Joy et le comique de répétition.



Oh!? Un dessin au bic de 2005!?

C'était super mon samedi. Je me suis enlisée dans le gras d'bide de Morphée peut-être à 22h, levée à 9h30. J'ai pû me boire au moins douze litres de café en Breaking badant devant l'épisode devant lequel je m'étais endormie la veille. Et puis j'ai pris une douche. Et on est allés à la Poste de la rue Mercoeur avec Dûdû de fait des travaux de celle de Parmentier pour bavarder avec la guichetière qui d'hab est à Parmentier et qui pourra pas dire au revoir à ses collègues parce qu'elle part en province, et récup' un peu de sous prêtés en disant bonne continuation à la postière (parce qu'à ma poste de Parmentier, ils sont tous sympas). Et puis je suis allée acheter des conneries d'survie à la pharmacie et au Simply après manger (vers 16h, hin). Sauf que là déjà Dûdû était pas en forme à s'étirer comme s'il avait une chaise de jardin coincée quelque part dans son derrière. Donc au lieu de comme prévu aller voir Müxe qui est de passage chez son beauf' pour cause de réu familiale autour d'un nouveau né, qui habitent à côté de la boîte à cons à qui j'ai collé un procès gagné au derche, j'ai préféré aller aux urgences véto, parce que Dûdû était en position du prieur*, un peu plus que pour faire un avé Maria, après une large flaque de vomi de flotte (ça menaçait depuis dimanche dernier suite à un jeudi, un Tririday où on a chopé Dûdû avec un cure dents dans la goule, le dimanche il avait regerbé un bout d'plastoc' vers les une heure du mat' dans la nuit). Bon la vét' je la connais, et Dûdû a accepté de passer une longue heure à se faire échographier. A l'écho on a vu passer un clavecin, un groupe électrogène, un bidon d'huile mais rien de spécial qu'il a pas l'habitude d'avaler comme un pic à glace, un Gillette Sensor Excell, de la nitro ou un économe, rien de chelou, sauf de l'eau). Donc on a déduit comme d'hab : ça doit forcément être une gastrite atypique... Mon cul, il en a jamais eu, il aime bien trop la croquette, la chips au vinaigre d'échalote, les tomates cerises et les chewing gum de caniveau qu'il peut mâcher sur 2 mètres avant de les recracher pour attraper des gastrites et se priver de ces menus plaisirs.

Avec ça j'ai passé une semaine pas terrible au niveau du moral et donc préféré éviter à tout prix ne pas voir mon boss pour causer de cette fabuleuse hypothétique promotion-de-pour-la-rentrée (non mais encore moins en y allant en ce moment tous les matins en pyjama, hin : ma semaine se résumant à des suites de samedis...) à laquelle je crois au moins autant qu'à la résurrection de Joe Strummer ou la conquête du monde par des armées de dindons. A la place je me suis abrutie de boulot pour le resp. Market qui LUI AU MOINS, n'est pas relou a contrario des pubards (qui ont bien tenté de me fourguer le taf de Mélanie qui était pas là vendredi, alors que le boss ne tient pas non plus à ce qu'ils m'accaparent... ces rapaces là), et depuis quand je ferais l'boulot des autt'? Donc non, j'ai préféré aller faire un tableau de classification des Hors Série à vocation de s'en débarrasser dans la grotte des archives (j'aime beaucoup glander aux archives où tout le monde déteste aller sauf pour le coin kitchenette : il y fait sombre... et y a des tas d'archives, c'est un peu les catacombes du boulot, j'en ressors toujours avec les doigts noirs d'avoir fouillé des machins, je kiffe). Et jeudi notre réu de bilan d'AG du FRAP s'est on ne peut mieux passée que prévue (si on considère qu'à la base on avait prévu de se foutre sur la gueule pour des histoires de tréso), donc on remet le couvert l'an prochain. Whaou. L'AG de bilan du FRAP un mois après la fin, c'est comme si je m'étais pris une baffe d'éternité par la face. Tellement beaucoup trop de choses ont eues lieu simultanément dans ce foutu mois de mai. J'avais déjà relégué ça à très loin et puis tout le monde a raconté plein de choses, sur plein de journées. Merde, qu'est ce que j'étais loin de ça. C'était qu'y a un mois. Pile. Je me souviens de mes angoisses à l'idée de passer devant le tribunal correctionnel. De mon sac à douche où il me manquait toujours un truc. A l'idée que je savais déjà très bien que je tiendrais pas financièrement jusqu'en juin (la preuve!). A les boules que mon voisin du bout de la rue allait se barrer à la fin du mois et que je le reverrais pas de sitôt. De mes journées de travail tellement ennuyeuses. Et c'est à peu près tout. Et pourtant je suis allée à plein de journées du festoche. Et j'avais même oublié qu'il y avait tant de monde autour. Des fois j'y voyais que du désert or que dans le même temps je discutais avec trois personnes à la fois. Et tout le monde était content. Et j'étais contente de voir tout le monde. Bon, vivement l'année prochaine. J'espère que je pourrai être là, cette fois.

Ce matin je suis allée aux urgences véto pour 9h car j'aime faire dans le comique de répétition. On a refait une écho à Dûdû. On a revu passer un clavecin, un groupe électrogène, un bidon d'huile, il avait autant d'eau que la veille d'un côté, ce qui était pas normal après une nuit à jeun, et puis un zigouigoui ch'lou. Alors Dûdû se refait ouvrir le ventre aujourd'hui, comme il y a six mois car j'aime faire dans le comique de répétition. Et puis qu'est ce que je lui dirais à mon boss, moi? (Ah oui : "mon chien se refait un peu opérer donc j'ai besoin de rester encore un peu chez vous...")



J'ai la tête vide. J'ai froid au crâne. La vie est une catin. J'aimerais dormir jusqu'au 3 juillet.

P.S : si Dûdû survit encore à ça, je pense qu'on va entamer le cours sur la notion de "Faire le lien de CAUSE à EFFET". (et l'inscrire aux assédics).

edit de 15h58 : On n'a rien trouvé d'extraordinaire dans Dûdû qui sort après demain, c'est donc pas lui qui a bouffé la main de Freddy Krueger. A part un autre blème peut être chronique de paroi stomacale pour lequel on attend des résultats d'exams dans 3 semaines : je suis comme ça moi, quand je sors le chéquier c'est toujours pour faire des distrib' générales, donc je vais pas tarder à aller lui rendre visite à la clinique pour voir à quel point il est défoncé à la morphine, le chanceux (...mais après la rediff' de Desperate Bousewives de la 6, faut pas déconner). Oui, parce qu'après le coup de fil des vet' j'ai mangé et puis j'ai installé la télé. Il m'a pas fallu 30 secondes pour tomber sur une bimbo dans un reality (ré)show(fé). La télé c'est formidable. Du coup, tout l'ménage est fait. (même le dedans du clavier, même les dessous des interrupteurs). Un jour je vous expliquerai ma notion de la cause à effet... (Non mais à part que j'pue à cause du ménage, j'viens de me retrouver un peu, là).

edit de 21h56 : Dûdû's fine dans l'attente de ses résultats de biopsie (à part que je vais vraiment lui faire installer une fermeture éclair sur le ventre) et dans 5 mn c'est l'heure de "Faîtes entrer l'accusé"... comment je me sens bien là, bordel.... NON MAIS UNE MEUF DECOUPEE EN ONNNNNZE MORCEAUX QUAND MEME !!! *joie* *joie* *joie*

*Joypédia : la position du prieur c'est quand un animal il a les avant bras des pattes (j'ai fait une option anatomie des animaux à l'école d'arts app' pour bien vous situer les avant bras des pattes) et l'cul en l'air... Quand le cul se met à redescendre aussi et que le chien ne se lève plus du tout on peu en conclure qu'il a MEGA mal au bide.

 

Back to Panamaya



Et bien que je m'en foute, j'espère que vous avez passé de bonnes Pâques...

De retour un peu patraque mais pas moins guillerette. C'était "trop court" comme a dit Maman. Mais je n'aurais pas pû venir plus tôt, puisque j'avais un entretien jeudi, ni revenir plus tard, puisque j'en ai un autre demain, et que là que j'ai fini les paperasses, me reste plus qu'à préparer celui-ci.

Nuema, ça me fait plaiz', que tu passes me faire un coucou dans les comm' alors que tu es surblindée de taf, mais je t'avoue que je me demande ce qui te pousse autant aux heures sup', et j'espère juste que ce n'est pas pour marquer des points auprès de ton patron... d'autres avant toi s'y sont brûlées les ailes alors j'espère que tu ne te tues pas à la tâche pour des promesses aux alouettes qui n'en vaudraient pas le jus du fruit de ton labeur (et parce que bordel, quand est ce qu'on t'aura au téléphone?? Faut que je vienne, c'est ça?)...

Vendredi arrivée hirsurte, j'ai à peine eu le temps de non-manger, que j'étais déjà chez le coiffeur (parce que décemment, on ne peut pas passer des entretiens d'embauche après que la Précarité de l'hiver vous ait obligée à vous couper les cheveux toute seule selon la règle des deux raies et des trois couettes à couper à équidistance des racines pour trafiquer un "dégradé" de sauvetage, ni se pointer chez Raboule Prod. avec le syndrôme de la frange en escaliers), surtout c'est ma coiffeuse bouddhiste que je vais voir depuis... pffffff... 15 ans (tout rond), et qu'on cause tifs, vélo, paris, animaux de compagnie et j't'en passe. Comme d'hab elle était à la bourre, et je m'en foutais, mais je n'ai pas pû aller à la banque pour leur fourguer un bulletin d'information et chercher un chéquier enfin à mon adresse, même si je fais qu'un chèque par mois pour le loyer, ça peut m'être utile. Déjà 18h, j'ai reporté au lendemain très tôt, je suis allée boire un A.C.E chez Seb' avant de retourner promener les chiens avec ma Queen Mother dans le jardin, pendant une heure. Puis rejoint Müxe et Amaury au Club des Ratés. C'est là que ça a été festival. Hormis qu'on a croisé Passe Temps de Ford Boyard (la même goule), qui a tenté de saboter notre bataille de fessées à coups de torchons (une coutume de là bas), hormis qu'une cinglée abrutie d'alcool nous ait fait la liste de ses préjugés sur les homos, les blacks et tout ce qui a pû passer ensuite, jusqu'à ce que Seb' la houspille un coup et nous raconte comment elle pue littéralement des aisselles... On a fait un genre de Karaoké. ça a commencé avec Zorba, ensuite on a fait la totale Clarika, Adrienne Pauly, Brassens, Brigitte Fontaine, "Embrasse moi, mets ton doigt dans mon cul", Barbara, en plus du playback de la zique du Club... Pour conclure, on a refait la même... En version Hard Rock. Par souci de Bon Goût. Le lendemain Seb nous a raconté qu'il s'est levé, a mis son ticheurte, lacé ses chaussures, et s'est aperçu une fois dehors qu'il avait oublié de mettre un pantalon, après nous avoir entendu brailler toute la nuit dans ses cauchemars.

Le lendemain matin, je me suis réveillée de bonne heure, hirsute et enfarinée, j'ai mis une demie heure chrono a répondre à mes annonces ANPE et à prendre ma douche pour filer à la banque avant midi, pour rattraper la ratée de la veille, en métro avec le chien. La sécu n'a rien dit que j'avais le chien (j'avais un plan de repli: dire que je suis parisienne et que Paname tolère les chiens dans le métro, ç'qui est pas le cas à Plouqueville). Je suis tombée sur mon ex pile à Charpennes, lui sortant du trom', moi prête à y rentrer. J'ai pris le trom' suivant, ça nous a laissé 7 minutes de discussion. C'était sympa, il était beau comme un ange et avait bonne mine (moi je devais avoir une haleine de chacal, et les yeux pourris), et puis j'ai pris le train suivant, et la banque était fermée, alors j'ai petit-déjeûné au 203 qui a racheté l'angle de la rue pour relier le Sans Tabac au 203 par une terrasse abritée, concept-bar autour de la clope et où l'on peut fumer. L'aprème j'ai fait le tour des discussions et du centre commercial avec ma reum, pour l'aider à porter les courses, maintenant qu'elle a tout ces problèmes pour marcher, et encore dix séances sans promesse de résultats, qui font peine. J'ai enfin trouvé des chaînes à des tarifs raisonnables pour accrocher mon vélo, pas trouvé mes rubans vert et une clochette à coudre à la boutique de loisirs créatifs, j'ai fait un plein de soutifs à coques invisibles, parce que j'en ai qu'un seul, qui est noir et que je mets tout le temps, et qui est certes très vilain, mais dans lequel je suis Grand Confort, et quand en plus qu'on a pas de seins comme moi qui n'a que deux tétons format mini qu'il faut quand même porter des soutifs et par convention sociale et pour soi-disant reculer l'effet "Gants de toilettes" de dans 10 ans, alors que je préfèrerais me balader les seins à l'air, et bin j'étais très contente d'en trouver un couleur chair, moi je dis toujours couleur "Pansement" tellement je trouve ça vilain qu'on dirait des prothèses, mais faut bien le reconnaître, y a un effet camouflage non négligible avec les débardeurs d'été, et un blanc, que je porterai sans doute que pour les fêtes tellement le blanc c'est salissant, mais au moins maintenant on ne pensera plus que je n'en change jamais... même si je passe ma vie à laver au moins une toulotte et un bourre nib' par jour. Et puis aussi des pyjamas, à cause de l'épidémie de trous qui a récemment décimé mes stocks. Je pense que c'est important que tu le saches, tu vois. Au même titre qu'on est aussi allées à SéphorU, à CarrUf, et chez PUcard, et RichUrt pour acheter du chocolat pas-pour-Pâques-mais-pour-une-collègue-de-ma-daronne, nous le chocolat, on s'en fout (on avait des fraises, du cheesecake, de la crème traiteur et du Comté 2 ans d'âge et de la Chunky Monkey ice cream) où on s'est renflé pour un million de dollars de courses essentiellement en dessert et en conneries, et comment j'ai kiffé mon Cheesecake aux myrtilles sauvages de chez Gü (enfin Frü).



OWhouiiiiiiiiiiiii...

Le soir, j'ai retrouvé Müxe au Club des Ratés, mais apparemment les Plouquevillois fêtent Pâques, Amaury aussi, qui ne pouvait pas venir et du coup il n'y avait pas un chat. On a ramené un Douitche a Seb', ce qui a raccourci notre ardoise, et sinon "Romain" l'étudiant a vomi sur la table du fond, ce qui semble être une coutume quand quelqu'un vomit. C'était sympa, m'enfin les spectacles du Club des ratés deviennent un peu répétitifs, même si côté comptoir on avait une vue imprenable. Et puis Seb a fermé.

Le lendemain grasse mat' et maintenance de l'ordi parental, où j'ai découvert que ma reum avait encore 11 séances de rééduc' à faire, dont 5 déjà faites, et sans garantie d'amélioration, et ça m'a encore fait de la peine de voir la liste détaillée de ses séances. Dûdû a fait le lapin de Pâques dans le jardin en courant dans n'importe quel sens, et je me suis demandée si lui non plus n'avait pas un problème de vestibule auditif qui lui déséquilibrerait la marche, parce qu'un chien qui courre à toute bombe et en zig zag, c'est aussi comique que chelou. Le soir, vu que Seb' fêtait Pâques en famille avec sa femme et ses mômes et que donc le Club des ratés serait fermé, on est allés à La Ruche avec Amaury et Müxe. La Ruche a réouvert, et comme d'hab, La Ruche, le bar gay qui t'offre des cadeaux de Noël à Noël et des costumes de Zombie à Halloween, nous a offert des oeufs de Pâques. Au début on les mangeait... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'on pouvait utiliser les emballages comme projectiles (La Ruche c'est un lieu ludique, où y a quelques années quand on s'ennuyait, on jouait au jeu de la chaussure, qui consiste à enlever sa chaussure, la jeter le plus loin possible et aller la chercher à cloche pied sans toucher le sol, et surtout sans tomber). Après qu'on avait plus faim d'oeufs, on s'est aperçus qu'on pouvait jeter ceux qui étaient bien fondus de manière aléatoire et surtout très discrètement. Y a eu quelques remous de révoltes par ci par là, c'était sympa. Une nénette m'a accostée pour faire du trafic de chien, j'ai pris son adresse, mais j'ai bien sentie que son rêve d'avoir un avatar de Dûdû était un rêve de super trust à vocation lucrative, donc je la rappellerai JAMAIS. Dûdû, lui, il s'est mis a larguer caisse sur caisse, battant tous ses records précédents, on a failli mourir asphyxiés, mais on a tenu jusqu'à 2h. Et le lendemain, le départ était trop rapide. Le séjour trop court. Müxe vient me voir bientôt. De retour dans mes pénates, j'ai mis à jour mes paperasses et Nane est venue diner à la maison, le soir. En descendant le chien, je lui ai trouvé un vélo abandonné avec pas trop de travaux à faire dessus, à part les pneus dégonflés et les chambres à air sûrement foutues, y a un frein pourri, et les papillons des roues un peu rouillés, mais c'est roulable, et tout le reste est nickel, donc on l'a ramené dans ma cour. Et puis elle est aussi drôlement motivée pour se mettre à la basse après dix ans de piano et de solfège. Pour l'instant on en est au choix du matos, et à prendre des cours, mais on prévoit de se mettre en répètes à partir de septembre, ce qui va nous permettre de commencer à taffer à la maison, et nous laisser le temps de trouver un troisième, qui soit aussi impliqué qu'on l'est.

Ce matin, étant donné qu'à force d'être partout, je bluggue en temps réel... J'ai passé cet entretien, un super entretien. Maintenant je reprends le cours de ce que j'ai laissé en plan juste en me barrant trois jours, et c'est encore chaud la fesse de tout faire, suivre mon dossier de litige, continuer mes recherches d'emploi, aider à organiser un concert et d'autres check up chez le médecin tant que j'ai ce temps, mais Plouqueville m'a fait du bien. Merci Plouqueville, je reviendrai.

 

Cut the Crap!



... "Cut the Crap" qui signifie littéralement "ça suffit les conneries!", sauf que ça sonne mieux en anglais, disons ça sonne plus "tranché". Je kiffe les expressions anglaises qui ont une traduction littérale en français. Aussi simple qu'on ne peut traduire "jerk" que par "connard" (bon "trou du cul" est toléré, mais la traduction littérale est "ass", quand même), par exemp'. (bah j'ai non seulement un anglais "bilingue" soi-disant pour mes recherches de taf, mais en plus j'ai l'option Slang... pour le "+" technique... - comme dit Sand, que je considère réellement comme une des philosophes les plus pointuses du XXIème siècle, "Slang" c'est quand tu peux parler anglais avec un accent comme si tu étais roux, bourré, qu'il te manquait les dents du bas, le tout en proférant des insanités sur un bout de comptoir avant 21h. (Bon Sand qui m'a aussi appris des mots comme Schmoldu et d'autres expressions courantes de type "Encore plus con que con".)

Pour les Crap-uleries habituelles, j'ai passé un super entretien ce matin pour un poste que j'y connais que dalle, pendant une heure, avec tests réussis et sourire des Madames, et dont j'aurai la réponse demain... et à pourvoir mardi si je l'ai... Et je me dis que s'ils me prennent, EUX : ils sont vraiment plus cons que cons (mais c'est eux qui ont insisté, hin). Et en fin d'aprème, Zarma Prod. pour qui j'ai postulé y a environ 3 semaines, que j'ai même pas relancé tellement je me suis dit le poste a dû être pris, m'a appelé sur un ton tellement guilleret qu'on aurait dit que la Dame avait mangé des Bisounours sur-tartinés de bonheur, pour me dire que mon cévé est super intéressant (je commence à le savoir, à la fin, mais ça me nourrit toujours pas), et me proposer un entretien mardi matin... auquel j'irai de toute façon, vu que l'entretien de ce matin propose un contrat moins intéressant d'un certain point de vu, et que l'autre, disons que vu QUI produit Zarma Prod., je me sens prête à Zarmatiser dès demain. (Zarma Prod. produit un de mes auteurs de films d'art et d'essai franchais préféré... en vrai: le seul qui vaille un kopek en long métrage à mon sens, un autre Philosophe du XXIème, dans une autre catégorie, que je peux évidemment pas citer étant donné qu'à chaque fois que je passe un entretien, si je tombe pas sur Escroc and Co, une starze des eightizes, ou un salon en matière de cul de caniche... bref on connaît pas encore la suite...). A force je me demande si je devrais pas rajouter une ligne: Docteur Es Bobards, tellement plus ça va, plus je tombe sur des employeurs faux culs, plus je le deviens. Entre temps, j'ai aussi pû voir que le poste pour lequel on m'a fait passer deux entretiens, et re-rappellée pour me proposer un tiers poste dans un autre département de la même boîte à été re-proposé (chais pas si vous suivez, en même temps je m'en fous un peu, ça me défoule les doigts tellement ils m'ont tous vénère), du coup je me demande si ça commence pas à être un complot de la C.I.A de me faire passer des entretiens chelou d'la moule juste pour la déconne. A force, je me demande si finalement j'aurais pas une vocation d'horticulteur que j'aurais inconsciemment ignoré, et je pense donc à suivre une formation, je pense ça ira très bien dans la continuité de mon parcours... bac philo, école d'art, école de cinoche, assistante technique, et puis bobonne des sombres couloirs du Wounederfoule wourld de l'audio et du visuel (et de la pollution sonore qui va avec), et puis à la fin une grosse plaque sur ma porte d'entrée: "Joy Divised, Horticulteuse et Numérologue" Diplômée d'Etat de l'Ecole Nationale de Trouduculologie (en plus petit en dessous). Dans le même temps, comme je suis en litige sur des affaires peu communes avec d'autres Bastards qui ont rien compris au film, en dernier lieu, vu les accusations diffamatoires Honteuse avec un grand "H" comme Larchouma, ç'pas beau d'dire des trucs pareils sur moi, qu'ils me portent en réponse que je les traîne aux tribunaux (et qu'on les jette aux lions, fissa), je me demande si je vais pas devoir porter une troisième plainte contre eux, et là on va vraiment rigoler de plus en plus... Mais je décide rien là dedans, je file les manettes à mon avocat... (je me dis heureusement qu'y a des avocats dans la vie, sinon je te dis pas la faiblesse du plan Vigipirate...)

Du coup, comme tout ça me s'cagasse bien un peu quand même au final (entre deux épisodes de Bones quand j'ai pas "Entretien de débauche"), je suis bien heureuse d'être à Plouqueville une pincée de jours pour aller me rouler dans les bouzes de mon chien dans l'herbe, me bourrer la gueule pour bien préparer mon prochain entretien et faire des O.D de gratin de chou fleur au gruyère gras, après être allée faire un tour chez ma coiffeuse bouddhiste qui masse les chakras des bulbes capillaires. (en plus j'ai fait tout mon ménage avant de tipar, et y a des trucs pour mon vélo que je trouverai plus facilement au BHV de Plouqueville qu'ici où le B.H.V c'est un peu la Pyramide de Kheops du BHV en moins bien, et d'autres aux Galeries La Frittasse de Plouqueville où Les Galeries La Pouffiasse d'ici c'est un peu... euh le Centre Pompidou des Galeries La Pute, en moins bien). Et à moindre frais.

Nardinoumouque... (qui se traduit littéralement par la putain d'sa race), sauf que ça sonne mieux en arabe.

(bin oui mais à force d'être corporate 3 jours sur 7, faut que j'explose... et t'façon, vu que Sand aussi cherche du taf, vu que son djobbe c'est de faire chef et que le mien c'est assistante, vu que peut être si le monde est pas si pourri je récupèrerai peut être un petit pécul dans l'année, je dis "YES" que Sand ouvre une boutique où je lui décorerai les murs, YES si elle a besoin d'une assistante... avec mon petit carré culotte D.I.Y et autres saloperies bidules créatifs en Fimo vernis plein d'empreintes de doigts).

 

La béchamel qui venait du froid...



comment veux tu faire un bon dessin de frigo quand le couloir de la cuisine ne fait qu'un mètre de large et que t'as pas assez de recul pour faire un vrai croquis??

Dans mes journées très calmes où je ne loupe pas un épisode en streaming de Bones dans tout mon loooooooooong temps libre (j'avais presque oublié que je kiffais cette série, me demandez pas si c'est de la passion pour les cadavres en décomposition ou le côté soap du couple ambigü Bones/Booth qui l'emporte), les mises à jour continuent.

Lundi aprème, K&K m'ont livré le frigo de leur reum qui deménage en province et me fait ce lèg bien utile quand les beaux jours arrivent et que le gruyère commence à transpirer sous la croûte avant d'arriver au frais. Un Electrolusque basique qui a déjà bien vécu, mais conserve bien les aliments au frais, et ça c'est une nouvelle révolution. ça comble le grand vide du dessous des plaques chauffantes. Au moins.

Hier j'ai transbahuté ma honte capilllaire, où après des mois de longue précarité j'avais dû me résoudre à tenter un dégradé hasardeux pour me les raccourcir et où "Maître Coupe tif" d'en bas de chez moi a rattrappé le coup avec un bonus "frange lourde-qui-vous-va-si-bien". Bon je suis encore ressortie avec une tête de caniche mit Angela Bower... mais tout est allé mieux au niveau du pompom quand j'ai remis un elastique.

C'est à dire qu'entre le frigo et le coupe -tif, j'espère avoir de nouveau les idées fraîches.

Une fois la semaine, plutôt que d'aller au cinoche, et maintenant que j'ai fini les séances de kiné (pour le moment), je vais voir le docteur Marron qui me soigne deux mini caries avant de me les détartrer, et de changer un vieux composite de devant, et comme il fait pas mal, sans anesthésie, et qu'on bavarde comme des mémés sur un banc, et que le docteur Marron trouve toujours un nouveau truc qui pourrait me faire revenir, je suis même prête à investir dans une mutuelle qui coûte un organe juste pour me faire mettre une couronne, et qu'on continue à bavarder. (jamais j'avais rencontré un commercial en dents aussi balèze).

Demain j'ai un entretien d'embauche dans le secteur culturel, pour un poste pour lequel j'ai pas les compétences mais ça m'arrangerait de les apprendre d'autant que ça casse pas trois pattes à un canard, et la dame veut bien voir ma tête de caniche quand même. Un CDD de 4 mois super bien payé, dans une société qu'elle est pas loin de chez moi, que du coup ça m'arrangerait bien, et qu'ensuite je pourrais me faire des vacances de ouf. (s'il vous plaît les gens égorgez des poulets, clouez les sur la porte de vos voisins et faisez des rituels et trois tours sur vous-même à cloche pieds en invocant les Cieux et la sorcière de Blairwitch pour que joy ait le djobbe avant que je m'ennuie de trop, parce que je commence à en avoir un peu marre de faire du tourisme par tous les supermarchés de la ville).

J'essaie (et me débats) aussi pour organiser un concert avec les alternos de l'alternative en mai, ça a l'air bien parti, mais faut jamais croire ça, donc on verra.

J'ai couasi-terminé de rehabiliter une peluche format maousse que j'ai trouvé dans la rue et embarqué pour la fille du voisin. (maintenant je me dis que j'y ajouterais bien un grelot et un ruban). (maintenant je ne sous-estime plus les Forces Célestes du nettoyant tapis-moquette de Franprix, après 3 jours dans les vapeurs de Trychlo moyennement efficace... sauf pour les effets secondaires sur les encéphales).

Hier j'ai loupé un rendez vous: en gros après être arrivée trop tôt, et avoir attendu trois quart d'heure, et m'être fait accosté par deux lascars dans un coin pas très frais de Paris, sans avoir l'adresse exacte après 20mn du dépassement de l'heure du rendez vous. Je poireautais en attendant qu'on me refile le bon numéro de rue, devant une usine où y avait un petit chat noir qui faisait des allers-retour. En rentrant, à l'angle de la même rue il y avait un panneau de Petit Chat noir perdu, alors j'ai envoyé un sms au numéro indiqué pour localiser le sphinx de compagnie et émettre son signalement proche l'usine, parce que ça correspondait tout à fait au chat que je venais de voir, j'espère juste avoir bien deviné les numéros à moitié arrachés de l'affiche. Mais peut être c'était pas le bon chat, et peut être c'était pas le bon numéro. Et peut être ça m'a juste donné le sentiment de pas avoir fait un aller retour pour des nèfles.

J'avoue enfin être agacée du nombre de fois qu'on peut avoir ses gnagnagnas avec UNE SEULE boîte de Tampix de la marque Naitte, les pires du monde: ceux qui en plus de pas avoir d'applicateur, et d'être dotés d'une surface grattante, se changent en mouton une fois insérés. (je crois profondément qu'ils se reproduisent entre eux dans la boîte entre deux cycles pour qu'il en reste encore autant la fois suivante). Les filles: si un jour vous voyez en tête de gondole une promo sur les Tampix Naitte avec + 30% de plus dans la boîte pour le même prix: n'y allez pas, c'est un piège!... système captélix = mouton à hélices (qui m'a totalement convaincue de me mettre à la Mooncup... si je finis cette boîte un jour... c'est ça ou la ligature... pour dire que j'ai même failli me remettre à la pilule juste à cause des moutons à hélice et que ça abrège mon calvaire pendant 3 mois -bah il me reste qu'une boîte qui va périmer en septembre 2009 - je me dis peut être ça va aider à me dégager les boutons de printemps que j'ai pécho sur la goule et m'éviter une consulte chez le dermato qui me nettoiera ça au lance flammes).

Comme tout le monde se tire au Cambodge ou en Espagne ou à Pétaouschnok, je crois que je vais passer les fâtes Pascales ailleurs...

 

Joy a un Zèbre.



J'ai pas grand chose à raconter, à part une soirée de ouikène étrange et chaleureuse dont les détails ne regardent personne, et une cremaillère la veille avec des gens très éclectiques, et ce truc incredible comme dirait le chanteur de Oua Polloua que décidément, les parisiens bourrés se comportent moins salement dans les apparts des autres quand on les y fait venir (de la crémaillère de Morrigan, qui a enfin un pouf bien à elle où poser ses fesses de retour de sa journée de trime), par rapport à Plouqueville dont on vient toutes les deux par exemp'. On en parlait avec une autre toupine, avec qui on a partagé le voisinage quelques lustres pendant nos études. Bilan: tu m'étonnes que les gens qui reviennent de Yon, en ressortent complètement traumatisés.

J'ai enfin eue une réponse pour le poste qui me branchait. L'inconvénient c'est que ce n'est ni un "oui" ni un "non" (y a un jeu qui porte ce nom, non?... arf, perdu). En gros le poste qui me faisait les yeux doux est "gelé" selon le terme employé par la dame; mais on me veut quand même morte ou vive, du coup on transporte ma candidature sur le pôle numérique, pour un poste carrément de chef, si je me base sur les grilles de références... Du coup, si j'attends encore avant de me remettre à taffer, je vais fondre d'ennui, mais comme je n'ai pas arrêté de postuler et de m'entretenir, je commence à avoir de sérieuses difficultés à me mettre un coup de pied au derche pour relancer les boîtes d'intérim et faire des joulies lettres de motiv' pleines d' oiseaux et de coeurs, et de bisounours (si tu mets pas les bisounours, c'est éliminatoire... je le sais d'à force, je suis passée en mode semi-pro de la candidature, tu vois), le tout postées à 8h du mat' avant que l'offre ne disparaisse de son site ouebe pour cause de recrutement en cours.

Comme il se fait que dans la vie, d'un jour à l'autre, tu peux te sortir d'une situation sans avoir rien fait, et le lendemain te retrouver dans un plan pourri de la même sorte; si je croyais encore hier que je ne passerais pas le mois d'avril pécunièrement, et que j'allais enfin depuis le temps que je résiste avec les bouts de ficelle du bord, tomber en grosse-grosse-grosse précarité... De retour de la boîte aux lettres après avoir sorti ma dinde de compagnie, de là où je pensais revenir avec un accusé de réception du tribunal, à la place, j'ai eu un kinder... Passé l'emballage, un courrier de mon ancien-ancien taf, avec le décompte de mon intéressement au prorata des 8 derniers mois passés chez eux, en somme de quoi tenir deux mois, payer mon loyer, une mutuelle (parce que j'en ai plus depuis le 19 mars) et entre autres des trucs importants et/ou obligés à palier... Me prendre un p'tit ouikène au vert, j'ignore encore où... Soit dans ma famille à Plouqueville, soit voir les Chapoucs que j'ai pas vu depuis deux ans, et dont les petits princes me manquent, et dont deuxièmement, j'ai encore jamais vu la goule du troisième, ou encore vers Bordeaux (est ce qu'on dit "un Bordal /Des Bordeaux"?), voir Aguimat et sa chouette famille. Ce qui est bon c'est que ça va être possible plus tôt que prévu, et que prendre LE VERT, ça commençait sèchement à me démanger l'arrière train. Du reste j'ai demandé à ma boîte d'intérim spécialisée de me trouver une mission rapido, pour me remettre en train, faute de mieusque... Et je vais pouvoir repeindre mon vélo, y ajouter un panier, éventualiser une machine à laver ou un four à bas prix. Vivre décemment.

En attendant, je prête ma disponibilité pour aider à organiser des concerts, et cette semaine par exemple, je continue de bricoler chez moi. Depuis hier, je suis après le nettoyage et la réhabilitation d'une peluche de 1 mètre cube, pour la fille d'un toupain. Hier je suis passée au pressing où travaille Half K. (le mec de Half. K, sa meuf qui taffe à la poste), chercher du Trichlo, pour nettoyer la chose, selon sa méthode, c'est long, ensuite après plusieurs passages de frottage avec une serviette éponge au Trichlo, il faut découper une demi bouteille en plastoc, y foutre de la lessive, de l'eau et une goutte de vinaigre, et en repasser un coup, ensuite, une fois que c'est rincé, pour bien faire le boulot, il faut y propulser un aérosol de nettoyant pour moquette avant d'aspirer le tout, et comme j'ai en prime le sens du détail, et que j'ai trouvé cette peluche géante dans la rue, avenue Parmentier, j'te vais en prime la traiter contre les acariens. Parce que je les déteste, parce que j'y suis allergique. Donc ils méritent la mort. Et qu'on ne donne pas une peluche pleine de puces à une petite fille (mais un chien galeux à une grande personne, si elle le mérite, oui, on peut). ç'tout. Et dans leur immense mansuétude et tolérance de ma personne, je me dit que j'ai bien du bol d'avoir K&K comme amis... K qui m'a retapé un vélo trouvé dans la rue pour 2€, et K. dont la reum déménage et me lègue son frigo, et biensûr je fais ma prière au Ganesh tous les jours pour qu'ils leur arrive les plus belles choses qu'il se peut.

Le reste du temps... I DO miss my people... Manue, Amaury, me manquent... J'ai pas vu Sand depuis longtemps, aussi... Pour compenser ces carences affectives, j'ai le bol qu'il y a quand même Nanoï pas trop loin, et Morrigan va voir sa reum au Cambodge demain (et a pour mission me ramener une statuette en résine la plus kitsch est le mot d'ordre, soit de Ganesh, soit de Naja, et par défaut un foulard khmer...) Je l'ai aidée à acheter des ballerines à 1€ au marché de Belleville l'autre jour, avant d'aller bouffer chez Phô, rue Louis Bonnet, puis de se torcher la gueule au thé à la menthe sur le bd Menilmontant en attendant l'heure de son rdv pour les vaccins, quand j'pense que si j'avais eu d'la flouze là tout de suite, j'aurais pu être du voyage, ok le Cambodge c'est pas l'Laos... Bon. J'ai la bougeotte en ce moment, quoi.

Et puis comme je garde toujours la meilleure connerie pour la fin. Quizz du jour...



Toi même devine de quel détail de mon nouveau tatouage il s'agit sur l'image ci-dessus (et tu gagnes une illustration plus ou moins réussie au feutre et à la Painter made in moi dans ta boîte à mail...).

La prochaine fois si tu n'es pas sage, je vous esspliquerai en trois paragraphes longs comme un radius et sans photo explicative comment thermo-coller de la moumoutte zèbre sur une selle rouillée de vélo pour femme demi course, et aussi comment le repeindre en rose avec un motif leopard. Passque vivre à Paris, c'est un peu apprendre à être le Mac Gyver de la survie dans une forêt tropicale plein d'animaux sauvages. (les poubelles en plus)