne à vide avec une belle équipe de bras cassés depuis dimanche dernier, heure de nos décès respectifs).

Bilan après 12 pots d'urine -ouais je peux pisser et dormir sur commande depuis quelques semaines, c'est très très balèze, on peut le dire, et même très pratique sauf quand ça arrive au milieu de rien et que c'était pas prévu... ahem...- (si j'avais sû j'aurais préparée un Cubi d'avance... note pour plus tard...) et 10 tubes de mon bon sang d'bonsoir (si j'avais sû j'aurais habitée à Gattaca), 2 échos pour rien, un scanner (pour rien aussi), un traitement anti infection urinaire (que j'avais pas), un autre contre une gastro (bah non plus, sauf qu'avec un peu de Spasfon je dois pouvoir repeindre une surface approximative de 30 mètres carrés, on sait désormais ça aussi). BILAN: 600 boulettes de remb' de sécu en attente (ahhhhh! On veut vraiment ma mort, je crois!).

Mais sinon, j'ai profité d'avoir vidé mes 7 tubes de sang de bilan préop' hier matin à jeun, pour aller me consoler au Starbucks pour la 1ère fois depuis que j'en entends parler, et même pris un sac "offert" de marc de café recyclable pour nourrir mes p'tites tomates de balcon, et c'est vrai que le Machiatto Vanille Caramel avec un Carott Cake c'est Méga-bon, et que j'ai déjà hâte de sortir de l'hosto pour m'overdoser de 10 parts de ce bon gâteau, et peut être réussir à prendre 500 grammes. (Non parce que me laisser à jeûn passés les 11h, tout ça parce que j'ai quand même décidée d'aller au théâtre et boire deux canons la veille avec Amaury et la Müxe pour fêter ma traversée de douze services d'hosto en 8 heures, par 46 kilo toute mouillée: c'est INHUMAIN!!). Par dessus tout, je suis curieuse de savoir ce que ça fait de mener une nouvelle vie sans être à l'Ouest 26h sur 24, de mettre moins de 3h52 le matin pour aller au boulot (non, mais y en a vous croyez que je blague... moi ça me fait moyen marrer d'avoir perdue 2h30 de taf sur ma paie à cause de mes retards pour cause de buggages hémisphériques matinaux et potomanie nocturne, woyez wous...), de me souvenir de ce que je viens de dire et d'être capable de le répéter en mettant tous les mots dans l'ordre, de ne faire cucu ou pee-pee que pas beaucoup de fois par jour (plutôt que de livrer un fourgon de 8h tous-les-matins sinon je m'évanouis dans la rue), de dormir 10h et d'être réveillée après moins d'un seul café et de quelle goule va avoir cette satanée cicatrice, et en cas de môcheté me vaudra t elle un pitit tatouage supplémentaire, mmm?. Voilà maintenant on peut dire qu'on saura tout sur joydivised, j'espère que cette visite dans mes boyaux vous aura contentés, sinon revenez quand je serai sortie de l'hosto, quett'choz me dit que ça va être champêtre, cette petite virée...

Et bon j'avoue que pour me venger de "La Vie est une Chienne", et "Médecins: Assassins!" (une variante divisienne de C.R.S = S.S)... mais aussi de: "Quand je serai décédée du cancer du cul je ferai graver sur ma tombe: "Vous me croyiez pas bande de salauds quand je vous disais que j'étais malade: et bin main'nant que je suis en terre, z'avez qu'à passer votre chemin!""... je me suis offert *bruit de tiroir-caisse* un bien bel ensemble de pyjamas dépareillés aux hauts et bas interchangeables histoire de bien pouvoir me la péter avec mon rouge qui tâche sur débardeur orange et mes bas de contension marron, aussitôt que les coutures de mon bide recousu se mettront à péter de joie... Ok c'est pas aussi bien que le B.H.V, mais on trouve aussi de tout aux Galeries Lafouffe. (et je paierai ça plus tard qu'une fois que j'aurais récup la sécu et la mutuelle (autant dire la drogue et l'argent de la drogue, ouais... enfin si je survis... j'ai aucune confiance dans les anesthésistes, alors les chirs...). Parce qu'ensuite pour bien m'arranger je vais avoir 3 semaines d'arrêt mouloudie, soit le temps de finir mon montage des Lucrates ET de lancer toutes mes candidatures de recherche de taf à Paname, c'est-y pas top figolu?

En attendant Byzance, je vous laisse à Babylone, car j'ai encore mon sac et le sac du chien à faire, des courses, une machine de draps de bains (ils m'ont fait une liste de trucs à rabouler longue comme mon bras, à l'hosto), aller chercher mes résultats d'analyses pré-hop' et MES JOLIS BAS DE CONTENSION MARRON ("C'est dommage: pour tous les autres modèles on peut choisir la couleur... sauf ceux là..." a dit la pharmacienne: m'en fous j'ai un sarouel à trois élastocs pour me cacher ma hideur entière dedans, si je veux, filer le chien à ma soeur, et tenter si Buddha l'permet d'aller chercher ma commande passée chez les Furieux Zizis Mitrailleurs demain pour récup' le bouquin de K-Baierou-K. plutôt que d'avaler toutes les niouzes de Clozeure, Gali et Voiloù et devenir incollable sur Parissiltonne, Britny Spirz, AimywaÏnR'haousse et Pitt Dohèrettie. (et ne pas sortir de l'hosto suite à une appendissectomie, mais à une overdose de quiches au mérou...).

Non mais bien entendu, j'attends pas non plus qu'on vienne me rendre visite (étant donné que j'ai rien dit à personne qui habite les parages... sauf la Mü qui était déjà tellement ravie de savoir ce que m'avait fait ce doigt dans les fesses, et qui a donc hâte de me découvrir avec le pyjama-cul-à-l'air d'après l'opération, le veuch hirsute et sans make up avec de la vrai bave séchée collée aux lèvres, histoire de faire des tofs avec son portable pour me faire chanter ensuite et m'obliger à payer tous ses fûts de bière jusqu'à l'an quarante (une vraie amie, quoi).

Bon bah si on se revoit pas, on se reverra dans une autre vie, et je serai partie en plânant (hehe), et si je reviens à la vie, je jure que je vais faire ma grosse relou juste pour enquiquiner le monde au moins pour les 10 prochains mois.

Et je vais commencer maintenant (maintenant que j'ai le droit de le dire, enfin...)

AÏEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH!!!

 

Michel, ma belle...

These are words who go together well, my Michelle... C'est pourri les Beatles, hin? (et dire que j'ai toujours cru qu'il s'appelleait Laurent, ce keum, ouh la nulle).


Je reviens là dessus pour continuer le post d'hier, après la nouvelle de Sean. On est allés boire un pot avec lui et sa copine, hier soir avé la Müxe (ce veinard, il s'est dégôté une perle, avec tout ce qu'il en a chié de sa vie de célibatant depuis 10 ans que je le connais, ce filou-renard là et bin sa toupine elle est Wachement Bien Comme ça, et je suis contente pour lui, du coup).

J'ai dormi au Bauhaus bar, cette nuit. Dans mes rêves. Mal dormie, ça m'a réveillée à 8h30 avec une crise d'ashtme et comme mon cher chien a aussi bouffé ma Ventoline, j'ai appliqué la loi physiologique qui veut qu'en prenant le temps et l'effort d'inspirer par le nez, et de bien forcer sur l'expiration avec le ventre (et pas les poumons sinon: aggravation --> hosto direct), en position assise. Ensuite j'ai anticipé mon antihistaminique, vu que c'est tout ce que j'ai à me foutre sous la dent dans "la boîte à tox" (si et aussi du Spasfon et un truc antibactérien qui sert à pouike pis qui est dégueu), et j'ai réussi à resombrer dans le coma deux heures de plus, sans souvenir. J'ai dormie près de la pile derrière le bar, celle où y a tous les dvds entassés, boîtes ouvertes, vides, ou pas, cd sans pochettes, pas loin du "poste de commande". Mais Michel était pas là sans ça je l'aurais volontiers aidé à ranger ses disques dans les bons emballages. J'ai dégôté cette tof de lui sur son maï-spèce, en furetant, toutàl'. C'est con, il a pas l'béret là dessus. Alors ça lui fait sa tête de Pierrot de La Lune. Y a des tas de messages sympas sur son site, et Sean et Nadja nous ont un peu raconté, hier. En fait c'était le jeudi soir d'y a un mois, où Sean nous avait invitées à le voir mixer avec Müxe, où on a pas voulues aller (enfin surtout moi) parce que j'avais des courses de la plus haute Instance à faire au Club des Ratés, what else...?


"Il était malade et donc, il avait arrêté de prendre ses médicaments, il a chopé une grippe, et puis il se mettait des taules, et il est défunt dans la nuit" En dernier Nadja a eu un de ses copains en ligne qui lui a dit: "Nan, ce soir il bouge". "Très normalement". Le lendemain il était dead. C'est une des non excptionnelle façon de mourir du V.I.H.


Chelmi, c'était pas un pote perso de moi, mais je l'aimais bien, comme beaucoup de monde qu'il a croisé, parce que c'était un Grand Rêveur, et qu'il écoutait tout un tas de musiques de la vague batcave and successors qu'on aime beaucoup, avec le père Sean. Chelmi, j'aimais bien le questionner sur les vidéos, ou lui parler de projets, parce que d'une il savait Ecouter, ce qui est un don très très très rare, que tout le monde n'a pas de nos jours, et il Savait de quoi il parlait, ce que tout le monde n'a pas non plus, lui l'Encyclopédie de la culture alternative, de la vidéo et de la musique expert-i-Mentale: ça parlait à mes neurones, voire y avait rassemblement. Je l'écoutais comme mon meilleur prof, c'était mieux qu'à l'école de cinoche, même si j'ai eu des bons, là bas. Quand il a ouvert le Bauhaus, je me souviens-je que ça m'a consolée de l'époque où je scouattais le Campbell's, quand c'était tenu par Fred et Férouze de Montpellier, un couple super qui étaient mes voisins du bas de ma rue. "Cool un bar Concept Culturel" (traduction: "ouais, super! un espoir de croiser des gens intelligent sans se dandiner sur du Emile & Image de force")...Coule... Epoque où je ne foutais plus un pied au Club des Ratés pour de sombres histoires de foutage de gueule et de tessons volants violents passées certaines heures tardives. Quand j'ai connu ce rade là, j'ai emmené tout le monde. En fait sur ces trois ans, je peux nommer qui j'ai emmené: Müxe, Nane de passage à Lyon, Vik, PariA parce que le furib était fermé pour lui remettre mon Muche-chose de la cuvée 2005, Dèv, Audrey, Extactic et le dernier en date, mon toupain du C.P. J'ai remis mon taf d'Astropolis fait avec Dèv à PariA, là bas. Quand on a organisés la projo, Leuran et Masseteau devaient être de passage, fallait pas trop rêver non plus, et on partageait l'écran avec le groupe de djeunes qui avaient réalisés le passage de la promo du dévédé Loucrate, Michel nous acceuillait avec tous son bon matos à "projeter en grand", c'était pire que ça, Michel, il hébergeait les gens, chez lui, au Bauhaus (avec le Taschën sur la table et la déco qui va avec). Moi j'étais fiéraude de faire cette diff, parce que ça faisait bin deux ans que j'avais pas fait un seul vernissage de peinture, deux ans de chômage à pas d'tunes pour voir les copains aussi souvent que j'aurais voulu, et PariA qui me sort que peut être les deux bairues vont faire la halte. Alors j'en ai pas tellement parlé aux toupains de ça, parce que c'était la furieuse vague des derniers concerts de la retransmétamorphisation, ç'aurait fait "vent" (ou Pet de Mammouth...) pour peut être que dalle, et c'était pas l'idée du plan. En revanche, je suis passée voir Michel une aprème où il était tout seul, et je lui ai parlé discrétos de cet éventuel passage dans ses pénates des deux zigomars, qu'il soit pas étonné au cas que ça arrive et dans la précision de "En revanche tu fermes ta gueule parce que je t'ai rien dit, au cas que ça arrive pas et d'ailleurs autant ne pas y compter". Michel il a pris un regard fiévreux et brillant du mec qui prend son pied à plâner que "Si ça arrive en vrai..." qui l'a rendu rêveur, j'étais épatée de voir sa gueule, parce que c'est un bonhomme d'une certaine expérience alors j'aurais pas pensé qu'il aurait cet émerveillement enfantin, mais ça lui parlait ce groupe, par sympathie, apparemment ça lui parlait beaucoup. Je crois que sans que ça arrive, la simple hypothèse avait dû beaucoup lui plaire, marrant. Les gars sont pas venus parce qu'ils sont arrivés tard, en train, et on les a pas attendus: parce que c'était pas le but de la fête. Le but c'était de faire une soirée projo. Pour moi surtout de voir tous mes copains, moi qui depuis 2 ans dans un cloître d'autiste blottie derrière l'écran avec Manue, chez Vik, sans sorties le soir, sans toupains d'avant. Oubliée Volontaire. Pauvresse décrépite. Tant mieux que les deux soient pas venus parce qu'ils avaient pris le train hyper tard, parce que je me serais sûrement sentie très stupide de voir ces deux là, avec tous mes toupains de cainailleries là autour, ç'aurait fait zarb, il aurait fallu bien se tenir ou chais pas quoi, en plus quand tu connais pas les gens tu sais plus où te foutre, ça l'aurait foutu zarb. Là même Gaston et Momo et Tof, et Lynda, et Cédric, Amaury, Müxe, Audrey, Loïc, Aurélie, Sue Ellen, Oli, Juju, Sean, Pascal, j'en oublie, sont venus. Même Pample, j'étais drôlement contente de le rencontrer en vrai après deux trois déconnades par la boîte virtuelle. Il est venu et il a même fait tomber les fraises tagada. La classe.

Chelmi à son comptoir, je le soupçonne qu'il Entendait, et qu'il cherchait à entendre sans avoir à fournir l'effort pour ce, TOUTES les conversations, j'en suis même absolument certaine. Mais il a jamais émis un commentaire, et j'ai jamais trouvé le 36 tonnes poids lourd du jugement pourrique, flottant dans l'atmosphère, t'sais çui qui laisse une odeur de souffre et qui vient te péter à la gueule un jour, si tu l'ouvres de trop. Parce que ce mec, c'était Une Ecole de Tolérance à lui tout seul, une Enseigne, et je pèse bien mes mots en disant ça. Ce mec il se forçait pas à être permissif. Et il bossait pas vraiment pour ses tunes, mais il aimait son café et par dessus tout que ça y vive, et qu'y ait un peu d'agitation moléculaire qui ferait quelques connexions hémisphériques supplémentaires. Et puis quand il s'emmerdait, au pire, il se passait une vidéo sur le grand écran du mur d'en face, allez hop, et nous quand ça nous plaisait: on se la matait avec lui, ou on en jacassait. Chelmi c'était toujours le même: avec que le béret qui changeait de couleur, ou de carreaux. Il avait beau être haut comme trois pommes, bin c'était un pas si petit bonhomme, à mon sens. Je suis pas au bout du rouleau de la tristesse en pensant à sa fin, même si elle est largement glauque, qu'elle me fait d'autant moins marrer que j'en ai d'autres des copains qui ont eu, ou qui ont, cette maladie pourrie là, en question. Mais c'est d'un Dommage et d'une Pesanteur réelle bien dure à avaler, son décès. C'est comme ça la vie? On autorise la bêtise et on la laisse se répendre ou on regarde l'Intelligence crever la goule ouverte, sans un mot de salut, alors? Une fois de plus j'ai envie de penser que c'est pas juste, sauf que je crois encore bêtement à la justice du monde, en réalité c'est simplement cruel et dramatique au sens anti-théâtral du terme, bien que ça n'empêche pas le monde de tourner.

La rue Sergent Blandan, c'est la seule artère de Lyon qui m'aille droit au coeur.

Je sors de chez moi et je longe les quais, maintenant que j'ai un chien c'est encore plus récurrent qu'avant, et lui, la petite noiraude, il me fait chien de traineau en mode urbain, tellement il connait la route.

Je longe le quai d'Herbouville, ensuite je passe sous le tunnel de la Croix Rousse, ou dessus ça dépend de l'heure et des bagnoles, ensuite je prends la Gay rue Royale où j'ai fait mes classes au 17 et au 19 dans les deux appartements-école de cinoche, entre les deux il y a la librairie où ils avaient tous les Dustan, à son époque, encore un qui est mal mort, tiens, et plein de bouquins culturellement gay très très intéressants (et oui, les meilleurs livres contemporains que joy a lu, quand c'est pas des trucs d'histoire ou des essais de philo ou des livres pour enfants ou des chinoiseries ancestrales, c'est la littérature gay: donc poètes: vissez vous une perruque de Dalida sur la tête et foutez vous à la machine à écrire, vous aurez mon Flore, les autt' z'avez qu'à trinquer à l'intelligence et retourner lire technikart aux gogues, comme je faisais quand je croyais être maligne et culturée...). Y avait le Bizontin tenu par Joël chez qui je prenais des fois le café à la pause du matin de l'école, sauf un jour où un habitué m'a payé une gnaule de 10h avant de reprendre le cours 10mn + tard. En bout de rue, l'ancien "Grand Jardin", une boîte à after que j'ai vu brûler un "entre midi et deux" en retournant à l'école, en 2000. Après la rue des Capucins à l'angle de la Coysevoix, et je trace trace trace tout droit, par cette route, ça trace une ligne droite, tu verras où quand on sera arrivés. Je file jusqu'à la place de l'Eglise de Sciento où on a tourné un court métrage en 2003 dans le bar à la peau des couilles de la même place, quand j'habitais chez des Etudiants européens bénévoles Suède mit Autriche mit Italien (ambiance l'Auberge Espagnole, en trashement mieux), là où j'ai connu Amaury, à l'angle de la place des Terreaux. A partir de là ça redescend de la colline, pour arriver au bas de l'autre, et je peux traverser la Place Sathonay, dans l'angle où habitait Cécile avant de s'installer avec Renaud (rue du Temple, je crois). Place Sathonay, son commissariat, ses deux terrasses à chaque angle, son ingénieur du son du groupe d'Indochine, quand il est là, ses boulistes et ses vélos agraphés aux poteaux qui la cernent, Pilou habitait là aussi quand il était à l'école de cinoche.

Ensuite passage le mieux: La Vieillarde: La rue Sergent Blandan (mais je crois q'u'on l'avais déjà bien entamée après la rue des Capucins). Bouchon du coin, ensuite Radio Canut, où j'ai une cop's de lycée qui anime encore tous les dimanches son émission de reggae avec qui à l'époque on s'arrêtait dans les locaux les samedis soirs pour se réchauffer un coup devant le poster de Géronimo, parce qu'on habitait dans le 3ème et qu'on allait à pieds, en plein hiver, la nuit, avec vingt balles en poche, des rencontres hasardeuses qui nous filaient des étoiles dans les yeux. Après à l'angle, y a l'Bauhaus, qui était là que depuis 3 ans mais qui était en six mois une Enseigne, même avec que trois pellos dedans. Je me disais aussi, en dernier: tiens c'est zarb', il est de moins en moins ouvert, c't'endroit là. Arrêté Prefectoral, je me suis dit que c'est bon, ça, ça veut peut être dire qu'il a refait des concerts ou des soirées tellement ienb' que les keufs furent venus.

Après y a l'Furib' qui a changé d'adresse y a quelques mois et où j'ai jamais mis un pied, en deuil qu'il ait succédé au Plastic People où on faisait toutes ces soirées jusqu'à 8h du matin en petit déjeunant sur les quais avec les gars qui tenaient cette asso provideuze de Culture Pop (et Rock, le côté RTL2 en moins), après avoir fait le ménage à 6h, avec F.P Le Hibou chez qui j'allais boire du thé et dire des tas de conneries les lendemains aprèmes avant de rentrer dormir pour être re-ready for the dancefloor Patrick ou Badatt passe les Clash ou les Pixies, et qu'on se fait une "danse du cul" avec F.P Le Hibou Christiensen, où je rejoignais Dèv en loosedé, quand on était alcooliques, comme j'étais alcoolique aussi que pour pouvoir le retrouver à n'importe quelle heure de la notché (sans rire, la seule fois où j'ai pas bu en le rejoignant là bas à pas d'heure: j'ai fait une chute de tension et failli tomber dans les pommes à la 1ère gorgée d'alcool, il a fallu que j'aille dehors pour me retenir de dégueuler en m'évanouissant, ce qui aurait pas fait très sérieux). Avant encore c'était le Penny Lane que ça s'appellait, et on commençait déjà à faire partie des meubles, Dèv ou oim et parfois les 2, et avant ça encore le "Sergent Pop", j'étais jeunette, pis encore largement embourbée dans les LDV, bairues, géant vert et toutta frutos, et y avait des posters de Brett Anderson, Depeche Mode, Black Francis, Joy Div' et autres certains dénommés les Smiths...: ça c'est 15 ans de galères furieusement festives de ma vie. Ensuite si on tourne à droite, j'ai habité 15 jours rue Tavernier, à côté de la rue Bouteille... Avec Nane, m'enfin elle y était pas trop, je gardais surtout son chat en plus de mon mien châton, et sitôt ensuite j'ai passé une petite semaine à l'hosto pour fêter ma première O.D de benzos volontaire (bilan psychiatrique: pas suicidaire, juste dans un sacré merdier en forme d'impasse), mais je me suis aussi sortie de ce cul de sac là... Même si j'ai réellement failli re-crever dans le même hosto trois ans plus tard, sans cause de médicaments pour cancéreux en phase terminale cette fois, car j'en prenais plus (ça se mélangeait trop mal avec l'alcool, en fin de compte). Donc pour le coup, nous ne tournons pas à droite, les gars, on Trace tout droit. Au bout de la rue y a la passerelle qui fait traverser le quai de Saône, la passerelle c'est mieux que tous les autres ponts de la ville, déjà c'est plus sympa: si on saute ça tremble! La vue y est chouette, entre les deux collines, on voit le bout de la ville des deux côtés. Après c'est St Paul, mais avant y a le Pizzaïolo arabe qui fait des putains de tartines sans viande trop bonnes à pas cher, alors moi je fais des dons de cents de fond de poches pour aider à construire une mosquée, dans la boîte de conserve dédiée. Et tout au fond: le Club des ratés, tu tournes à la rue de l'Ours, alors si t'es pas lyonnois que tu passes par là que tu connais pas la rue de l'Ours où qu'y a vraiment eu Un Vrai Ours, bah t'as même pas vu Fourvière, mon pauv'... dont ils ont changé le nom - quelle connerie - (tu peux aussi y pisser un bol si les gogues sont marrons ou en travaux au Club des Ratés, vomir dans une poubelle en cas d'extrème urgence pour prouver que tu es minimum un étudiant au chômage, Momo y a habité, çui à qui j'ai mis du vernis à ongle nacré et que ça a énervé parce qu'il s'en est pas aperçu tout de suite, une fois, quand j'étais drôle et étudiante et psychotique et droguée, pas l'autre, l'autre Momo il se présente à l'Eurovision cette année (si, il nous l'a dit chez Bindies... bah Bindies c'est après Place St Paul: à côté de chez Mourad). Sauf que je vous fais pas visiter la rue St Jean, sinon on va encore se ramasser rue Tramassac, et on risque de faire la boucle, ce serait tuant pour les guibolles. Donc on arrête ici. (ou alors on continue tout droit, mais ça j'ai déjà emmené Comar à sa dernière venue, donc bon, on va pas se faire les 100 marches de la Montée St Barth tous les 4 matins... en plus ça nous ferait revenir rue Sergent Blandan... Mais par l'autre traversée de colline...).

Ce qui est marrant par ce chemin là: c'est qu'y a aucun distributeur de sous de proximité de tout le long de CE chemin, celui là et pas un autre. Zéro. Et t'as vu, pourtant: on y trouve tout! 15 ans que j'arpente (nan en vrai 14, 15 je veux pas, faut que je me casse avant, même à la trash au pire, mais ça fera jamais 15 ans, nanana, je veux pas).

Cette nuit j'ai mal dormie, donc, mais c'était au Bauhaus, j'étais toute seule derrière la devanture tagguée et fermée, au milieu de "toujours une expo super classe", et Michel était pas là. Là dedans y a les fauteuils, le cloître de la salle du bas pour les mix de Sean, et avant ça les concerts, avant que les flics déboulent, les doubles chiottes dont un qui Marchmal tout le temps, pis derrière le technocentre de Chelmi, son projecteur de ouf, son matos à musique de dingue, et sa Vidéothèque bordélique qui dégueule de tous les coins de tables et de tabouret, et la "petite porte" de sortie, quand c'est fermé devant... bah parce qu'il est 6h du mat, quoi, tanpis, les gars on dormira demain, hin. Même que des fois quand y a plus de citron, y en a encore... Michel il savait moyen faire les cervoises, mais chez lui zarbement, elles étaient souvent bien bonnes quand même.

Me souviens une fois, j'attendais sûrement Tiphaine qui devait être à la bourre, au Campbell's, alors je lisais le journal local avec un grand crème, pendant que Fred traficouillait dans sa cuisine, avec une itw de Despentes dedans. C'est pas ma came Despentes, même si les 3 premiers m'avaient fait une grande impression, sans doute parce que j'étais encore un peu merdeuse, alors. Mais de manière générale, j'ai jamais trop aimé sa façon de parler (surtout quand elle parle franchement: ça choque étrangemen ma chochottise, quand c'est trop gras et bin que j'en ai vu d'autres, ça me fait déguerpir, peut être que j'ai assez de la réalité crue pour pas supporter de me la farcir dans les livres... alor que Dustan, ça m'est du clafouti avec la cerise qui va bien sur le dessus... chelou, hin?) , quand je l'ai entendue s'exprimer en public, du moins (après je la connais pas, alors bon, on peut dire n'importe quoi fastochement dans ces cas là, alors que eut être qu'elle aime bien les petits lapins, on peut pas savoir...) Manue a dû lire les trois derniers, elle, mais elle m'a pas dit si y z'étaient bien. Despentes, j'ai dû m'y intéresser parce qu'elle était lyonnaise, et que ça m'impressionnait certainement de savoir comment elle s'était sortie de la Lyonnaise Chiasse. Je me souviens juste qu'elle disait précisément qu'à Lyon si ce que tu fais (artistiquement ou quoi, hin) ne marche pas tout de suite, autant y crever mille ans que ça marchera JAMAIS. Et bien... Rien que pour ça, je crois qu'elle est réellement ce qu'elle est: une lyonnaise, une Des-pentes, et que bien que je porte un intérêt que très relatif et mitigé à tout ce qu'elle a pû faire ou dire ou Bla ou Blu, que je respecte malgré tout la verve avec laquelle elle a fait tous ces machins jusqu'à son blog couillu et mal amputé sur la fin: je crois que je CROIS profondément à ce que j'ai lu ce jour là dans ce torche cul trop local. Et d'autant plus que ce qu'elle a réussi, elle l'a fait à Paname chez Massot avant que ça devienne Massot qui a eu l'intelligence de prendre le risque tout calculé qu'il fute (du verbe Futer, futaler, futaleru t'ça tout ça... là que ça parle en plus... DE LYON! (pouuuuuuuâârk, oh non pas Lyon!?... Bah si, pourtant, la vlà bien la capitale dégueule! En frais! Pan dans les dents). - bah depuis que je me suis faite traiter de groupie mythomane par un gars de la CNT de Lyon via courrier anonyme tombé par erreur sous mon paf, je peux tout dire de qui je veux de connu [P.S: à noter j'ai couché avec Garcimore en 1942, ah je vous avais pas dit? Ah pis j'ai tué Carlos, m'a énervé, il voulait absolument que ma mère soit sur la tof avec sa collègue au Café de Genève du 6e arrdt alors qu'elle voulait, alors "Pof"... A pû... t'en fais pas mon pote, j'en ai d'autres du même jus... a y est la fatigue en corrigeant les fautes, faut vraiment que je finisse de corriger et que j'aille pieuter].


Cette nuit, j'ai dormi au Bauhaus, dans mes rêves, enfermée toute seule là dedans, mais avec de la lumière, et j'ai fouillé dans tous ses skeuds et toutes ses vidéos, j'ai déniché des perles, à part le live de Tomtom Club qui fait bien rire, j'ai rematé le Joy Division truc, trois concerts de depeche Mode, un docu sur le punk, un meuchon des Clash que j'avais pô vû, un long trajmé sur la gaytude, de la vidéo expérimentale beaucoup trop techniquement pointue pour moi qui suis pire qu'en couture pour la vidéo, mais qui en fait quand même, même du Jonas Mekas, écouté de la musique electro qui m'intéresse d'ordinaire sans plus que ça, et même le truc sur le skate board fabriqué par un collectif de jeunes kékés, j'ai kiffé, j'ai tout rematé cette nuit dans mes rêves de fumée bleue étouffée par les Camel. Mais j'étais seule, avec plein de questions à poser, et Michel n'était pas là, à l'abri de son bérêt et de la Bêtise Humaine, pour répondre à tout et MEME BIEN PLUS, sur le contenu de telle ou telle pochette et son contexte de réalisation, dévié sur un sujet approchant et enchaîner le coup. Michel il rêvait, comme moi, mais de l'autre côté de la vie, il me regardait pas crever dans mon ignorance parce que mort, on n'y voit plus non plus, sans les bien belles choses qu'il nous a appris, sur la Tolérance, l'Ecole de la rue, les dépassements d'horaires autorisés par la loi permissive du rideau fermé avec bar ouvert derrière, la générosité, la persévérance, le goût des belles et bonnes choses, la dignité, la seule dont le humain dispose pour voler un peu plus haut que les petites pâquerettes qui puent. Michel il rêvera encore. Fais de beaux rêves, toi, tu nous les raconteras après, à la fin de l'album des Smiths qui tourne là.

"Everyday is like Suuuundayyyyyyyy, Everyday is silent and grey..."

On est samedi et Lyon est morte d'ennui. 15 ans de galères ici. J'ai eu beau passer tous les étés en Croatie, la première fois que je me suis sentie chez moi, c'était à Londres, j'avais 13 ans, une très étrange sensation, j'y suis retournée l'année suivante, et ça m'a refait le même effet, ensuite j'ai eu 18 sur 20 en anglais jusqu'à la fin de mes études, j'ai pas traduis du Edgar Allan Poe en pipotant sur le sens de la tarduction littérale mais j'ai pû en parler avec des hollandais, des écossais, des chiliens, et quelques guatapaltèques de passage. Quand j'y suis retournée 10 ans après: c'était pourri, trop grande, trop matérialiste cette ville, une drôle de mentalité, plus la même: transfigurée en moche, je suis pas aller gratter le fond, mais juste que cette fois là c'était pas un 1er mai des 90's avec un rassemblement de punks multicolores à Hyde Park non. Plutôt Camden Town Made In Taïwan, et des eufs voilées qui rentrent chez Agent Provocateur à côté de la baraque de Georges Orwell. Il aurait mieux valu rester boire du rosé à Pizza Pino Bellecour et leur tirer leur couteaux Laguiole. Je suis allée à Paris seule, la 1ère fois à 19 ans. Je me serais pas rappelée de quand j'avais 6 ans qu'on est allés avec mes remps, que j'ai pété très fort du haut d'un escabeau en me faisant ajuster une robe dans un magasin de lusque pour enfants, qui a bien fichu la honte à ma reum et ma grand reum, et moi éclatée de rire; en revanche je me rappelle que j'ai perdu un personnage en forme de petit lapin sur une voie de métro, que j'en ai fait une Chiasse Rocambolesque dont la famille a bien profité, et que non contente qu'on m'ait racheté le même en neuf avec une collerette en plus et tous ses accessoires -un ballustre un peu naze - (qui était donc pas le même, vu que le mien s'appellait "Anthony" - et pas Antonella-la-collerette, donc... et qu'il était Usé Le Mien de Ptit Lapin: ce qui faisait tout son charme), on m'a ensuite achetée la "Méchante" en figurine de Charlotte Aux Fraises pour me calmer le nerf furieux de ma princesseté colérique et capricieuse, je l'ai eue (et trouvé même gentille, Sourgrape) jusqu'à ce que ma soeur me la "taggue" au stylo bille, pour me faire gammer. Alors quand je suis retournée seule à Paris, j'ai pas aimé, mais j'y suis retournée encore une fois, deux ans plus, tard: pour comprendre, parce qu'y avait un truc derrière ça, je sais pas lequel, je voulais savoir. Y avait un truc, je l'ai sû au moment où j'ai adressé la parole à ce metteur en scène de Théâtre du quartier Bastoche (avant la Bastoche-Hype), qui m'a fait visiter le quartier, la place des Vosges, là que je dormais rue Daval, la rue dite "craignos" du début des eighties, je peux pas vérifier j'étais naine. J'y suis retournée encore ensuite, trois ans plus tard, et puis une à deux fois par mois, et parfois 3 insupportables mois sans y aller et je commence à me sentir très mal, très très mal dans ma peau, très très mal dans ma ville à la conne mentalité. J'ai passée 10 jours à Maison Alfort dans une maison chic, vue de l'extérieur, l'été de la canicule... On est entrées au Baron des Champs sans être sur la liste, par hasard avec Nane, en 2004? (et on s'est faite passées pour des journaleuses, pour pas faire tâche: et ça a mordu, le mieux!), la meuf du chef de Sony Ziquemuze m'a proposée d'aller serrer la pince à Franz Ferdinand, et j'ai même souvent trouvé des paquets de clopes gratos donnés comme ça dans les rades, ou 5 cervoises... à 5 euro, avec Polo. Pour dire, un jour, j'y ai même croisé l'ombre d'un Prince, et c'était pas une hallu, tu verrais ça à Lyon? ça urge, de m'installer. Pas pour croiser cet acteur connu dont je me rappelle plus le nom dans le tromé, ni pour devenir connute moi même ("ah ouais! Joy!? C'est la conne qu'on a retrouvée décapitée au fond de a Seine"... hum... quoique...) Lyon c'est l'héroïne principale de ma vie plutôt que l'implantation de mon décor préféré, et ces temps ci je suis pas très fière de moi d'autant plus qu'elle me pèse lourd de devoir mijoter de trouver ailleurs, un job et une vie peinarde, dans mon état général, parce que je retombe dans de vieux travers que j'avais laissé en suspend au profit de me comporter "Bien", sans doute pour que "l'on M'aime Mieux". (ce qui est une vaste connerie ou un projet un peu mégalo, je saurais pas dire). Mais pas l'alcool, ça risquerait plus d'arriver, j'ai effleuré le dégoût là dessus, donc c'est mort pour retomber amoureuse du Coma (en plus je suis totalement nulle en dégueulis et en coma: je digère tout et je ne sombre jamais, sauf que je m'endors n'importe où, possiblement même avant d'avant fini un seul verre si je suis très capoute). Je me sens ni bien ni mal, juste un peu plus conne et autodestructrice que d'hab, mais rien de lourd non plus, c'est juste dirigé sur moi, et je me vois dans le viseur, je me méfie un peu, ça me met chelou et je dois user de vigilance pour ne pas crapuler à l'excès, ce qui est vastement tentant tant le monde est il grand (lalalalalaladorémi... shuuuuuuut: c'est un secret). Enfin suffisemment ch'lou pour pas vouloir en parler à Chapouc par exemple, parce que de une: il m'engueulerait comme de la panure de poisson pourri, de deux, je me sentirais ensuite infréquentable pour ses mômes si je disais en quoi je me crains un petit chouilla avec plaisir ces derniers temps. Je veux pas en parler à Manue parce qu'elle va me dire que je déconne un peu trop et faire la maman mais sans m'engueuler (donc je vais culpabiliser et me calmer net, alors que moi j'en veux encore de cette déconnade, au moins juqu'à ce que je trouve un taffe à Paname), et alors si j'en parle à Sand, je crois juste qu'elle attrape une poëllon en fonte sans que je la vois faire (sorti de la poche ou presque) et qu'elle m'assome en me hurlant dessus, vite fait, bien fait, histoire de plus m'entendre. Paradoxalement si j'en parle à certains potes encore plus inconscients que moi (donc les mieux que j'ai en ce moment, fatalement puisqu'on vit dans le même monde), ça va à peine leur faire esquisser un sourire avant de se foutre de moi, vu qu'ils considèrent que sur ce radeau là, eux sont déjà passés de l'autre côté, certains avec bouée dans l'attente paisible d'un îlot en mer chaude, et d'autres tout au fond, abrutis noyés dans les récifs coraliens, médusés au milieu des étoiles de mer... et ceux à qui on ne parle même plus depuis longtemps... depuis qu'ils se sont fait bouffés par les requins, transformés en plancton (bouffés par les baleines en Gepetto staïle), embourbés dans les algues, ou changés en Orques. (Bah des dauphins, bernique: ça c'est les jap qui se les sont fait à la baguette pointue... hem... je me sens très classe après avoir dit tout ça, vous vous doutez bien (si vous êtes toujours là, Francis, Simon, Bernard, Josepha...âllo?)

Alors comme je sais pas trop quoi foutre de tout avec tout ça, je voltige dans mon état, et j'essaies d'être au moins très sérieuse sur les trucs qui me prennent, comme le taf, les gens que j'aime, et monter à Paname faire un groupe avec Polo (et le reste du temps, je chie dans la colle, mais solo pour pas déranger mon monde). Le reste... On en reparlera aux congés d'été! (t'façon c'est quand j'ai envie d'écrire comme ça et que ça vient tout seul, qu'on peut dire que je suis pas dans mon état normal: le tout c'est de le savoir... herm...!) Chat F'jait longtemps tiens... (m'en fous, je suis même pas déprimée juste ARCHICREVEECOMMEJAMAIS).

Ce qui me saoûle et je le sais, c'est que c'est mon taf qui m'a mise dans cet état, et que je paie cher d'avoir morflé pour leurs chiffres et mon "évolution transversale", à l'heure où je viens de perdre un an... sur une prochaine vie à Paname et re- recommencer tout, encore une fois, ce qui est bon mais tuant. Ce qui est dur c'est de retomber malade quand on avait enrayé les maladies chroniques quelques ans en avant. D'avoir du mal au souffle et UN PUTAIN DE CALCUL REINAL PAR 46 KILO de rongeage de toutes les graisses, et autres sucres et ce qui est bon à l'énergie du corps, le tout avec un comportement raisonnablement déraisonnable, mais en proie à la descente alors que le but est de regrimper sur la colline, sans passer par la rue Sergent Blandan, pour une fois. Des muscles usés de contorsion à marcher sur la ville 24h/24 et à remuer les bras pour faire le même moulin que celui de Don Quichotte. Larchuma, sur moi. FAUT QUE JE ME CASSE, d'pis l'temps que j'y dis. Y a que Michel, qui m'écoute, je suis sûre... Bah ça tombe bien c'est l'heure de m'occuper de mes candidatures à envoyer lundi matin. Tchaw.

edit de 21h34. J'ai fait mes candidatures. Mon reup en chie de sa ponction lombaire que ça fait peur à voir. Mal à mon calcul reinal (faut que j'arrête le café, et VITE). Pas arrêté de fumé tout le w.e. Pensé à Chelmi toute la journée et regardé des tofs de ma reum p'tite, de ma grand reum' p'tite, et de mon arrière grand reum de son vivant. Lui ait parlé de Chelmi, et après on a parlé de nos chiens. Seb nous a invitées au Théâtre gratos demain soir toutes les trois, Müxe, Amaury et oim. J'ai l'angoissante idée que Chelmi se soit flingué comme ça de la sensation de s'être fait enculé à sec au moment où il bâtissait sa meilleure vie, un peu comme moi ces temps (bah ouais mais un blog: ça ramène tout à soi, qu'est ce tu veux que je te dise...) et je trouve ça moche à penser. Et Dur à avaler. J'espère que je me trompe. Obligée de penser qu'oui je me plante, t'façon, sinon j'ariverais plus à faire un pas dans la rue, et drôlement de pain sur la planche pour rester à bloquer là dessus.

T'as vu la tof? On dirait un clown qui rêve... Il me fait penser à R.Vé... Si c'était ça alors... On meurt juste après avoir réalisé ses rêves, et alors ça explique que certains soient plus précoces que d'autres? Ce serait une bien belle Vérité, si tel était le cas. Sauf qu'à côté du Rêve, la vérité a la variole. Alors je préfère continuer à rêver. Je rêve debout en gardant juste la conscience de bien tenir sur mes deux jambes (enfin j'essaie). C'est tout ce que je vois de juste, pour l'heure. Et que faut que j'aille promener le chien, même si on est allés à 15h, c'est pas une raison.

Et sinon ma reum m'a fait un avoeu glauquesque sur sa vie perso d'avant d'être une reum, qui explique bien des choses sur nos origines. Bah ça eclaircit des mystères sur la Divisie Ronde et Entière, zarma (et sinon j'ai un scoop pour vous autres, si vous êtes moins fortiches que moi en investigations sur les origines, attation gros scoop qui tue: ON VIENT BEL ET BIEN DE RIEN quoiqu'on veuille deviendre!... allez jouer aux cons après ça, tiens!).

Sur ce: Comme disait Germaine, la cop's à mon arrière grand reum (une drôlesse de mieux), "comment va ce matin, je te bise la main, allez, à d'main, que j'te bise l'arrière train". (nahah, wiwement les widéos sur le blug, pas vrai les gars!?).

 

Infréquentable.



(Oh merde! un vrai dessin pourri réalisé à base de stylo bic et de painter IX au mulot!... Déjà je déteste dessiner, mais alors en plus des illustrations ni faites ni à faire: C'est pourri, le chien a bouffé le stylet de la tablette grafuck!)

Et bin je crois que mon épopée Panamienne de la semaine dernière était que dalle à côté de la semaine que je viens de... d'ESSUYER, est le mot. Je n'ai rien vu passer, et j'ai surtout repris à tout faire à la fois, Calcul Reinal ou pas, vu que personne ne veut me faire un arrêt de travail standard pour hypoglycémie continuelle + vertiges + somnolences et accès de fièvre et mal à la gorge + foie pourri par le citron et le café. (faudra un jour que j'arrête le citron... c'est pas marrant, comme monde: faudrait tout arrêter et se transformer en Blob pour vivre longtemps, à croire). Je monte un truc, j'envoie des cassettes et d'autres trucs finis en même temps, oui Madame, je l'ai faite ma candidature pour un poste de Responsable dans un milieu totalement superficiel (et donc parfaitement proche de la réalité du monde du travail...), j'ai fait les courses, je me suis bastonnée avec mes horaires de mon prochain train, l'ordi, la caméra, le temps à débloquer pour les potes... Je résume: je dors 4 heures par nuit depuis bientôt deux semaines, et je n'ai pas prévue de m'arrêter deux secondes non. (vu que de toute façon tout le monde se fout de ma glycémie et de mon Calnul Rono, là).

Mais alors comment fais je donc pour me détendre me direz vous? Comment? Et bah c'est très très simple, les amis: je me gave d'huiles essentielles, de protéïnes, de pâtes au grugru/toffu, de pâté Vegan, et d'autres d.r.o.g.u.e.s sans que ça gêne personne (joy c'est bien connu = la meuf qui s'en sort toujours toute seule et qu'on aime bien regarder se dépêtrer de sa propre merde en rigolant.. nan mais je dis ça au second degré, je crois que c'est important de le préciser...que les seules aigreurs que j'ai sont à mon estomac). Non, parce que j'imagine sans doute que comme je parle toujours que du festif et moinsse du Réel rébarbatif, une barbe à tifs c'est dégueu... sans doute tout le monde s'imagine t il que je ne branle rien après mes folles journées derrière mon ordi du boulot avec mon chaland ivre bourré à la caféïne en bout de fil du casquàphone or que c'est juste... JE METS LONGTEMPS A ME PREPARER, s'il faille ensuite que je (ma la) Pète très très fort!

Et comme tout le monde s'en fout, et bien je m'en fous aussi. (Ionesco, sors de moi!). Fastoche. (Et pratique).

Sinon il m'arrive des trucs tordus, en une semaine, je me suis faite draguer par 3 gars, et quoique l'envie m'en aurait bien démangée si j'avais eue envie - et envie de quoi d'ailleurs? ça y est je crois que j'ai de nouveau oublié, et flûte - (en + j'imagine bien qu'à 46 kilos avec plus de fesses qu'un trou au bout de la colonne vertébrale je dois être au moins sexy comme ça!): BERNIQUE. Mauvaise occasion, pas l'temps, trop crevée, trop de monde autour. Même quand on veut, des fois on peut pas. (alors que y a encore que deux semaines de ça, plus dispo à partir en sucette que moi, y avait pas: mais ouais mais y avait personne à ce moment là, mauvaise lune!). Je raconte la mieux, je suis partie avec Jérôme, Loïc, et Tophe en caisse à Grenoble pour aller gigoter du derrière sur un Sound System d'un toupain. Quand Tophe (après avoir poussé un Monumental Pet de trompettiste du haut de son cul de 38 berges... si, si)... m'a proposé tout un tas de choses très attrayantes comme des massages de ma planche à pain et d'autres incursions dans ce que je n'ai plus au bout de la colonne vertébrale... Fidèle à ma solution de repli habituelle: je me suis endormie dans un profond coma (une spécialité du moment) dans un duvet à quadruple fermeture éclair, dans la caisse, à la place du mort pour éviter ce carnage en attendant que les toupains nous rejoigne... Lors qu'ils étaient soi-disant motivés pour tenir jusqu'à 6 heures du mat' (moi ouais, j'étais blindée, je pouvais... mais plus personne voulait danser avec moi sur du hip hop ragga des 80's de la soirée de Pep -il chante bien ce con, bordel - Et à mon réveil, en jetant Loïc et Jérôme de la titine, Tophe a vraiment cru qu'il allait me ramener chez lui: Or: j'ai un Schien à Nourrir. Allors non.

Samedi 19 avril.

Joy a passée toute une fringuante semaine à la Poste et au laboratoire d'analyses des Terreaux (ça tombe bien que c'est à côté). Après moults examens, il s'avère juste que je suis, et c'est pas des blagues: l'organisme bipède le plus SAIN qu'on a jamais vu vivre en milieu urbain, même en dormant 4 heures par nuit. Plus "dans la moyenne" que moi y a pas. (si, en fait: y a l'enfant bulle). Là on a tout fait: la thyroïde, l'immunité, le potassium, les toxiques, les germes de la vessie, je vous en passe des chouettes. A part que Joy est la personne la moins sucrée et la moins cholestérolée du monde et que je brûle instanément la protéïne, à part les bactéries qui servent à la vie (que même celles là, il en manquerait presque), joy a l'intérieur des organes les plus propres du monde, même les intestins, et finalement c'est peut être même ça le problème, je suis aseptisée de l'intérieur: effroyablement veugra à voir dans les chiffres, on dirait un exemple fictif d'un bouquin de médecine. Un esprit malsain dans un corps sain: que faire? Peut être le seul truc qu'on m'a pas fait depuis que je suis tombée dans les pommes au taf pour le nouvel c'est un IRM, pour voir de mieux- près quelle est cette case que j'ai en moins et qui me file des vertiges, somnolences, problèmes moteurs (je loupe des marches ces temps ci: ça devient dangereux...). En gros pour avoir un bilan complètement lambda et dans la moyenne des gens, il faudrait que je mange au Quick trois fois par semaine, et que je fume un paquet de clopes en plus par jour... Alors j'ai décidé de continuer à prendre des stimulants... Sinon on m'a prescrit de prendre des compléments alimentaires pour les personnes âgées. (en gros pour me soigner mon Alzheimer inexpliqué précoce et me filer du "Pep's pour vieux", parce que si on m'en file pour les gens de mon âge: je le brûle instantanément.) En gros j'arrête pas, Manue, tu me verrais à l'action: tu me supporterais pas deux secondes.

Alors comme je suis débordée de toute part, j'ai simplement décidé de foncer tout droit dans tous les trucs que j'ai en cours. Les vidéos, chercher du taf à Paname en continuant de taffer dans ce que je taffe ici (non parce qu'au boulot, les rats quittent le navire, à mon service, et pas mal de monde a déjà foutu le camp, peut être 10 personnes en un mois, et je crois que mon chef a cru que je déconnais, quand j'ai dit que puisque c'était comme ça, que j'ai taffé + tout l'an passé, pour gagner moinsse: je vais aller voir ailleurs et je m'y tiens, là je suis sur quatre candidatures de trucs divers et variés sur Paname, et je fais des sondages auprès des toupains dont les parents sont à Poste dans des trucs qui pourraient m'intéresser). Je voudrais me barrer en juin et récupérer mes soldes de tout compte avant mes congés payés (en plus qu'il parait que la particip' annuelle de 2007 me paierait largement un bel emménagement dans un appart de 30 mètres carrés tout à fait bien: je veux dire avec même un frigo neuf avec congélo, une machine à laver même à hublot si je veux, et peut être même une sécheuse, genre juste pour me la péter (et parce que je sais pas repasser: mais plier je fais ça drôlement bien, en revanche). C'est un peu encore trois tonnes de taf en plus de devoir chercher du taf maintenant et rapidement, pas très prévu comme plan après le coup de la carotte aux alouettes de mon job actuel, mais y a moyen, et je suis prête à dormir que 4 heures par nuit encore un petit bout de temps, avec ou sans stimulants (par exemple cette semaine, j'ai réussi à tenir avec le minimum sec: un médoc sur deux pour mes allergies, 2 gellules d'E.H pas tous les jours, et pas de protéïnes tous les jours non plus, 0 stimulant, et c'est allé... A part que si je mangeais un peu plus ce serait mieux, à condition de bouffer plus de légumes et moins de pain à Tartex. En gros c'est toujours la loose ma vie, mais avec chien, forcément ça passe bien, et j'emmène la Patate à peu près partout où je vais, quand il ne pleut pas, ok pour crever de fatigue, du moment que je me tire vite d'ici. Les toupains trouvent que c'est atroce quand je dis ça, au désespoir de ma propre Reum Mother: mais je préfère avoir un chien que des enfants. Je me sens pas capable de me responsabiliser sur l'avoir un enfant un jour (dans vos rêves, les gars, ouais). (ou alors adopter un laossien quand j'aurai 40 ans, le salaire, le temps, et le mode de vie qui irait avec... mais je crois pas que dans dix ans je me serai "calmée", en vrai... nan, je crois pas, j'aime trop déconner et faire des trucs farfelus, faudrait au moins m'assomer avec un marteau de trois tonnes, et encore). J'ai fait mes preuves avec les enfants des autres, mais avec les miens, je serais infichue de gérer je crois: "Oui ma fille, suis le chemin de ta mère: va te droguer en rave party, et surtout n'oublies pas de ramener douze piercings, un punk et 3 mst, bon week end, prends mon am ex, on ne sait jamais..." Hem... Voyez le genre.

Nan mais je parle de ça parce qu'on m'a beaucoup questionnée sur le sujet tout l'an 2007, et comme j'ai toujours un temps record de décalage à la profonde réflexion avant de savoir me prononcer (et un petit accident n° 3 passé au compteur qui a mis un an à me torturer le mono-neurone résiduel que j'ai), en plus que déjà j'y comprend rien aux filles de mon entourage de comment elles marchent, alors me questionner sur comment je marche moi, putain, je préfère détourner l'attention en bouffant de la brioche aux gras saturés avec un lit de beurre de cahuète dessus.

Sur ce je crois que je vais me faire ma teinture aux herbes, me laver, ranger mon bronxon, prendre des tofs en retard que j'ai, et ébaucher mes trois prochaines candidatures à poster lundi matin. Et j'ai résolu le problème de tablette graphique en panne dont le stylet a été bouffé par le chien (mais aussi l'adaptateur de la Internet boîte): j'en ai trouvé une moins chère que Wacom et plus chère que Smoby, "d'occazenbonétat", comme quasiment tout ce que j'achète à -70% de prix pour ma pomme, qui devrait me permette de refaire des dessins de blugs so soon... Je reviendrai à ce moment là, je vous laisse avec la Ouache Chelouze. (C'est veugra cette vie que je mène: il faudrait alors statistiquement dire que joy remet toute sa vie en question tous les 3 ans, le temps divisien que vaut pour vous une seule année). Bouze!

Edit de 15h32

Au revoir toupain... Sean vient d'appeller, comme je suis hyper à la bourre sur le programme de ce samedi, et réellement sans talent pour aller aussi vite que Lorie, j'ai quand même 2 secondes neuf, sur la nouvelle que Sean vient de m'apprendre... Le patron du Bauhaus est décédé du Das, y a un mois. Enkilosante nouvelle, Sean dit qu'il s'appelle Michel, moi j'ai toujours cru qu'il s'appellait Laurent mais si je suis douée pour me rappeler les chiffres, je suis nulle pour me souvenir des noms. Le bauhaus j'y ai trainé mes grolles dès que ça a ouvert, en 2005, je crois bien. La déco qui va avec, un des rades propres les moins chers de Lyon, sans horaire de fermeture prédéfinie. Il m'a ouvert ses portes pour faire la projo du film d'Astropolis, ce mois de décembre 2005: 25 personnes. J'ai payé mon buffet vegan, qui est tout heureusement parti, même les litchis, et rien en consos. QUE DALLE. Sans ça, Michel passait toujours des vidéos furieusement intéressantes en boucle à n'importe quelle heure de la journée, un mec fin et doué d'une culture supérieure sur le vaste monde. Je savais même pas qu'il était malade, en dernier Sean mixait chez lui les jeudis soirs et on a pas eues le temps d'aller voir ça avec Müxe. La dernière fois que j'y suis allée je crois que c'était pour refiler des K7 à Dèv: il passait un live de Tomtom Club qui nous faisait bien marrer avec son chanteur à épaulettes doublement plus larges que le bonhomme, le genre de truc que le Necronomicon des arts audiovisuels aurait laissé au rebut, sans lui... Pareil pour un autre tas de documentaires délicieux matés chez lui. Un de ces soirs ils nous a laissées finir à 5 ou 6h du mat avec Extatic, en janvier 2007, pendant ce temps là il cassait de la céramique pour finir sa vague géante en mosaïque sur le mur. J'ai vu un concert de la Raïa à leurs débuts, là bas aussi, tiens. F...ck. La Lyon que j'ai aimée se meurt. Salut l'Ami.

 

Joy to Paname



Bon, alors après avoir chialé auprès du bureau de la SNCF pour avoir raté mon train de 10h qu'on me fasse la place la moins chère pour l'aller au lieu de m'annuler l'aller et le retour et m'obliger à repayer les deux - bref me faire encore baiser, quoi - (joy n'avait pas gardé les ref client de son dossier, ni les horaires, ni même vérifié sur ses billets la veille au soir) après avoir pris le taxi Ateulier to gare sncf avec la valoche à roulettes et le chien pour arriver à 11h... Pensant avoir judicieusement de mémoire pris cet horaire là (si je perds la mémoire, on perd tout, les gars...) Finalement j'arrive à 15h à Gare de Lyon, dont je sors pépèredement après n'avoir pas trouvé le métro de la ligne 1 du 1er coup (et après ça m'énerve, alors je préfère ne pas revenir sur mes pas)... Je sors côté Reuilly, je marche un coup twanquillement après avoir bien pris le temps de sortir le chien de son sac, et je croise un truc inédit: Le Grand Blond du Petit Café où je me dirige justement avant d'aller poser mes bagages chez Polo. (Polo habite à côté du Petit Café... Le petit Café c'est le Club des Ratés de Lyon appliqué à Paris... pour situer). Je m'arrête, parce que ça fait 4 mois que je suis pas montée, et que peut être je suis pas physionomiste et je me gourre, mais je regarde les ourlets du gonze de dos, qui sont toujours un peu juste sur ses baskets, j'avais remarqué ça, la dernière fois. J'attends un peu derrière qu'il se retourne, et ça me semble bien être lui, alors je le hèle, je crois qu'il me reconnait pas, alors je dis "Polo" dans une phrase et il me répond qu'il l'a vu hier, mais cette fois c'est moi qui pense que peut être je m'adresse à un inconnu qui me répond une connerie pour me faire marcher, alors qu'en fait ce serait un inconnu. Je dis "à bientôt" pour rester dans le ton, et je trace vers le premier métropolitain (truc pratique parigot, il y a toujours un métropolitain après 10 minutes de marche en rond, où qu'on se trouve). Je prends je sais plus laquelle, je change pour la 3 (trajet VERT... je me repère aux couleurs, c'est con, mais c'est comme ça que je m'en démerde: par exemple, je prends souvent vert pâle- bleu outremer, et bleu outremer et marron quand je viens, j'ai pris bleu ciel une fois, c'était lourd et je le referai pas, et parmi celles que je déteste y a la jaune, qui est malheureusement souvent obligatoire quand il faut traverser ou se rendre en un point du centre). Là je prends Vert Pâle direction Galliéni, et je m'arrête à Gambetta, après c'est facile: il faut passer devant la mairie, puis le commissariat, puis le square interdit aux chiens, puis tourner à gauche à Pizza Pinocchio (ça marche aussi 2 rues plus loin à Pizza Papa, mais ça rallonge un peu...). Je pose mes bagages au petit Café, Polo sera là vers 17h30, ça me laisse le rab de boire un jus de pomme le temps de me remettre, pendant que le chien a décidé de prendre la valise pour une couchette de rue, et puis je laisse finalement ma valise à Omar avant de filer à Menilmontant prendre rdv avec le tatoueur. Là c'est pas mieux, parce que je me rappelle plus le nom de la rue et que Omar n'avait pas de bottin. Alors avec le chien, on reprend Vert Pâle direction Levallois, puis Bleu outremer pour s'arrêter à Menilmontant. Arrivée là je regarde le plan de quartier, et je me dis que c'est vers la rue Sorbier mit vers la rue des Amandiers... Sauf que je me trompe de sens, je pâne bien la rue des nanettes, et je lis bien le panneau "RUE ETIENNE DOLET", ça me dit quelque chose cette rue, mais de suite je vois pas, et puis au loin je vois Belleville, un coin que je connais, en me disant que c'est mort pour me rappeler l'adresse du tatoueur de tête, et je me dis que pour la ballade avec le chien, je peux bien marcher vers cette station de métro là, ça me fera arriver pile poil pour reprendre Marron-bleu outremer-vert pâle jusqu'à Gambetta. Je passe devant la rue des Couronnes, après la rue de Pali Kao, après le marché sur trottoir, et j'aime bien les odeurs de Belleville, un peu comme le quartier Guillotière à Lyon, ça SENT la vie, alors qu'y a des quartiers où ça sent ou rien ou la mort. J'arrive synchro, au moment où le Grand Blond a repris son service. Alors on peut commencer à boire. Lui il dit "Té, je sortais de chez des potes tout à l'heure, et qui je vois?"... Et puis aussi: "Le monde est petit, quand même". Je me dis pareil, sauf que depuis que j'ai croisé ma soeur chez Grange en mangeant avec Sand une de ces fois alors qu'on habite toutes les 2 à 400 km et que c'était pas prémédité, y a plus rien qui me choque sur la liliputesse du monde. Polo boit du rosé, moi je bois toujours de la cervoise et c'est heureux, car au Petit Café de la rue du Pont de l'Eure, mon jus est connu. Ensuite on doit aller manger chez Esteve avec Sabin et Polly. A Menilmontant, cette fois je reconnais le BMG Motorcycles devant lequel on a vu les Brixton Cats à la dernière fête de la musique et qui a été retaggué avec une belle Tête de Mort depuis, et bin Estève habite rue Sorbier. J'ai même pas eu besoin de faire ma relouze qui ne mange pas de viande ni de poisson pour que le menu soit Vegan et que les chiens soient autorisés. Dûdû lui il est au bout du rouleau qu'il y ait des sacs plastocs partout avec des légumes dedans, et comme d'hab il essaie de voir par tous les moyens qui épluche quoi sur la table. Estève elle est clown, et Sabin, bin il est malade aujourd'hui. (Bon j'avoue deux jours avant, je mangeais dans un VRAI restau Breuton de Lyon qui m'était inconnu jusqu'alors avec l'équipe des Zons et tous leurs copains taïwanais qui sont de passage ce mois ci des - grosses - MOULES, j'ai fauté Ganesh, j'ai touché le Fruit de Mer défendu... Ouais, mais c'était aussi des VRAIES, merde, pour une fois... Ensuite la patronne nous a fait un a capella de Dalida et d'Edith Piaf, bien fichu, en plus: même pas besoin d'allumer le micro qu'elle avait à la main pour que sa voix porte, et bon, accessoirement j'ai esspliqué au chef des taïwanais comment se servir pratiquement d'une fourchette et d'un coutal (It's easy, you see: you pick- you cut and you eat...). Sauf que là on est chez Estève. Et Polly ne vient finalement pas. Et on peut manger avec les doigts. Estève est cossue comme meuf, elle me fait un peu penser à Sand par exemple dans sa manière de s'exprimer, même si Sand est imbattable quand elle en a de bonnes, quand elle prend des expressions à l'impro du genre: "Ah bin s'il voulait prouver qu'il peut être encore plus Con que Con, ton concierge, c'est réussi!" ou bien "Et la carotte après laquelle ils t'ont fait marcher à ton taf, elle est tellement longue qu'elle peut arriver jusqu'à ton cul, si on fait pas gaffe"... Enfin Sand dit ça encore plus élégemment et j'aime bien son franc parler.

Estève et Sab habitent eux aussi rue Sorbier, un peu plus loin que BMG (décidément c'est une manie), c'est à dix minutes. J'aime bien rentrer dans les immeubles parisiens, on en voit toujours de drôles dans leurs entrées, là ce sont de vieux escaliers en bois qui n'ont plus de vernis, avec des paillassons du rez de chaussée et une plaque "ESSUYEZ VOUS LES PIEDS"... la même chose sur le paillasson du mec du 2ème étage (petit fils de concierge?). On est assis auprès de la table basse du salon, un chouette petit appartement pas trop bordélique, au milieu des sacs de légumes de ce soir betteraves, artichauts, patates, fèves, endives, tout ça pour nous: c'est trop. Et puis on commence au Pif. Les parigots boivent beaucoup de pif rouge, c'est l'habitude de là bas, contrairement à Lyon, où on aime bien le pif blanc et où la réserve de Mâcon est pas loin. On mange bon, ensuite on joue. D'abord à Time's Up. Un jeu où on doit deviner des célébrités, de tête il y a Jean Moulin, Jacques Tati, Eva Braun, Louis ferdinand Céline, Jean Cocteau, Art Garfunkel... Il faut les retenir, ensuite les faire deviner avec des mots, au deuxième tour avec un seul mot, et au troisième en mimant. On joue par équipes: Polo et Estève et Sabin et moi. Sabin se donne un mal fou pour que je devine, et je suis plus douée à deviner qu'à faire deviner. Et je compte aussi que j'ai dormi 4 heures la veille, donc je commence à être de moins en moins réactive. De leur côté, Estève et Polo arrivent à se faire deviner des trucs juste avec les mots "nazis", "seins" et "couilles", parfois même en se les mimant... Ensuite on commence à jouer à un jeu dont le but est de construire des trains à travers le monde et de relier des villes comme Brest à Novocibirsk, par exemple... (Risk appliqué au système tordu de la RATP...), là je ne peux que perdre, sauf pour relier Edimburgh à Paris (parce qu'en avion, je sais pas si vous savez combien ça coûte... mais moi je sais). Ensuite il est 4h du mat, et il vaut mieux rentrer dormir, parce qu'à cette heure ci, on est certains que même le Petit Café a sonné la fermeture. En dernier, Estève raconte comme elle en a chié pour s'installer à Paris, comme elle en chie à son boulot, et comme parfois elle hésite à prendre un taf à trente 5 heures pour vivre un peu mieux et faire ce qu'elle veut à côté. Je lui explique que c'est ce que j'ai fait, que de manière temporaire ça peut être satisfaisant, mais ce n'est pas si évident, quand les "à côtés" remplissent justement tout le reste des reste des trente cinq heures et que finalement, on sait pas trop ce qui est mieux...

On rentre. On dort. Avant ça je repense à Ian Curtis... Pas le chanteur, mais la meuf avant hier, qui s'est vautrée en plein milieu de la gare sur ma route du taf et les trois pékins qui se sont mis autour, pas un seul fichu de sortir son gsm et d'appeller les pompiers. Elle marchait, et puis elle s'est avachi au sol. ça va?. pas de réponse. Inconsciente. Et regardez moi ces trois couillons de l'accueil sncf les bras en avant à pas savoir quoi foutre. Je dis: "Bonjour, il y a une femme qui s'est évanouie au milieu de la gare Part Dieu: elle vient de faire une crise d'épilepsie, là elle est calme, mais elle ne répond toujours pas." "Quel âge?" il m'a demandé. "Bah euuuuuuuh... (joy est nulle pour ce genre d'estimation)... entre 25 et 35 ans?" "Et c'est où?" "Entre le Virgin, la café et le tabac" "Bon et bin on arrive". Ensuite Ian Curtis a refait une deuxième crise, les gars de la gare la mettait sur le côté, mais elle convulsait grave. Sur les deux connes compatissantes qui regardaient faire, une me demande si j'ai appelé les pompiers finalement, je dis oui c'est fait ils arrivent (on vous a pas attendues, ça c'est sûr...: c'est gratos l'appel aux pompiers, merde!). Et puis je vais au boulot en me disant que vraiment, les gens sont cons. "Pas très réactifs", ce serait trop poli, je pense. Ensuite je fume une clope sur le balcon du boulot, en regardant vers la gare et je vois les pompiers arriver au loin, sur le parking. Une demie heure plus tard, j'ai une collègue qui arrive, et qui me dit qu'ils ont sorti une couverture réfrigérante, pas pû lui filer de médocs comme on sait pas la cause, et qu'elle y est toujours. Merde. Pauvre Ian Curtis. Enfin ça me change des cadavres qui sautent des fenêtres sans parachute.

Bizarrement malgré tout ce pif rouge, on est pas trop claqués le lendemain. Le lendemain la douche, j'en rêvais depuis la longue journée la veille, entre mes foirades de train, le métro qui suinte la transpi à travers les portes, avoir marché de Gambetta à Belleville en tournant comme dans les canaux d'Amsterdam avec le clébard, la soirée... Polo a des trucs à faire l'aprème, et moi avec. Armée du chien, et depuis qu'on a eu l'amabilité de me renseigner sur l'adresse du tatoueur: rue ETIENNE DOLET, donc... Polo m'accompagne jusque là. C'est très lumineux au dedans. Il y a un type qui demande en quoi c'est fait: le nu qui est en face. Moi je dirais au pigment aussi, comme le type, mais Christian explique que c'est tout de même de l'acrylique. Pas de la chaux, de l'huile ou de la gouache avec du vernis mat: de l'acrylique. J'attends que le type se barrre avec le chien, et puis le type ne met pas trop de temps à se barrer. Ensuite je demande si c'est bien Vous Christian et on me dit oui, et puis j'explique mon cas. Je sors mon beau dessin qu'on m'a fait de sa pochette de cornflakes avec des bêtises écrites dessus par Laul, et que c'est ça que je veux me faire tatouer sur l'omoplate. Christian il sort ses lunettes et il regarde tout ça de très près et il demande en quel format, et s'il va peut être falloir ombrer un peu pour donner un peu de relief, comme là comme ça c'est un peu plat, et qu'est ce que c'est ça? Bah c'est un diadème, alors "Ah oui! d'accord", et puis je lui montre mon pauvre dos crevé avec mon muscle déformé çui qui est à tatouer, et il me dit qu'il faudra faire plus petit, moi je suis d'accord qu'il faut ajuster à la taille de ma omoplate et Christian insiste pas trop pour savoir si je suis sûre, Laul il m'avait déjà dit "Tu sais après c'est à vie, hin", bah là que j'étais déjà bien au courant, c'est que j'ai mis à peu près dix ans à être sûr de ce que je voulais, donc Christian insiste pas trop. Après je vois qu'il y a des arbres de Tom Sawyer dans sa galerie, je fais remarquer, et Christian me dit "Ah mais tu connais toute la famille, alors", je dis non, je dis juste que j'en ai beaucoup filmé certains et pas d'autres des Furieux Zizis Mitrailleurs et que y en a avec qui on s'entend mieux que d'autres, Christian ça le fait rigoler, ça. De l'autre côté de sa salle d'expo, dans sa salle de travail, y a un mec qui fait mijoter son tatouage de bras sous du cellophane. Après on parle un peu des expos, et du fait que je cherche un taf sur Paname, et puis on prend rendez vous pour mai, et je paie d'avance, j'étais inquiète pour le prix. J'ai beaucoup acheté de chiens, de sculpture, de dessin de tatouage et de site internet ces derniers mois, alors fonction du prix, je suis bien contente de pouvoir régler en une fois et d'avance, et s'il y a du rab, je dis, je te rajouterai ça le mois prochain. Ensuite je reprends jusqu'à Belleville avec le singe-chien, j'appelle un ami au cas où il soit dans les parages, et je laisse le iench chez chez Polo, car je dois ensuite visiter une hypothèse de mon prochain lieu de travail. Je prends des stimulants pour me réveiller un peu et y aller sereinement.

C'est à St Sulpice, là je ne suis jamais allée. A St germain, oui, il y a longtemps, mais là, non. Alors je prends Vert pâle, violet OU orange qui marchent en parallèle jusqu'à Bonne Nouvelle, je me trompe d'un arrêt je repars dans l'autre sens, et je m'arrête, dans les rues des armées Napoléoniennes. ça va: c'est à côté de l'Eglise, au passage je repère des noms de boutiques qui feraient aussi bien mon affaire pour taffer. Et je m'arrête à mes objectifs. Je rentre. Les nanas me disent Bonjour, après qu'une ait quitté prestement son siège pour filer derrière le comptoir. Je m'arrête sur un truc, je demande combien ça fait. La nana me répond. Il est 16h: c'est pas normal qu'à 16h l'après midi, y ait pas un pékin dans une boutique de centre ville. Je comprends pourquoi ils cherchent des gens pour motiver les troupes... Elles sont polies les filles, mais sans motivation, sans qualité de service. Je demande un catalogue, et elles me renvoient sur leur site internet (alors à quoi ça leur sert de taffer dans une boutique???), et quand je dis que c'est parce qu'une de mes anciennnes collègues travaille chez elles, et est commerciale de terrain sur le secteur Rhône Alpes, elles disent... Rien. Ou elles demandent si elles peuvent me renseigner, mais si je voulais des renseignements j'appellerais sûrement le 118 008 ou les R.G... C'est pas très Corporate tout ça, je trouve... Mais elles sont sympas les filles... Je repars avec mon kheffier bleu pétrole de chez à la Mode de Chez Nous, elles m'ont même pas poussées à la conso... Quand j'ai demandé à voir la collection N' Débélé, la meuf me colle devant, étale les babioles et me laisse regarder. Sans détail. En trois mois, je leur ferait prendre 3% sur les ventes en + du chiffre habituel... Je me casse. C'est temps. Polo a dû revenir de la manif maintenant.

On est à peu près synchros avec Polo au Petit Café, et il attend des toupains pour qu'on aille manger à côté. Il a préparé son guacamole, Polo. Et les toupains arrivent. Il y a aussi un groupe de Zicos, dans le Petit Café et Franz, le chanteur qui me regarde bizarrement, il est mignon comme mecton, mais je ne connais pas Franz et ça m'est égal de savoir qui il est. Je sors pour appeler mon Ami, celui qui a des conseils sur tout, et qui n'a jamais le temps de rien, et surtout pas de vivre (nan, mais et puis quoi encore???) Lui il me dit de passer, et je lui dis que si je viens ce sera express. Parce qu'en vrai, si j'y vais... Y a des chances que je HURLE. Que je lui Hurle dessus, plus précisément. Quand j'arrive il y a des chiens et des enfant un peu partout. et puis j'ai mis plus de temps que je pensais. J'ai fait Vert-pâle/marron, alors que si j'avais pris Bleu d'Outremer en chemin, je serais allée plus vite. Quand j'arrive, il est l'heure de manger pour tous les chiens et tous les enfants, et mon Ami est très affairé entre tous, pour que ça se fasse bien. C'est rigolo, parce que c'est comme ça que je l'ai toujours vu, lui, quand il s'applique un peu à faire les choses en le bon ordre, alors j'oublie la colère. Et j'aide à faire manger les enfants, les chiens on s'en fout qu'ils mangent ou non, en revanche les enfants, c'est Très important qu'ils mangent. Surtout quand c'est bon. Mon ami, lui, une fois que l'affaire est faite, il pense à me servir de l'alcool de Pif, et moi comme je suis conne, et que j'oublie ma colère, je le bois. Je me sens mal, mais c'est mon Ami, et j'ai trop souvent tendance à le suivre partout... Ensuite il faut faire dormir les enfants, et comme ils sont nombreux, ça n'est pas évident à les accompagner, mais mon ami qui a plus l'habitude à des astuces sur ça. Et quand l'un d'entre eux demande 'K'est quoi çaaaaaaaa?" en me montrant du doigt, mon Ami ne répond pas, et moi je n'ai pas la réponse non plus. Ensuite mon ami me sert encore de l'alcool de Pif rouge, et puis on partage de la fumée, et quelques mots, mais pas tous. C'est étrange parce que je me sens aussi mal que bien, chez cet ami. Il faudrait pas que je reste. Il faudrait que je Crie Très Fort, et que je parte à toute bombe les pieds devant, mais je ne peux pas en présence du sommeil des enfants. En fait, je ne peux pas, parce qu'aussi Dur de Carafe soit il, je l'aime pour ce qu'il est, ce drôle d'Ami, allez savoir pourquoi. C'est compliqué. Et mon Ami n'est pas d'une humeur qui permettrait qu'on lui Hurle dessus. Au contraire, je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'il est très seul à ce moment là, même avec autant de chiens et d'enfants alentours, et ça me fait de la peine pour lui. Alors que je devrais à raison faire ça: foutre le feu et me tailler la malle. Au lieu de ça on parle, comme toujours sans tout se dire. C'est moins horrible que d'habitude pourtant. Et puis mon Ami propose qu'on regarde un film des enfants en buvant du jus de fruits pour grands: bien fermenté. Comme j'ai pris trop des stimulants toute cette journée, il y a relâche (oui parce que j'en ai repris juste avant de venir, et encore une fois arricée avec mon Ami), et c'est moi qui fait l'enfant. Je dors. D'habitude je n'arrive pas à dormir là alors j'attends sans rien dire que mon Ami dorme en premier, mais peut être parce que je ne suis pas la seule et que les autres enfants sont tous endormis, j'y arrive mieux. On ne sait pas... C'est compliqué. C'est compliqué d'avoir cet Ami compliqué. Sauf que là, tant que je dors, et bin on s'en fout un peu. Un peu plus tard le film es fini et les enfants se réveillent car ils on soif et qu'on ne leur a pas donné plus de jus de fruits à eux, sauf joy. Encore un peu plus tard joy dort toujours, pour ne pas dire qu'elle est tombée dans le coma pensant ça être discret, mais son Ami la réveille. Croit elle.

Black Out.

"Tu as encore réussie à rester!" dit mon Ami, (bin toi tu crois que j'ai fait exprès peut être? Après que tu m'en as mis plein les roues y a 30 et douze mois 62 jours zéro heure un quart et 3 secondes?) et je lui réponds: "Oui, toi tu m'as encore eue", même si en vrai, c'est vrai que maintenant je suis contente d'être restée juste pour sentir "l'odeur" de la maison, dont je me souvenais aussi et qui m'avait manqué. Et mon Ami décroche enfin un sourire, sur ce. Je file car les enfants et les chiens se sont réveillés et il n'est pas bon que je dorme plus longtemps qu'eux. Mon chien m'attend, et lui je l'ai bellement délaissé, et je ne suis pas allée dîner non plus avec les toupains de Polo. Et ça c'est mal. Et puis je manque piquer ma colère, car y a un ex qui a essayé de m'appeller à minuit vingt conq, lui qui appelle jamais, et qui a une onfo stricte sur PAS APRES 11H, forcément, dans ces conditions là, ça m'agace pire que veugra. Surtout AUJOURD'HUI. Je prends marron puis Vert-pâle à l'inverse. Et je réveille Polo. Ensuite on va chercher du petit déj et petit déjeûner au café du coin. Polo me raconte que c'est parti en nouille au petit Kawa, la veille quand il y est retourné après son repas. Et plier mes bagages, et rentrer à Lyon. Le contrôleur m'emmerde à cause du chien, sauf que rien ne dit que je paierai jamais pour que mon chien puisse prendre le train. Et je m'endors... dans l'odeur de ses pets, jusqu'à ce que je m'en aperçoive et que je décide de le sortir de son sac et de le mettre à mes pieds. Loin. C'est insoutenable.

Quand je rentre, je m'arrête chez mes parents, et ma mère me dit enfin: "je n'avais pas vu... Que tu avais l'air aussi fatiguée".

J'ai refais des analyses cette semaine, et il semble que je n'ai pas d'infection de rien, ni de carence étant donné que les protéïnes n'y changent rien, ni à ma fatigue ni à mon poids.

En revanche j'ai peut être un calcul Reinaux. (c'est dingue j'arrive pas à le dire au singulier). Mon médecin a dit ça. Et bin je trouve que c'est une chouette nouvelle, si ça me permettait de passer quelques temps chez moi à m'occuper de mes candidatures. Et surtout le Lao m'a massée la jambe une dernière fois: ça y est JE MARCHE!

P.S: le chien a bouffé le stylet de ma tablette graphique... Alors chômage technique de dessin et faut vite que j'en trouve une pas chère sinon on va encore tous crever pendus par les tétons dans d'atroces souffrances en Enfer :( Bon, bah c'est l'heure de mes stimulants, hin.