Je pense qu'avant la fabuleuse annonce que j'ai à faire une belle photo amortira peut-être le coup (ou pas)... Et aussi pour me souvenir que même en Hiver Paris qui vaut pas trois montagnes, est belle, des fois. Dimanche soir j'ai découvert le sens de cette phrase que je dis toujours à ma soeur quand elle l'attrape : "Comme ça on peut te suivre à la trace jaune" à propos de la gastro. Donc j'ai découvert les affres de cet horrible petit virus qui fait beaucoup de dégâts multicolores, mais aussi le Smecta dont j'ignorais totalement le goût jusqu'alors, je suis pas une gerbeuse de nature donc je n'ai rien puké dans les wawas, mais la nausée oui. Je crois que je la couvais un peu parce que toute la semaine qui a précédé j'étais pas en super état, et le samedi j'en ai donc profité pour relouzer la vie de mon voisin du bout de la rue, chose dont je suis toujours pas très fière, même après qu'il m'a dit que c'était pas grave. Jusqu'à ce que ça se transforme en angine... Le mardi... Le lendemain du jour où les ouvriers sont venus isoler les portes fenêtres qui sont derrière mon bureau, par moins 2 degrés, pour que ma gastro me passe plus vite. Mais le mardi je me sentais moins seule, et je n'avais plus de problème gastrique, déjà, car tout le monde était malade au taf. Donc je suis allée faire des provisions de Dafalgan et de sirop à la carbocystéïne, jusqu'à ce que ça commence à passer. Le mercredi. Sauf que le jeudi j'ai eu mon "cadeau mensuel" comme dit la pub pour les serviettes qui puent (que je n'utilise pas plus que le tampix tellement que La MOONCUP c'est l'avenir de la gueuse qui a ses menstruations), donc la crève est repartie de plus belle. En fait c'est là que j'ai décidé de me mettre au sirop tout en buvant du lait au miel à la gelée royale, en reprenant mes protéïnes, en me baffrant de steaks au tofu. Donc j'ai passé une semaine exceptionnellement nulle entre le froid de mon bureau le temps des travaux, ces virus bizarres qui trainent dans l'air et de drôles d'impressions d'être en train de dormir derrière mon ordinateur à ne rien comprendre à mes notes panofskiennes sur la troisième époque des vases Antiques entre deux chocos sans gluten. En plus je ne pouvais même pas faire ma "Chuis trop la plus grande" sous le nez d'Eglantine Gropétard (une journaleuse de chez nous qui est tûte pitite-pitite mais qui se la pète en Très Très Grand, en plus d'être méprisante... et qui a un méga gros pétard, donc franchement pas de quoi se la racler en slim sur deux pousses de jambes et l'trou du cul tussuite comme disait mon arrière mémé. Donc ma solution c'était de porter mes bottes de catin cloutées de 7 cm de haut, comme ça elle s'immisçait pas mon champ de vision, même en sautant, en plus que ça devait l'énerver, et là comme je suis allée chez le cordonnier, que de toute façon il fait un temps chiottesque all the week long, j'ai eu pour moi que ma gorge qui gratte, et mon bide en train de jouer un air d'Opéra, en regardant ma kokeshi, et comme ma collègue D.A.F était aussi naze et pourrie de la glotte que moi, même pas on est allées mater le makeup à Monoprix, même pas on est allées bouffer dehors, c'était tip top la louze. Résultat j'ai loupé un atelier d'orga de festival et deux apéros, et suis restée chez moi ce week end à trier des photos, faire le ménage, jouer un peu de guitare et dessiner des fées et prendre soin de mes pieds... Et comme faut pas déconner non mais t'as vu le temps qu'il fait, avec une angine et mes gnagnagnas, tu vas pas non plus croire que j'allais me laver et mourir d'une grippe due à une ingestion massive de chocolats fins et de chocos sans gluten?... Ni le vendredi... Ni le samedi. Bah ouais mais en dessous de 0° non seulement je transpire plus mais en plus j'ai les poils qui arrêtent de pousser, donc un washing standard au lavabo et des nippes prop' me suffisent amplement. Bon ok je suis pas encore auto-nettoyante et j'ai fait la femme des bois, v'là, et alors? Me dites pas que ça vous arrive pas quand je sens ce que je sens dans le métro, sauf que je vous fais pas l'affront de prendre le métro quand je me lave pas, moi.



Et puis jeudi comme j'ai que ça à foutre c'est bien connu, je suis allée au tribunal entre midi et deux pour prendre des nouvelles de mes anciens patrons et me récupérer une note d'honoraire pour l'équivalent d'un bras, mon avocat ayant cru qu'après 1 mois de travail en CDD j'étais sortie de la mouïse... Alors que MEME si ça se passe bien au taf, le CDI n'est pas encore au bout du tunnel, et donc j'ai encore droit à l'aide juridictionnelle, nah mais oh. En fait je crois quec'est Val qui m'a réveillé le neurone cette semaine en me demandant un dessin de "fée avec des ailes d'anges" pour son prochain tatouage. Chose à laquelle j'ai commencé à m'atteler hier, heureusement elle me laisse un peu de délai pour lui faire d'autres propositions et finaliser un dessin propre, ce qui est loin d'être ma spécialité. C'est rigolo, parce que j'ai pas mentionné que j'étais retournée me faire tatouer des orchidées chez Christian, ni n'ai parlé de ma pote Cécile qui est allée se faire gravouiller à l'aiguille aussi récemment. Je suis contente parce que maintenant ça y est : j'ai un jardin dans le dos ! Mais peut être ça manque de feuillage finalement, et comme j'ai d'autres préoccupations ces temps-ci, je laisse ça à plus tard...



m.p Val : bon tu vois j'en suis là pour ton truc, mais c'est que mon 2eme dessin mal dégrossi... mon 1er était plus fin mais tellement colorié avec les pieds que ça serait pas passé au scanner (c'est là que la tablette graphique me manque, mais ça m'oblige à user du crayon ce que je suis pas fichue de faire spontanément...), je sais que c'est un mix de fée-pin-up'ute-à-gros-cul, hin, j'en ai bien conscience, (enfin de dessiner de beaux gros culs en ce moment, je ne sais pas pourquoi, le dernier dessin que j'avais fait c'était une danseuse de French Cancan avec une grosse touffe de cheveux rouquin, un corset bien serré et des hanches prêtes à accoucher d'un éléphanteau), mais t'inquiète je vais essayer d'autres trucs et d'autres positions, faudra juste que tu me refourgues ton adresse pour t'envoyer tout ça à la fin et que tu puisses choiz', mais déjà si t'as des rectifs : DIS LE !

Et Vendredi soir, dans ma grotte, planquée dans mon Eternity Scarf en laine de yack derrière mon ordi, on a fait des tests comparatifs on the web de couleurs de vernis Chanul (totalement Bio et non testé sur les animaux, mais si, mais si, je suis super crédible) avec Sand. Et j'ai beau avoir fait l'extrème infidélité à Chanul d'avoir commandé un "Hey! Get the Lime" OPI, je crois que finalement Orange Fizz va remporter tous les suffrages du Printemps qui arrive, qui est déjà là (j'y crois à mort, ce n'est pas de la neige, là dehors, non, non ces traces blanches ça doit être au moins des bugs dans ma rétine, mais sûrement pas de la neige...). Le pire c'est que deux secondes avant de s'envoyer toutes les photos d'ongles vernis au Chanul du oueb pour comparer les couleurs, on parlait de sucre de bouleau de produits biO et de cosmétiques non testés sur les animaux... (en même temps, teste-t-on le vernis sur les animaux?... Bon merde, je suis pleine de contradictions ok, et je snifferais du vernis Chanel encore plus fort que du destop si ça pouvait me déboucher le nez MAIS JE BOIS PAS DE COCA ET JE VAIS JAMAIS CHEZ MACDO !)



Sinon j'ai appris aujourd'hui qu' (encore) un de mes conteurs d"histoires préféré du XXe siècle était décédé avant hier, bon à 91 ans, mais ça m'a fait un peu chier quand même. Moi j'aimais bien l'idée de savoir que quelque part au monde il y avait un J.D Salinger évadé dans son mutisme dans un chalet du Hampshire, et qui avait écrit The Catcher in the Rye, pour le plus connu, mais j'avais aussi kiffé l'histoire du poisson Banane et Franny and Zooey. Et ça m'a fait pensé à Aillaud qu'on a vu avec mon voisin du bout de la rue à l'expo Deadline au MAM Panam' (qui est finie et dont je ferai pas la pub vu qu'à part lui et Cheng Zen et peut être Hartung c'était nul), qui a attendu la mort sur son lit pendant un an après être resté totalement paralysé et avoir peint même jusqu'à la fin tant qu'il pouvait... Des oiseaux.



Peut être la mort des gens qui font chier de mourir c'est comme les oiseaux, on aime bien les regarder partir en bande parce que c'est chouette à voir comme ça, dans l'infini, mais comme on peut pas les saisir une fois qu'on les voit plus, c'est super ennuyeux de pas pouvoir les revoir encore une fois.