The Knickers' queen.



Plutôt comme ça alors? En fait?... Val je sais plus quoi faire de ta fée, je t'assure, d'autant que sur un petit format de tatoo tu pourras pas caser 36 traits, donc voilà le dernier prototype... Mais je tiens à dire qu'il est forcément plus trash que celui d'avant, où ma fée-strip-teaseuse avait au moins le bon goût de porter une culotte sous sa jupe... Tu me diras donc ce qu'il en est car si j'avais fait la robe en vert ç'aurait été un avatar de la fée clochette de tûte façon et comme je bosse pas dans les studios disney, des fois vaut mieux télécharger une image sur gougoule (ce que je fais d'ailleurs pour tous mes tatouages quand je suis pas tellement une grosse feignasse du crayon que je préfère payer des autres gens pour me dessiner un truc avant de passer sous l'aiguille)...

Lundi c'était formidable, je n'étais plus malade, le service pub de la boîte voulait me filer des trucs à faire plus intéressants que ma gestion des abonnés et autres comptage de stylo-feutres et me proposait presque des tunes en plus sur mon salaire. Et puis le mardi à 17h mon bide s'est mis à gargouiller, ensuite il a été question qu'il me dise merde, et donc j'ai réussi à aller trois fois aux wawas à peu d'intervalles entre deux pour évacuer quelque chose qui ressemblerait à du Paic Citron si l'odeur ne le trahissait pas. Donc je me suis barrée avant la fin de la journée (en courant ou presque) pour foncer chez le pharmacien acheter du smecta, et suis rentrée chez moi, pour me bourrer la gueule aux smectas dans mes verres à demi de Cervoise Lancelot en mangeant du riz devant Dr. House. Le mercredi et les jours qui ont suivi j'ai anticipé et commencé au smecta avant toute chose, et bon dans la semaine j'ai réussi à commencer à arrêter de boire du café par petits fûts (ce qui n'aide pas, sinon). Maintenant je suis constipée mais tel un bousier j'arrive encore à pousser ma bouse. Bref. (non mais c'est bien parce que j'ai jamais eue de gastro de toute ma vie qu'il FAUT que je partage ce bilan d'informations passionantes).

On va revenir à ce fabuleusement liquide mardi, où j'avais oublié mon portab' à la maison et de retour du taf, j'avais un sms d'un vieux pote de Lyon (un pote que je connais depuis 15 ans pour dire, pas un gars avec qui on s'appelle fréquemment pour se prendre la tension, mais un de ces vieux potos qu'on croise dans les bars le soirs et avec qui on a fait quelques soirées), qui disait qu'il était de passage à paname avec des potes de Plouqueville et qu'on irait bien boire un coup. Dans mon état c'était juste absolument hors de question que je passe ma soirée avec qui que ce soit d'autre que Dr. House (qui ne m'impressionne plus tellement maintenant qu'on sait qu'il a pas trouvé le vrai remède de la gastro) en écoutant mon bide chanter la Traviata (enfin ç'aurait été possible sous couvert d'avaler une bouteille de Destop avant et d'être munie d'un petit bouchon...). Le mardi mon super voisin du bout de la rue a appelé pour dire qu'il était revenu d'une de ses missions pour la Croix Rouge sauf qu'il repartait le lendemain faire du ski (pour la Croix Rouge aussi, évidemment). Blooody Fuckign' Beullocks. C'était juste une soirée à regarder la tévé, cqfd.

Le lendemain et les jours qui ont suivis j'ai juste pas arrêtée de trimer. Ne me suis plus retrouvée dans des situations inconfortables sur mon lieu de travail qui me fassent fuir toutes jambes devant pour éviter une explosion atomique dûe à des ingestions massives et répétées de Cookies surboostés au cacao. Et le soir j'étais déjà en meilleure forme pour voir Dam's. Qui me proposait la veille d'aller boire des coups à Pigalle, et était plus dispo ce jour là pour passer prendre l'apéro à la maison gentiment avec ses copains. Dam's qui fait aussi du théâtre dans une troupe d'impro à Plouqueville (comme beaucoup de mes fréquentations du Club des Ratés avec qui je traîne là bas) et qui était venu pour négocier des albums et des trucs avec un groupe de musique qui chante du Indochine mais en mode un peu moins Major. Et c'était classe parce que pendant qu'on buvait du rouge, son acolyte accordait mes guitares en en jouant ce qui me rend toujours service vu que d'ici que j'ai fini de régler mes 1500 balles de véto en attente je peux crever pour pouvoir me payer un ampli et un accordeur qui te fait ça juste-tout-pile-niquel comme moi je sais pas trop faire. Comme j'avais écouté vite fait la veille ce que faisait le groupe avec qui il était (qu'on peut écouter ) vite fait je me suis dit tiens, le chanteur a quelque chose de très proche dans le timbre de voix de Nicolasirkis. Alors bon j'ai demandé à Sylvain qui chantait, et puis dit que je trouvais que le gars avait vraiment des trucs proche-Indo et ils m'ont répondu en choeur les deux : "Non mais on lui dit tout l'temps et en plus physiquement il lui ressemble !". Sauf qu'il s'appelle Eugène et qu'il est arrivé après. Sauf qu'une fois que tu l'as vu en vrai, bon c'est peut être pas la ressemblance de tronche, mais y a aussi en effet quelque chose dans la morphologie, et comme Eugène était assis à côté de moi de l'écouter parler sans le regarder, c'était très rigolo. (au point que des fois t'as envie de gueuler "Salut Putain d'Public!" en imitant sa voix au milieu du canapé, sauf que ça se fait pas donc je me suis abstenue). Moi après à part que ça tire plutôt vers le bas que du coup c'est pas forcément ma came (en tout cas pas en français) je dis que musicalement c'est pas mal ficelé, même si je préfère par exemple du Crust ou écouter des vieux punks de Montreuil dans des bars tabacs vers Belleville. (sinon je me serais pas arrachée un bras pour coller un lien fuckspace dans ce post). Donc à un moment le gars il a bien fallu lui faire la remarque (attends je peux rester super polie quand je reçois, m'enfin ça veut pas dire que je peux me retenir plus d'une heure pour dire une connerie à un de mes hôtes-inconnus pour autant). Et là où Eugène Sirkis a le sens de l'humour c'est qu'il a répondu "Non, mais je suis son frère, en fait, ç'pour ça". Et nous qui pensions tous qu'il était décédé... Bref à part se bidonner (non mais faut le voir, je retournerai à Plouqueville pour le filmer moi ce type) là dessus, du reste ça été très agréable de discuter des approches de la Musique (la manière dont tu t'y colles, le pourquoi ensuite t'es foutu t'en décolles plus, les goûts et les couleurs, les envies de signer des contrats avec ton sang et surtout les non-envies de le faire, parce que franchement poser à côté de Coeur de Pirate ça peut être dix fois plus humiliant que de se faire chier dessus par un oiseau de proie et des alternatives etc..; Et BIEN SÛR qu'on a parlé de notre rade préféré des années 90 avec Dam's de quand on était jeunes et beaux, qu'on sentait l'alcool et la chaude-pisse et qu'on brûlait l'corniflard par les deux bouts (enfin pour jeunes et beaux je parle des autres, hin, moi j'ai arrêté de vieillir en 2003, donc je le suis restée, d'ailleurs Dam's m'a presque vexée en me faisant remarquer que bon même si j'avais encore des boutons on pouvait non plus pas dire que j'avais pas des débuts de ridules... tu sais les salauds de potes qui ont toujours le chic pour te balancer une grosse vérité dans ta face... enfin lui il a rien à dire quand on était jeunes et beaux, lui il était gros... putain si il tombe là dessus je crois qu'il va me re-faire la gueule pendant 10 ans, c'est pas grave, il avait qu'à par me traiter de "plus toute jeune") N'empêche que mes seins tombent pas (quand t'en as pas ça s'peut pas t'façon, j'ai toujours dit que de pas avoir de poitrine donnait un considérable avantage sur le reste du monde en plus de certaines facilités à taper des gros sprints dans le métro perchée sur 7 cm de bottes à clous : ouais maintenant que je bosse dans le 15e, que j'ai mis 30 ans à savoir marcher sur des tape-cul je concoure pour être la Marie-Jo Pérec de la putain de ligne 4 depuis la 9 ou la 12). Dans ce temps là je leur faisais écouter Sloy qu'ils ont beaucoup aimé que malheureusement beaucoup de monde a oublié (un des chouettes groupes que j'ai découvert dans les années coke de Nulle Part Ailleurs sur Canal où ils passaient vraiment les seuls bons trucs de cette pauvre époque musicale, enfin je te dis ça que depuis un plan de travail saccagé par des ronds de mugs de café à côté d'un cendrier plein et dans une tenue qui n'a rien à envier à la dégaine de Kurt Cobain, donc j'irai pas dire que je suis un indice fiable du quotage en bourse qualitatif des groupes des nineties... m'enfin les 00's (The "zero's???"...) c'est pas ce qu'on a fait de mieux non plus, à part Ethnopaire - bah oui, tiens-). Ensuite Sylvain et Eugène Sirkis devaient rejoindre des gens au Klub et Dam's des gens à Pigalle, mais pas toud'suite. Donc j'ai emmené Dam's au Saint Sauveur pour lui montrer mon Club des Ratés parigot et finir le bavardage, boire deux verres, j'ai emmené Dûdû avec pour être sûre de ne pas aller à Pigalle ensuite (taf oblige et je m'étais déjà ramenée ravagée le lundi, ayant absorbé des quantités d'alcool et de bloody mary suffisantes pour qu'il m'en reste dans le sang jusqu'au dimanche suivant, avec mes nouvelles tâches de la Pubbe ç'aurait fait vilain...) et suis rentrée gentiment à 23h après avoir montré la ligne "bleue foncée" qui va à Pigalle à Dam's (je me rappelle plus le numéro, je me rappelle rarement les numéros de lignes de trom'). Ensuite ce qu'il restait de la semaine a suivi son cours plein de trucs de la pub bien relous au boulal, et le samedi avec Cécile on est allées voir Ritier chanter au Lutétia de Colonel Fabien, parce que Cécile connaît pas et que la semaine d'avant on s'était vraiment cassées les noix à aller à perpette pour voir un truc mou, et après un gros apéro à la maison on a fini par décoller et c'était chouette cette fois ci (des fois c'est moins bien, c'est super aléatoire), on avait pas trop loupé grand chose, c'était totalement pas fini, et le temps de finir, tranquillement on est rentrées avant 1h et le reste du week end, j'ai enfin réussie à dormir, à tenir une diète plus de trois heures pour faire fuir le vilain petit virus et me mettre un peu à jour.

Après c'est la Saint-Cul aujourd'hui, un seul être vous manque et le monde est dépeuplé, mais comme c'est pas ma Saint préférée (qui me rappelle plus de mauvais souvenirs que de bons) non plus on s'en fout, d'autant que dans l'expression bidon "un seul être vous manque et le monde est dépeuplé" j'ai toujours trouvé chouette l'idée d'un monde sans gens (et j'espère qu'il finira vraiment comme ça : sans gens et avec plein d'arbres et d'animaux). Je crois que je ne suis plus malade (mais comme je l'ai déjà cru deux fois à tort je suis pas sûre encore).

Sinon quand Cécile est passée samedi je lui ai montré des bouts de vidéo et devant son enthousiasme légendaire j'ai repensé que Dam's m'a dit que Dèv était peut être à Paris (Dèv m'en avait parlé lui même sa meuf passait un concours et si elle l'avait il la suivait ici). Dèv qui a taffé sur mon Lucrate projet, qu'il me manque que deux vidéos pour le finir dont une qu'il a, et que c'est nul que la dernière fois que je l'ai appelé il a même pas rappelé. J'dis que si on peut même pas compter sur ses ex où va l'monde, bordel de bite. (en même temps je comprends ça lui rappellerait comment il a loupé son coup d'avoir eu la Grâce Céleste* sous le nez pendant 5 années consécutives et de pas avoir encaissé de l'avoir laissé filer, mais est ce une raison suffisante pour avoir honte de repointer le bout de son nez et me refiler la cassette prêtée et son éventuel bout de boulot?).



Bon je finis avec cette autre version de fée pour le tattoo de Val (me demandez pas le lien entre Joséphine Baker et Dark Vador, je suis juste une personne Hypra référencée en dépit de toute logique). Et si y a un truc qui m'agace encore plus que Dèv qui a pas rappelé, voire qui me MEGA-GONFLE c'est bien de plus avoir de tablette graphique du tout et d'être obligée de tout faire au crayon (et si l'ampli est pas pour demain vu mes frais de véto dont je vous parlerai encore jusqu'en juin la date de la dernière échéance), parce qu'à la tablette graphique j'en serais au moins à ma pénultième fée, voire je te ferais 2 dessins par post or que là le moindre trait me pourri la vie. Et je sais même pas me servir d'une gomme (que la seule que j'ai elle date de 1985, je te mens pas, c'est au moins un cadeau qu'on a eu dans une boîte de Chamonix ou de Zanimo's avec ma soeur, vu qu'elle est en forme de Lion qui courre avec un ticheurte "Dakota" et un short rouge... vu que la production de shorts rouge s'est arrêtée à peu près dans ces années là, ça correspond).

Sinon ce week end, j'ai même fait un peu de gym (non mais si, j'en avais pas refait depuis mai, c'est pour me muscler le gras du cul : car chères mesdames qui êtes normales en faisant du 38/40 n'imaginez pas que nous autres qui faisons un 34/36 et que vous détestez pour autant de raisons n'avons pas de gras de cul : nous avons du gras de cul, juste on en a moins mais ça se voit pareil, et la gym pareil : ça n'y fait rien, donc j'en ai pas fait trop longtemps, parce qu'à la longue le sport ça rend bête et si c'est Clarika qui l'a dit moi je la crois)... Et même je me suis fait un masque ultra hydratant des échantillons Nuxe... Et là je dois recoudre un bouton... (ouais en temps normal ça urgerait pas, mais j'ai déjà utilisé mon bouton de secours, et sur un manteau Marc Jacobs au tiers de son prix, je vais m'y mettre dard-dard). Et une machine quasiment que de culottes (t'imagine 5 kilos de culottes, un peu? Bah depuis que je m'en suis faite tirée 2 et demi cet été à la laverie, avec les bons cadeaux offerts par ma soeur pour les ventes privées, les market place DIY on line du net et d'autres vieux plans, j'ai des stocks que t'a pas idée : I'm the Knickers' Queen! (et aussi de chaussettes, on en reparlera). Bah ouais mais avant d'être la Saint Valenchose là, c'est avant tout Dimannnnnnnnnche ! (y a pas de quoi se réjouir, à cause des J.O de Vancouver, y a pas de "Faîtes entrer l'Accusé" sur la deux, je sais même pas comment je vais m'endormir sans une histoire qui raconte comment un mec a emmuré sa meuf dans la cave d'un cinéma en la momifiant à l'aide de mousse isolante, je suis deg). (ou alors je vais mater le DVD de Erhmann, le proprio de La Maison du Chaos qu'on avait visité avec Müxe un mois de juin, qui a fait un film dessus, ça fait super flipper tellement ça fait secte de ce que j'en ai vu hier... je sais pas encore). P.S : La Grâce Céleste se réserve évidemment le droit d'avoir malgré tout des gastros si ça lui chante, d'oublier des zones quand elle s'épile (voir que ça fasse des formes bizarre au finish pour certaines parties...), d'avoir le nez qui coule quand elle a marché au moins 5 minutes dans le froid avant de prendre le métro, de ne pas forcément se laver le dimanche s'il fait trop froid parce que laisser respirer la peau ça fait du bien et que le buraliste s'en fout que j'aille chercher des clopes avec les cheveux gras, des lunettes en culs de bouteilles et des baskets rose avec de la moumoutte en léopard et j'en passe...

 

le Télégramme de Rennes



Jeudi soir sortant de chez Christian Tatoo, je vais boire des coups avec Tiéry, comme il se doit. Le lendemain, je me réveille à 7h00 comme tous les matins depuis que je reprends un rythme pour mes révisions de concours, et je file après la douche, chercher des croquettes pour le chien, avant de me présenter à cet entretien d'embauche à Midi à Vaugirard. Et le type m'embauche me demandant si j'ai du temps cet après midi pour un début de formation. Ce qui n'est pas le cas. Mais je commence le lundi quand même. De retour à la maison à 14h00, j'appelle ma reum pour annoncer la bonne nouvelle, avant de filer chez Tiery à qui j'avais promis de l'aider à apprendre à se démerder avec l'ordi. Avant d'arriver chez Thiéry je vais quand même voir la dame artistique de la boîte de prod' d'à côté qui m'aurait bien embauchée s'ils avaient eu du financement, et je tombe sur elle alors qu'ils sont en pleine négo, mais je suis bien reçue, je sais qu'elle se souvient de moi et qu'elle me garde sous le coude. Comme on a pas bouffé Tiéry ni moi, je ramène les patates qui sont prêtes dans le cuit-tout et qu'on mangera à 17h30. Au final, après avoir écouté des disques plutôt sympa comme un CD de reprises de Gainsbourg, mon gratteux et son fils sont super en avance, à peine sortie du métro je les retrouve au bar qui est en face de chez moi. On monte rapido, le temps que je nous serve une cervoise en préparant les affaires du chien, et on refonce à la Porte de Montreuil en caisse. Et là moi je reste garder le fils de mon gratteux, pendant qu'il part à sa répète avec son autre groupe. Donc on a mangé du taboulé et je lui fait une omelette au saumon, en matant L'étrange Noël de Monsieur Jack d'abord, que j'ai trouvé sur le net, puis "Dracula", parce qu'à 8 ans, quand même, je pense que Dracula c'est un peu de la gnognotte au gras de couenne allégée (et que bon devant l'insistance à mater un film vachement plus trash, j'ai tranché avec un qui fait beaucoup moins peur, tout en expliquant bien certains trucs sur certaines scènes au petit). Mon gratteux est revenu une heure plus tard que prévu, et je suis repartie aussi sec. Dormir un peu.

Le lendemain à 6h, grand rush pour être à 8h aux Vignoles, avant d'entamer la route vers Rennes avec les copains. La tête où je pense, et j'étais à la place du milieu à l'arrière de la Kangou, bien mal au cul en arrivant, mais un voyage cool, sauf la traversée de la Beauce en plein orage, qui permet d'entendre le monde que je vois aux A.G et autres réus syndicales un petit peu hors cadre. Une fois arrivés, on a limite commencé le rouge le temps que la bouffe soit prête, et ils étaient nombreux à bien s'embêter pour nous aux fourneaux, du reste c'était super bon, de retrouver d'emblée de la galette au blé noir. Même froide. Ensuite le Congrès a commencé, où j'étais en spectateur, et surtout où j'ai reconnu deux têtes en provenance directe de Plouqueville, et pas celles que je préfère. Je peux pas en dire plus, parce que ça ne concerne que mon syndicat, je peux juste dire que quand tu vois la même goule depuis 15 ans dans les manifs, ateliers, squatts et autres librairies B&R, que c'est toujours le mépris, que c'est toujours la même équipe d'affinitaires qui ne s'intéresse que très très moyennement à leurs propres camarades de lutte sauf quand y a du ragot à se carrer sous les crocs, ça a quelque chose qui sent la moisissure, et encore plus quand c'est le jour où ils te demandent des comptes sur des trucs qui ne les regardent pas après avoir longtemps écouté radio Puelamort, et entraîner la rumeur à ce qu'elle devienne un état de fait sans avoir pris de vrais renseignements préalables. ça parlera à personne ce que je dis, mais je me comprends, et c'est exactement le côté de la sale mentalité Plouquevilloise qui me rassure tous les jours d'avoir fuit à temps. En plus que comme de par hasard j'ai plus reçu aucune lettre d'insultes depuis. Là encore je me comprends. Bref, les copains and I, on a bien trippé sur les motions plouquevilloises, cette fin d'après midi là. Moi au bout d'une heure de discussion qui avaient même rien à faire là, comme j'étais plus atterrée que réellement étonnée, je me suis tirée chercher des clopes pour tous avant que ça ferme, avant de choper une conjonctivite de trop regarder la laideur des anarchos-trop-affinitaires. Et bin quand je suis revenue : ça sentait encore la bouze, et les Plouquevillois voulaient encore nous fliquer. C'est énervant. Alors j'ai rappelée Manue pour lui dire où on en était, et elle et Gzav sont finalement venus me chercher, (je serais tentée de dire me sauver de là) juste le temps de poser mes affaires chez eux au milieu de la meute de chats, et on est partis manger vers Ste Anne à la crêperie Kikafaim avec Julien, Gene et Manu, et d'autres zamis à eux qui ne savent pas dire bonjour, que j'ai donc pas regardé. Et c'était vachement bon, sauf la soufflerie d'air chaud en pleine ligne de mire et les yeux qui se dessèchent, en plus qu'on se serait crus aux Baléares avec les aisselles en crue, à faire des pauses clopes dehors toutes les deux secondes pour réussir à tenir le coup jusqu'au dessert.

Ensuite, sortis de là à 23h, on part voir ce qu'il reste des Transmusicales. Bon on a surtout vu des gens en transe sans trouver la musicalité. Alors on est allés boire des coups au Papier Timbré, qui est un pub en bois Bio qui fait librairie et épicerie écouitab'. Et cette fois ci, j'ai pas déconné du tout : je n'ai pas oublié de voler deux verres des Brasseries Lancelot. Parce que maintenant je suis équipée : j'ai un grand sac. En plastique. Noir. Avec des clous. (C'était ça ou des grandes bottes avec un short qui moule, alors dans les rayons de Pouffe accessoriz(ara) j'ai choisi le sac. Beaucoup plus pratique. Tu peux pas caser deux verres à demi des brasseries lancelot dans des grandes bottes. Enfin si, mais ça doit faire une démarche bizarre. Je culpabilise pas deux secondes, vu qu' on a vu un défilé de Rennais voler des chaises de bar, et des parasols, et que même Gene et Manu se sont rembarqué la planche à découper le saucifflard dans leur sac à dos. Et le gars au parasol nous a même dit "J'ai pris l'plus p'tit!?". Et bin moi j'ai pris que deux verres, cette fois j'ai pas oublié. Je regrette juste que Manue et Gzav' aient pas pris le mini babyfoot, il était trop beau. Tout en bois pourri et plein d'autocollants. Le modèle Deluxe, quoi. Après on est allés dans un autre rade, histoire de boire un dernier verre en route, avant de rentrer. Manue avait super envie de faire une Ciste, elle m'a même montré un endroit où y en avait une, sous une pierre de Monastère. Mais bon, on était un peu à court de temps. Et on a déjà eu bien du bol de toper un des derniers bus de nuit pour pas rentrer à pinces. Et on est rentrés, on a bavardé rapidement. Manue m'a offert des supers bols à soupe à l'ancienne avec le couvercle façon petit marmiton et le bouquin de recette... J'ai toujours pas eu l'temps de l'ouvrir, je me réserve un moment peinarde pour ça, mais ça m'agace. Parce qu'on est jeudi. Ensuite avec Nuema, évidemment on tchatche jusqu'à 5h30 du mat, pendant que les mecs ronflent dans leurs lupanars. Moi je dors dans le canapé du salon, et je mets le réveil à 9h, et le pire c'est que je me réveille et que j'arrive même à prendre une douche, boire un café et retrouver le lieu du Congrès Des Chats en Colère. Et à même pas être la dernière arrivée. Enfin sur place je suis quand même rassurée que les 4 potes qui ont aussi fait leur soirée en ville la veille sont aussi nazes que moi. On fini le congrès vers 15h, où j'ai croisé un camarade de santé-social/pote d'un copain de longue date qui a lui aussi fait quelques temps de syndicat mais a quitté, pour cause de ras le bol, je suppose des mêmes raisons qui font que j'ai jamais voulu adhérer au syndicat Plouquevillois (à la Belle Mentalité de certains d'entre eux), alors que c'est le même partout, sur le fond de lutte ok, mais pas sur l'affinitaire, on y revient. On est allés boire un dernier café chez Manue et Gzav, une dernière fois avant de prendre la route (ça devait être que mon troisième litre depuis le matin, où j'ai bien remercié les gars du staff qui nous ont fait de la super bouffe pendant deux jours, dont un ancien reds' dont j'ai pas à dire le nom qui est un pote de Nuema et Veugza). J'ai tout remballé, la basse que Gzav' prête et qui est super chouette le temps que Nane dégote la sienne et qu'elle reprenne le goût (mais à mon avis ça va revenir vite), ma boîte de soupières et mes lancelots et même une super affiche que j'ai pas encore eue la temps de coller non plus, marquée "Bienvenue en terre antifasciste - Breizh antifa". Bref La honte. Encore Noël et moi j'ai rien envoyé à Manue depuis que j'ai reçu sa boîte de gâteaux bretons cet été, et même pas eue le temps de lui dégoter un truc avant de partir. La vraie copine qu'il vaut mieux pas inviter à Noël, superconnasseouais, c'est moi... Et puis on a pris la route, et c'était court comme le week end qui venait de passer. Arrivés à 21h30 à Paris. J'ai posé mon barda au milieu du salon, et filé à la Porte de Montreuil chercher mon chien, qui avait été super bien gardé avec Vince et son gosse. Et je suis allée me coucher.

Avant d'aller à mon nouveau travail, le lundi à 8h, je suis allée à La Peste, envoyer des trucs en retard (bah moi j'avais prévu que je trouverais pas de boulot et encore moins "payé" en décembre, donc j'avais commencé à vendre des merdes sur ebay pour me renflouer un peu et être à jour de loyer encore un mois ou deux). Pis j'ai sû que mercredi que c'était sûr qu'on allait à Rennes, si j'avais pas pu faire garder Dûdû je serais pas allée. J'ai mis mon costume de Playmobil-va-au-Trépalium, et je suis allée au travail, et finalement ça n'a pas été douloureux. (la preuve on est jeudi et personne n'a tiqué sur le fait que j'ai des boots à clous avec des lames de rasoir et des chaînes de vélo qui dépassent, non mais je rigole, mais à peine, en vrai, je suis dans un taf où tout le monde s'en fout de toi du moment que ce qui est à faire est fait, et pour une boîte privée et qui fait du bénéf, c'est un peu super, tout d'même) On m'a fait faire le tour de la boîte pour me présenter tout le monde qui m'a dit "Bienvenu" juste poliment, autant pisser dans un violon, vu que je suis nulle pour retenir les noms, et qu'en 4 mois autant te dire que c'est foutu d'avance que ces gens me laissent un souvenir mémorable. L'aprème j'ai fait ma formation, et le lendemain aprème avec. J'ai même le droit de réviser mon concours quand j'ai rien de mieux à foutre. Et en plus d'avoir un salaire honnête, je fais même des trucs intéressants, et je bosse dans les Beaux Arts, à un poste autonome, où tout le monde fait pas chier en faisant son boulot dans les temps sans stress (le truc avant de le voir, je comprends que ça paraisse Incroyable mais pour l'instant c'est le cas). Et je peux pas en dire plus du fait que je taffe dans un coin de Paname où j'aimerais pas vivre, avec la Tour Eiffel d'un côté et Monoprix de l'autre (j'ai enfin compris le concept "Monoprix" en y allant m'acheter des plats préparés à me faire entre midi et deux : 100€ l'article, quel qu'il soit : "Mono-prix". ça veut dire un prix invariablement unique (100€) du paquet de trombones au kilo de riz). Bon hier midi, j'ai prix ma vengeance sur le Monop' en allant à la petite librairie du coin acheter des petits stylos 4 couleurs de sale gamine (rose/vert pomme/turquoise/violet) en plus de mes bics spéciaux (je suis une personne à qui il faut des stylos spéciaux pour ne pas écrire comme si c'était avec les pieds avec les deux yeux crevés, pour vous donner une idée) et un agenda de Super busy-Nunuche (c'est quand même pas trop tôt), vu que depuis deux semaines, j'ai la mémoire comme du gruyère. Lundi soir, je suis allée à l'assemblée générale de mon syndicat. Le lendemain et le surlendemain, j'ai dû retourner à la poste les matins, hier soir encore j'avais une réunion d'orga de festoche de mai. Bref, la vie s'est retournée d'un coup comme une crêpe bretonne, sans tomber du côté de la confiture, pour une fois. Mais j'ai pas récupéré. Je raconterais bien plus, mais j'ai fait encore qu'une nuit de sommeil "bien", et je suis toujours pas à jour, et il faut que je le devienne vite. Et même encore hier, j'ai reçu des chouettes boucles d'oreilles de Bordeaux et si tout se passe bien, les Bordelais viennent me voir en janvier février, et moi en avril, mes remps passent Noël ici, et après c'est moi qui vais à Plouqueville. Donc y a du taf. Et bon pour vous donner une idée, je travaille chez Can'Art. Un peu une référence dans Le Wounedeurfoule World Art. Je raconterai quand l'appart' sera aussi propre que mes fesses (ouais j'ai le popotin d'une pureté qui sent la Grâce Céleste, je sais bien que je fais que des envieux à l'dire, mais bon, comme je suis aussi une personne d'une modestie pas permise, je pense que quand les choses roulent un peu c'est utile de le préciser). Et puis je me suis faite la corne des doigts sur ma guitare la semaine dernière et c'est juste l'heure de l'entretenir avant de ne plus tenir debout du tout (ouais j'joue d'bout maintenant, ça me fait kiffer, j'ai un objectif d'apprendre à faire des triple loots en jouant des accords à 5 doigts, tellement j'ai la motive). Bon, je joue debout, mais à 21h30, je tombe comme une mouche (ça va être bien nos concerts je sens... au moins ce sera pas de nos fautes si les gens se couchent tard et arrivent bourrés au taf le lendemain), on peut pas être farpait tout le temps. - et désolée pour les fautes mais je suis pas en état de me relire - Oubliez quand même pas que pendant que vous dormez et que je vous regarde détruire le monde, je reste encore bien accrochée à la Vie.

Et comme depuis que j'ai cette Guitare qui Envoie Tout (juste avec un micro, en +... j'adore me le rappeler) ... évidemment le premier truc niaiseux que je me suis dit une fois passé mon entretien... ça a été "Putain Mais en Taffant je vais même avoir mon Ampli Orange plus tôt que prévu!?" (j'ai un sens de la philosophie totalement inopérant quand il s'agit de travail, depuis mes deux dernières expériences pourries... C'est dire l'étendue de ma conscience professionnelle et attester du fait que je suis pas du tout un brin monomaniaque et bassement matérialiste sur la qualité du matos même en étant à des années lumière de faire un JimiHendrycks... Mais bon : si Nicolus Sirkus a une mustang et fait des fausses notes sur les Cure, je peux bien avoir une TélécastOr. Ma "Conscience Professionnelle" (- déjà l'expression, qui me parle au moins autant que "Identité nationale" ou "Flan", pour situer -) qui est un vaste océan de Rienàfoutritude au niveau du Corporatisme bien ordonné et de bon goût. En plus d'être à deux temps (m'enfin d'avoir une conscience à deux temps, quand tu joues de la gratte en rentrant du boulot, c'est déjà pas si mal... vu que ça fait déjà un rythme binaire... hem...). Je suis mauvaise langue, parce que pour une fois c'est chouette mon taf, mais j'arrive toujours pas à l'croire. Sur ce, Salut parce que si je dis encore une connerie de plus, on pourra affirmer que le ridicule aura fait au moins un mort.

 

Short listée



Voilà: c'est à peu près à ça que ressemble le bouzator depuis que j'ai dû faire peutave la sauvegarde de 2006... A une machine à écrire améliorée du temps de Jules Verne, steampunk powa, quoi... Mais peut être je vais récupérer des logiciels. Peut être. Qui sait...

Sinon, depuis que je commence à vivre dans l'urgence urgentissimesque de trouver du taf (et des boîtes de petits pois frais par terre) ; figure toi qu'en attendant de retrouver mon bikini pour aller à la pistoche gratuite pour les chômeurs avec Morrigan, figure toi que le Super (que je crois) Plan de taf pour lequel j'ai passé deux entretiens, m'a appelée hier pour me dire que j'étais "short listée" et que j'aurais la réponse soit demain, soit en début de semaine prochaine... Voilà comment aujourd'hui trouver du djobbe, c'est pire que passer les castings de la Nouvelle Star pour aller à Baltar, où je pense définitivement que j'aurais eue plus de chances aux dernières sélections. (et qu'en plus ça m'aurait au moins permis de rien branler jusqu'à ce que je me fasse éjecter par Dovathia... écrit comme ça, ça fait vraiment déesse grecque... mit hindoue, un peu). L'attente (pour un Non, en +) étant diantrement insupportable, je dois bien dire que je ne sais vraiment plus quoi faire de ma peau. Et que je n'ose même pas acheter une baguette de pain au fromage (ça pourrait me pourrir le mois avant le 10, imagine).

Je suis tenue d'être en forme. Grosso merdo on va dire que je le suis... Sauf que quand même... Et là ça fait un peu trop longtemps que je garde le silence. Sauf qu'un seul truc me pourrit la vie depuis pas mal de mois, et que j'ai finie par céder.

Je sais que par le passé je vous ai fait (pour ceux qu'on pas eu peur de suivre, hin, y en a qu'on lâché le coup et moi je les comprends tout à fait) des topos sur les hublots des machines à laver, le lever de patte incroyable de mon chien, ma propension terrible pour remplacer des mots par d'autres et tenir des propos absolument incohérents à l'oral, le fait que oui quand je m'épile le tutu, oui, le temps de la pause de la crème, je fume une clope dans la salle de bain avec la porte ouverte une jambe à terre et l'autre sur le rebord de la baignoire (ah non? bah maintenant tu le sais, et crois moi je me passerais volontiers de cet exercice ridicule si ma peau supportait les lames des rasoirs électriques ou la cire, sauf que je suis naturellement née avec une peau en matière de peau de lait cuit qui fait que souffler dessus équivaut à peu près à un jet de lance flamme si je ne me blinde pas avec 3 médocs par jour et 5 litres de crème biO à la noix de coco) et bon, j'en passe parce qu'y en a trop des trucs pas intéressants dont je peux te narrer l'existence pendant 12 paragraphes. Mais là je n'y tiens plus, alors voilà.



Ils sont revenus.

Mes boutons.

A mon âge (pourquoi donc que tu crois que ça me fout tant les boules).

Opérant leur seconde invasion à l'aube de ma 3ème décennie.

Appelez l'enterpraïze, merde. En l'an 5, déjà fus-je épatée de me péter de l'acné d'adulte comme le disait si joliment mon médecin de l'époque. Qui sont partis au final, après un petit traitement de rien à l'acide et au détoxinifiants (bah ouais, mon surnom de Ladytoxine de l'époque était bien emprunté de là, parce que c'était ça ou "Ruche à mite", qui tout de suite fait moins Elégant, voire pas corporate du tout). Et un entretien régulier avec une crème adaptée, inventée dans les années 70, mais toujours aussi efficace.

Le mieux c'est qu'y a pas de cause à la rosacée. Dans mon cas on peut en mettre une en évidence quand même: quand on a des poumons et un coeur faible depuis le départ, agrémenté d'un système immunitaire complètement déconnecté de la norme, on multiplie les problèmes de peau, c'est connu. Sauf que là j'ai tout fait. Tout. Et viens pas me dire que je pipotte du chocolat en cachette, parce qu'on m'a pas vu tripoter un seul carreau de chocolat ni bouffer aucune saloperie depuis un certain bail. Et quand je dis que j'ai tout essayé, c'est vraiment tout. Fumer plus, fumer moins, boire plus, boire moins, prendre des gelules pour la peau, acheter un traitement en trois temps pour le prix d'un oeil, manger beau, manger BiU, évacuer les toxines en faisant de l'exercice, tout sauf l'acide chlorydrique. Sauf que cette garce là, même après que j'ai arrêté le taf et le stress qui aurait pû expliquer l'invasion, elle est restée. Et même la crème des 70's n'y fait plus Et rien. A part une légère amélioration les soirs de pleine lune sous condition de ne me mater qu'en lumière noire et de loin. Et moi j'ai pas de mutuelle pour aller voir un dermato pour lequel faudrait commencer par aller voir un généraliste qui te fiche une ordonnance pour justifier d'aller chez le dermato. Et je trouvais jusque là qu'aller chez le dermato, quand on a pas trop d'autre souci, c'est quand même grave le luxe. Oui mais moi j'en ai eue marre aussi, et taf ou pas taf ou pas mutuelle ou pas tunes, a y est, j'ai peuté un boulard, j'ai pris rendez vous parce que.

En 1, à part que c'est très très moche... ça fait mal. Pas très au début, mais plus ils se multiplient, et plus ça fait des micros blessures, et plus ça fait mal. Et va pas me dire que c'est parce que je les gratte, ou que je les éclate, ou que je les gicle parce que même si j'y touche pas ça fait mal, voire si j'y touche pas c'est là que ça fait le plus mal, du coup impossible de se gratter nonchalemment le bout de gras du menton pour faire semblant de réfléchir après avoir émis une réflexion pertinente sur la raison du non-être de certains évènements sans qu'après avoir sentie cette micro douleur, ça me rappelle qu'ils sont là, qu'ils sont nombreux, et qu'ils voudraient en plus que je me passe cette tartine de make up tous les jours jusqu'à ce que je suffoque dans le plâtre de mon masque en fond de teint non comédogène. En deux tu as bien compris que malgré mes gélules pour peau, ma crème des 70's, et mon complexe abrasif en trois temps comprenant savonnage, lotionnage, et crèmage : c'est pareil, et si je ne veux pas faire peur aux enfants quand je promène mon chien la nuit, je suis bien obligée pour masquer la misère de me tartiner de crème teintée, telle une Marylin Manson sortant de son cercueil pour aller chanter la bonne paroles à d'heureux adolescents plein de gaieté de vivre. Ah oui... et attend, je ne t'ai pas dit, mais je suis même allée jusqu'à retrouver ma dernière plaquette de pilules contraceptives (le pseudo remède miracle à l'acné, kiss my ass), enfouie là depuis deux ans et valable... bah jusqu'à la fin du mois dernier, sans résultat. Bon si: j'ai eu mes règles 4 jours au lieu de 6, en vrai... je les ai 6 jours quand même mais avec moins de flux sauf que je m'en suis aperçue que le 7ème, je me suis sentie arnaquée. D'autant que je déteste prendre de cette saloperie que j'estime hautement nuisible sur le long terme, surtout qu'à part l'acné, j'ai vraiment pas de raison réelle de devoir la prendre. T'ça pour peau d'balles et variété, j'ten fous de me réveiller à heure fixe là que j'aurais pû transpirer des aisselles dans mon lit certains matins au moins jusqu'à 11h. Bon. Et bon, quoique je prône pas la perfection physique absolue, c'est quand même tous les matins, que c'est devenu relou. Au point de me mater dans le miroir le matin, et d'avoir l'impression de m'être savonnée la figure avec un lépreux, ou d'avoir embrassé des fesses avec de l'herpès alors que mon éducation qui me l'interdit strictement ne m'a jamais fait faire ça. Conséquence involontaire de quoi, je supporte donc pas qu'on me mate, ni d'près, ni d'loin. Alors qu'il fait joli dehors, et que c'est pas très rigolo de devoir se tartiner la gueule tous les matins pour pouvoir exposer ma face au soleil. Et que je me sens vraiment défigurée. Et hideuse. Et donc malheureuse. Et intoxiquée par cette saloperie incrustée qui n'a pas d'explication scientifiquement prouvée ni de traitement définitif.

Mais comme j'aurai ma revanche le 12 quoi que ça m'en coûte et que le reste de la vie je suis pas si pudique que ça (en tout cas du cou au sommet du crâne), hehehe, je te jure que je vais faire une photo de ma tronche au réveil avec boutons, et de ma tronche après 15 jours de traitement, histoire de bien rigoler. Une fois que je les aurais bien marave.

De l'acné à l'aube de ma 3ème décennie, enfin merde quoi... (bon pour me consoler je me dis qu'avec tous ces retards de croissance cumulés au fil des ans, je ferai peut être enfin un 90B aux alentours de la quarantaine, même sans avoir procréé et je ne désespère pas... d'être une bombasse à 40 piges. Meuh oui.).

Bah j'avais prévenu que j'avais rien à dire, hin... m'enfin ça fiche toujours les boules de se péter des complexes survenus là où d'ordinaire comme tout le monde, je me lève, je me gratte un sein, et je descends mon chien en pyjama et charentaises, la tronche pleine de bave et le pli d'oreiller sur la joue, comme tout le monde, quoi. On est jamais peinard... JAMAIS.

 

Le Grand Manteau Blanc



J'ai trouvé cette connerie aujourd'hui, ayant toujours eu une folle passion pour la forme ubuesque du Bonhomme Playmobil (que j'épouserais volontiers en Vrai s'il existait, en plus qu'avec un eunuque t'es jamais emmerdé, comme disait Cléopâtre).

Et puis il fallait que je signale la phrase du mois:

"La nuit, j'escalade les façades d' immeubles et j'encule tous les Père Noël" par J.L.D, un collègue de Müxe. On a pas dit que c'était fin, mais ça m'a fait poiler.

J'imagine également que de vous dire qu'un de mes collègues à moi, après cette chouette semaine passée au bercail avec du bon dodo, du bon mange et des toupains, m'a envoyé un sms à 4h00 du mat pour me dire de dire à ses chefs qu'elle ne viendrait pas au taf pour cause de Gastro Ultra Violente (avant qu'un autre collègue, une fois arrivé, me décrive avec de savoureux détails qu'il hébergeait la même chez lui, depuis 3 -4 jours). Le problème, c'est que contrairement au reste du monde, semble t il je sois la seule connasse à dormir à ces heures ci (çui qui m'dit que j'ai qu'à pas laisser mon gsm branché la nuit n'a qu'à m'acheter un réveil matin où je puisse caser ma playlists de 16 heures et qui éclaire l'heure au plafond: bon ok, tanpis pour la playlist, mais pour info, ils l'ont chez Nature et Découvertes... au cas où) Que si je taffais pas chez eux, je crois que je les aurais déjà tous insultés... (y a manière de dire, mais à moi je crois que y a un jeu qui consiste à me dire que les trucs nuls). Sans ça dans tous les instants où je n'ai rien fichu, j'ai passé une journée fabuleuse.

Je crois que vous serez aussi ravis de savoir que j'ai mangé des pâtes au camembert bouché dans la douche al pesto saupoudrées de Sariette... euh... des Montagnes d'Avignon (ou alors j'ai pas tout compris sur l'étiquette), mais également que demain ce qui m'importe depuis 1 ans et demi de trépignation qu'j'en ai eue ouïe dire, c'est d'aller au Théâtre de la bastoche avec une toupine voir un truc que quand t'as reçu trois mails là dessus, que t'as lu l'bouquin et qu'en plus ils m'ont collé une affiche GROSSE ça COMME dans l'entrée de la bouche de métro de Boulougne Bouillancourt, bin là t'es obligé. Pis surtout que ça fait une paie que j'ai pas vu Sand (ce qui me permet sournoisement d'utiliser l'excuse des places aimablement offertes pour FORCER à l'amitié une meuf que j'aime bien mais que je vois pas vraiment pas tous les 4 matins, m'énerve: tu m'énerves, toi, là, Sand).

 

La vie est une chienne.



Voilà ce qui m'est arrivé hier. Hier, comme ma maîtresse est rentrée bourrée à 2h du mat, elle m'a sorti sur le tard, et puis comme des fois le dimanche, ensuite elle m'a ré-emmené au "Club des Pieds". Moi j'aime bien le Club des Pieds, déjà c'est plein de pieds, et en plus je peux chier et pisser sur tous les arbres du bord de la route, croiser des collègues et leur rouler des pelles quand ils sont pas trop coincés du cul, et même choper un p'tit chewing gum ou un os de poulet de temps en temps. Au Club des pied, je suis un chien connu, tout le monde me tripote, ce qui fait qu'en échange je peux leur sucer les doigts et essayer de baiser leur jambe, et si y en a un qui m'asticote de trop, lui défaire les lacets. Sauf que je sais pas comment j'ai fait mon coup. Mais quand ma conne de maîtresse m'a attaché la laisse au crochet et que je lui ai mis les pattes avant sur le djine, bah j'avais les pattes en sang qui dégoulinaient. Du coup on a plus voulu de moi, et on s'est baissé pour m'embêter les pattes, j'aime pas trop ça, à trois, en plus, les salauds. Les deux autt', je les connais aussi, y en a un qui adore que je lui lèche les oreilles, et sa petite à qui j'ai un peu saigné sur la jupe aussi, heureusement, le grand chelou, il taffe dans un pressing, il a dit que c'était pas grave pour la jupe de sa copine. On m'a nettoyé avec du Kleenex, mais là encore ils ont pas voulu me le donner ensuite, alors que y a pas: me bouffer un petit mouchoir de temps en temps, je dis pas non. Pendant qu'on m'oscultait j'ai quand même réussi à siffler deux lampées de Leffe dans le fond de bock du grand.

Après je sais pas, ça m'a gratouillé un peu, j'ai léché, mais c'était pareil. M'enfin cette fois, ma maîtresse a fait un peu plus gaffe que d'hab, de sorte que personne m'a marché sur les pattes, ni poussé. Le patron, Julien, il est venu me voir aussi, il a dit "Ah C'est l'chien qui pète"! Bah j'ai ma réputation, mais il m'aime bien aussi. En fait ils se foutent tous de ma gueule parce que j'ai l'nez applati et des oreilles géantes, ils se sont pas vus, faut croire. Quand je m'en rends compte, je pète un coup, moi ça m'détend, eux ça les calme. Et puis y a un grand Dalmate qui est entré, mais il m'a pas parlé. Peut être les dalmatiens sont snobs, je ne saurais pas vous dire, je 'en croise pas souvent.

Après on est rentrés, et ma maîtresse m'a mis du pshitt qui pique sur la patte, j'ai essayé de me défendre, elle en a bien bavé; moi j'aime pas quand ça fait "Pshhhh" et encore moins quand ça pique. Après, elle a attrapé des cisailles, et elle a essayé de me couper l'ongle qui pend. Elle a réussi, mais elle a bien galéré. Après elle m'a enroulé une bande autour de la patte, je me suis dit chouette, un nouveau jouet. Sauf qu'elle m'a refilé ma balle de tennis pouétteuse, je savais plus où donner de la tête entre mon noeud à la patte et la balle. Gros dilemme. Et puis elle m'a emmené dormir à côté d'elle, avec la lumière allumée. Je me suis calmé, c'est pas tout le temps que je peux me coller à elle en me faisant gratter le ventre, mon bandage était rouge, j'ai salopé son plumard, et puis une meuf est venue. Je préfère les mecs, moi, c'est plus fun pour jouer. Celle là elle avait des trucs qui sentaient méga bon dans son sac, elle planquait de la croquette, je l'ai tout de suite senti. Elle m'a rasé la patte (non mais on m'prend pour qui?), ensuite elle m'a remis des pansements et un gel bizarre sur ma plaie, et fait trois piqures, j'ai chialé comme une fille à la troisième, parce que celle là je suis sûr que ça servait à rien, c'était juste pour m'enquiquiner.

Après, la dame est partie, on l'a accompagné en bas, et elle a donné un abat jour à ma maîtresse. C'est vrai qu'on en manque, par ici. Sauf que pas d'bol, c'était pour moi. Pour me mettre autour du cou. J'ai l'air con, mon vieux... Pis je vois plus rien de ce qui se passe derrière mes oreilles, en plus. Ok, bon j'ai pu dormir encore dans le plumard à Maman, mais même: je fais la gueule, et je la ferai jusqu'à ce qu'on me débarrasse de cette merde. Toute façon, j'ai déjà tout repeint en rouge, ça c'est bien fait. Attends qu'on m'enlève ce machin, hin... Et d'abord j'ai déjà réussi à enlever un bout de pansement. Ils ont cru que c'était mardi gras, ou quoi? Je bûûûûde...





Dûdû le Patatosaurus Rex.


Bon voilà, Dûdû s'est arraché un ergot, il a bien saigné bien partout. Et maintenant il boude. (j'avais jamais vu un chien bouder autant). Le truc c'est que Dûdû, je l'ai eu un peu grand, et du coup il a fallu beaucoup de patience pour qu'il ait confiance, mais alors là je crois que j'ai commis un crime de Haute Trahison: il se planque dans son carcan pour pas me voir, à vous dire... Mon pauvre bébé poilu ne ressemble à rien, il fait la goule sévère, ce qui va être coton, ça va être dans le train, tiens.