Et bien que je m'en foute, j'espère que vous avez passé de bonnes Pâques...
De retour un peu patraque mais pas moins guillerette. C'était "trop court" comme a dit Maman. Mais je n'aurais pas pû venir plus tôt, puisque j'avais un entretien jeudi, ni revenir plus tard, puisque j'en ai un autre demain, et que là que j'ai fini les paperasses, me reste plus qu'à préparer celui-ci.
Nuema, ça me fait plaiz', que tu passes me faire un coucou dans les comm' alors que tu es surblindée de taf, mais je t'avoue que je me demande ce qui te pousse autant aux heures sup', et j'espère juste que ce n'est pas pour marquer des points auprès de ton patron... d'autres avant toi s'y sont brûlées les ailes alors j'espère que tu ne te tues pas à la tâche pour des
promesses aux alouettes qui n'en vaudraient pas le jus du fruit de ton labeur (et parce que bordel, quand est ce qu'on t'aura au téléphone?? Faut que je vienne, c'est ça?)...
Vendredi arrivée hirsurte, j'ai à peine eu le temps de non-manger, que j'étais déjà chez le coiffeur (parce que décemment, on ne peut pas passer des entretiens d'embauche après que la Précarité de l'hiver vous ait obligée à vous couper les cheveux toute seule selon la règle des deux raies et des trois couettes à couper à équidistance des racines pour trafiquer un "dégradé" de sauvetage, ni se pointer chez Raboule Prod. avec le syndrôme de la frange en escaliers), surtout c'est ma coiffeuse bouddhiste que je vais voir depuis... pffffff... 15 ans (tout rond), et qu'on cause tifs, vélo, paris, animaux de compagnie et j't'en passe. Comme d'hab elle était à la bourre, et je m'en foutais, mais je n'ai pas pû aller à la banque pour leur fourguer un bulletin d'information et chercher un chéquier enfin à mon adresse, même si je fais qu'un chèque par mois pour le loyer, ça peut m'être utile. Déjà 18h, j'ai reporté au lendemain très tôt, je suis allée boire un A.C.E chez Seb' avant de retourner promener les chiens avec ma Queen Mother dans le jardin, pendant une heure. Puis rejoint Müxe et Amaury au Club des Ratés. C'est là que ça a été festival. Hormis qu'on a croisé Passe Temps de Ford Boyard (la même goule), qui a tenté de saboter notre bataille de fessées à coups de torchons (une coutume de là bas), hormis qu'une cinglée abrutie d'alcool nous ait fait la liste de ses préjugés sur les homos, les blacks et tout ce qui a pû passer ensuite, jusqu'à ce que Seb' la houspille un coup et nous raconte comment elle pue littéralement des aisselles... On a fait un genre de Karaoké. ça a commencé avec Zorba, ensuite on a fait la totale Clarika, Adrienne Pauly, Brassens, Brigitte Fontaine,
"Embrasse moi, mets ton doigt dans mon cul", Barbara, en plus du playback de la zique du Club... Pour conclure, on a refait la même... En version Hard Rock. Par souci de Bon Goût. Le lendemain Seb nous a raconté qu'il s'est levé, a mis son ticheurte, lacé ses chaussures, et s'est aperçu une fois dehors qu'il avait oublié de mettre un pantalon, après nous avoir entendu brailler toute la nuit dans ses cauchemars.
Le lendemain matin, je me suis réveillée de bonne heure, hirsute et enfarinée, j'ai mis une demie heure chrono a répondre à mes annonces ANPE et à prendre ma douche pour filer à la banque avant midi, pour rattraper la ratée de la veille, en métro avec le chien. La sécu n'a rien dit que j'avais le chien (j'avais un plan de repli: dire que je suis parisienne et que Paname tolère les chiens dans le métro, ç'qui est pas le cas à Plouqueville). Je suis tombée sur mon ex pile à Charpennes, lui sortant du trom', moi prête à y rentrer. J'ai pris le trom' suivant, ça nous a laissé 7 minutes de discussion. C'était sympa, il était beau comme un ange et avait bonne mine (moi je devais avoir une haleine de chacal, et les yeux pourris), et puis j'ai pris le train suivant, et la banque était fermée, alors j'ai petit-déjeûné au
203 qui a racheté l'angle de la rue pour relier le
Sans Tabac au
203 par une terrasse abritée, concept-bar autour de la clope et où l'on peut fumer. L'aprème j'ai fait le tour des discussions et du centre commercial avec ma reum, pour l'aider à porter les courses, maintenant qu'elle a tout ces problèmes pour marcher, et encore dix séances sans promesse de résultats, qui font peine. J'ai enfin trouvé des chaînes à des tarifs raisonnables pour accrocher mon vélo, pas trouvé mes rubans vert et une clochette à coudre à la boutique de loisirs créatifs, j'ai fait un plein de soutifs à coques invisibles, parce que j'en ai qu'un seul, qui est noir et que je mets tout le temps, et qui est certes très vilain, mais dans lequel je suis Grand Confort, et quand en plus qu'on a pas de seins comme moi qui n'a que deux tétons format mini qu'il faut quand même porter des soutifs et par convention sociale et pour soi-disant reculer l'effet "Gants de toilettes" de dans 10 ans, alors que je préfèrerais me balader les seins à l'air, et bin j'étais très contente d'en trouver un couleur chair, moi je dis toujours couleur "Pansement" tellement je trouve ça vilain qu'on dirait des prothèses, mais faut bien le reconnaître, y a un effet camouflage non négligible avec les débardeurs d'été, et un blanc, que je porterai sans doute que pour les fêtes tellement le blanc c'est salissant, mais au moins maintenant on ne pensera plus que je n'en change jamais... même si je passe ma vie à laver au moins une toulotte et un bourre nib' par jour. Et puis aussi des pyjamas, à cause de l'épidémie de trous qui a récemment décimé mes stocks. Je pense que c'est important que tu le saches, tu vois. Au même titre qu'on est aussi allées à SéphorU, à CarrUf, et chez PUcard, et RichUrt pour acheter du chocolat pas-pour-Pâques-mais-pour-une-collègue-de-ma-daronne, nous le chocolat, on s'en fout (on avait des fraises, du cheesecake, de la crème traiteur et du Comté 2 ans d'âge et de la Chunky Monkey ice cream) où on s'est renflé pour un million de dollars de courses essentiellement en dessert et en conneries, et comment j'ai kiffé mon Cheesecake aux myrtilles sauvages de chez Gü (enfin Frü).
OWhouiiiiiiiiiiiii...
Le soir, j'ai retrouvé Müxe au Club des Ratés, mais apparemment les Plouquevillois fêtent Pâques, Amaury aussi, qui ne pouvait pas venir et du coup il n'y avait pas un chat. On a ramené un Douitche a Seb', ce qui a raccourci notre ardoise, et sinon "Romain" l'étudiant a vomi sur la table du fond, ce qui semble être une coutume quand quelqu'un vomit. C'était sympa, m'enfin les spectacles du Club des ratés deviennent un peu répétitifs, même si côté comptoir on avait une vue imprenable. Et puis Seb a fermé.
Le lendemain grasse mat' et maintenance de l'ordi parental, où j'ai découvert que ma reum avait encore 11 séances de rééduc' à faire, dont 5 déjà faites, et sans garantie d'amélioration, et ça m'a encore fait de la peine de voir la liste détaillée de ses séances. Dûdû a fait le lapin de Pâques dans le jardin en courant dans n'importe quel sens, et je me suis demandée si lui non plus n'avait pas un problème de vestibule auditif qui lui déséquilibrerait la marche, parce qu'un chien qui courre à toute bombe et en zig zag, c'est aussi comique que chelou. Le soir, vu que Seb' fêtait Pâques en famille avec sa femme et ses mômes et que donc le Club des ratés serait fermé, on est allés à La Ruche avec Amaury et Müxe. La Ruche a réouvert, et comme d'hab, La Ruche, le bar gay qui t'offre des cadeaux de Noël à Noël et des costumes de Zombie à Halloween, nous a offert des oeufs de Pâques. Au début on les mangeait... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'on pouvait utiliser les emballages comme projectiles (La Ruche c'est un lieu ludique, où y a quelques années quand on s'ennuyait, on jouait au jeu de la chaussure, qui consiste à enlever sa chaussure, la jeter le plus loin possible et aller la chercher à cloche pied sans toucher le sol, et surtout sans tomber). Après qu'on avait plus faim d'oeufs, on s'est aperçus qu'on pouvait jeter ceux qui étaient bien fondus de manière aléatoire et surtout très discrètement. Y a eu quelques remous de révoltes par ci par là, c'était sympa. Une nénette m'a accostée pour faire du trafic de chien, j'ai pris son adresse, mais j'ai bien sentie que son rêve d'avoir un avatar de Dûdû était un rêve de super trust à vocation lucrative, donc je la rappellerai JAMAIS. Dûdû, lui, il s'est mis a larguer caisse sur caisse, battant tous ses records précédents, on a failli mourir asphyxiés, mais on a tenu jusqu'à 2h. Et le lendemain, le départ était trop rapide. Le séjour trop court. Müxe vient me voir bientôt. De retour dans mes pénates, j'ai mis à jour mes paperasses et Nane est venue diner à la maison, le soir. En descendant le chien, je lui ai trouvé un vélo abandonné avec pas trop de travaux à faire dessus, à part les pneus dégonflés et les chambres à air sûrement foutues, y a un frein pourri, et les papillons des roues un peu rouillés, mais c'est roulable, et tout le reste est nickel, donc on l'a ramené dans ma cour. Et puis elle est aussi drôlement motivée pour se mettre à la basse après dix ans de piano et de solfège. Pour l'instant on en est au choix du matos, et à prendre des cours, mais on prévoit de se mettre en répètes à partir de septembre, ce qui va nous permettre de commencer à taffer à la maison, et nous laisser le temps de trouver un troisième, qui soit aussi impliqué qu'on l'est.
Ce matin, étant donné qu'à force d'être partout, je bluggue en temps réel... J'ai passé cet entretien, un super entretien. Maintenant je reprends le cours de ce que j'ai laissé en plan juste en me barrant trois jours, et c'est encore chaud la fesse de tout faire, suivre mon dossier de litige, continuer mes recherches d'emploi, aider à organiser un concert et d'autres check up chez le médecin tant que j'ai ce temps, mais Plouqueville m'a fait du bien. Merci Plouqueville, je reviendrai.