Banksy... une oeuvre qui a été mise aux enchères 50 000£ juste cette semaine, je crois... (beh oué, main'nant que je taffe pour deux rédacs de canards spécialisés en Zarts-beaux, je suis même au jus du marché... Et quand j'ai vu du Banksy mis aux enchères, j'ai failli pleurer...)



Edvard Münch, Le Baiser. Ce baiser là m'a littéralement troué l'cul. (main'nant que je taffe pour deux rédacs de canards spécialisés en Zarts-beaux, j'emploie même un vocabulaire tout à fait approprié). Pour moi c'est exactement ça. Cette étreinte d'un couple nu dont les têtes se confondent pour ne faire qu'une, ça vaut toutes les représentations de l'Amour du Monde, et j'en pisserais sur celui de Klimt si on m'en donnait la possibilité, qui à côté, même avec toutes ses dorures, ne vaut même pas la coque d'une noix qui aurait été pourrie par un ver. J'ai eu la chance de pouvoir aller voir l'expo en avant preum's gratos à la Bitacothèque de Paris avec Mélanie, la Cheffe de pub et la stagiaire de 15 ans la semaine passée, et ça valait vraiment le jus. 150 ans d'avance : j'ai vu outre de l'expressionisme, du Dada, du surréalisme, du Pop Art (la partie bien) etc etc. J'en déduis que la Dépression dessert beaucoup mieux l'Art que la Positive attitude à la Lorie qui ne dessert rien du tout. (main'nant que je révise pour passer mon concours de prof, je fais des métaphores philosophiques ultra adaptées).



Fernand Léger, Liberté. Je n'y connais rien du tout en Fernand Léger. A part reconnaître la patte, je ne sais pas du tout de quoi est fait son Art. Je pourrais juste en dire que j'ai toujours trouvé joli ces formes pleines d'arrondis et de couleurs vives qui t'explosent à la gueule. Mais on m'a prêté un livre que j'ai déjà hâte de dévorer une fois mes épreuves de capès passées. Liberté parce que ces jours ci je me dis que c'est peut être ceux qui en disposent le plus qui savent le moins s'en servir pour faire de belles choses à partager et qu'à l'inverse c'est bien souvent ceux qui la désirent le plus qui passent leur temps à lui courir après, harassés de toute part par des choses idiotes comme l'administration, le mal-vivre, la maladie et toutes les choses obstruantes qui empêchent le pas en avant.




John Currin (je connais déjà pas le titre alors me demande même pas la date et l'heure). Qui est autrement plus connu pour faire des toiles de cul très très bien faites que j'avais déjà vu dans des revues et sur qui j'ai été amenée par hasard à faire une recherche gougoule y a quelques jours, mais à choisir entre regarder du cul et en faire, mon choix est vite vu, du coup j'ai préféré vous montrer ça, qui j'ignore pourquoi me fait penser à tout un tas de filles piquées de la tête que j'ai pu croiser dans ma vie, qui malheureuses sans réelle raison de l'être s'amusaient beaucoup à désespérer leur monde, avec un vice certain.

Sinon noyée dans les révisions de l'examen qui est mardi et mercredi (joy qui vient de découvrir en relisant les corrigés ce matin, que si elle l'avait passé l'an dernier elle aurait pû tout à fait s'en sortir en dessinant une paire de converses moisies sur un fond de carrelage en collant au sujet et avec une grande pertinence -je déconne pas du tout, pour l'coup -, et est temporairement moins dépitée d'avance de ce qui l'attend mardi, que prévu), j'ai passé la semaine ivre de travail, de fatigue et de question existentielle à deux sous de type, mais comment je vais finir par réussir à m'en sortir des loyers, des impôts et des conneries de justice, moi à la fin? Et sans réponse c'est une de fois de plus mon voisin du bout de la rue qui m'a égayé le mauvais temps. Oui, parce qu'on a eu une discussion super l'autre jour sur la sodomie, la fellation, la branlette, la pédophilie et les sales pervers qui puent du bec (alors que quand on est déjà un sale pervers, se brosser les dents n'est pas un luxe), et que c'était vraiment génial de pouvoir en discuter comme ça, avec légèreté et sans grosses âneries grasses et autres lieux communs. Et c'est assez agréable car si je serais parfois tentée de me dire que ce voisin là à au moins inventé la Poudre, moi à côté j'ai même pas inventé les ouvertures pratiques qui ne marchent pas des emballages de steaks de tofu. Plus tard il m'a raconté qu'il a rêvé qu'on faisait du Ski-Banane ce qui m'a fait pouffer de rire étant donné qu'il y avait quelques mois de ça, j'avais rêvé de mon côté qu'on faisait de la Plage aux canards, et c'est ainsi qu'au milieu de tout un tas de fourbi disgrâcieux des enquiquinements de la vie dans tout ce qu'elle a de plus relou, des problèmes matériels aux maladies incurables en passant par les trucs idiots mais obligatoires de la vie routinienne et d'autres trucs tristes, mon cerveau a respiré un peu et mon coeur a rigolé, et ça m'a fait drôlement de Bien.

C'était un petit mot de passage à ma pause déjeûner de ce second ouikène d'intenses révisions que j'en ai des dorures de Giotto qui me sortent de la bouche comme des postillons quand j'essaie de manger mes pâtes al pesto, mais je vous laisse pas en rade, avec une dernière image et non des moindres :



Masolino : Sainte Pucelle coincée entre deux roues priant l'ange aux ailes noires d'épargner Hippolyte Rapsodus avec son couteau à camembert sous les yeux ébahis de Charles Ingalls (au balcon). (un truc que si vous connaissiez pas, c'est que vous êtes vraiment des gros nuls en Quattrocento) et qui va sûrement être mon sujet de dissertation. Ouais je sais, j'ai un niveau de culture générale absolument édifiant.