Posté à 17:29, dans la catégorie Photos
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Musée Fragonard-Ecoles Vétérinaires de Maison Alfort : dans le désordre d'apparition : squelette de foetus, squelette de nouveau né, squelette de femme adulte, crânes divers, écorché de sarigue, arbres bronchiques, bébé veau, veau bouledogue, tête de bouledogue, chien à six pattes, enfant sirène, mâchoires supérieures, squelette d'éléphant, squelette de taureau, maladie des os spongieux ou un genre d'arthrite, je sais plus, trois bébés dansant la gigue...
... est une poutre. Entendons nous bien : je marche en équilibre dessus et ce serait pas l'heure de me casser la gueule. Le mois de mai a été pour moi plus long qu'une année. Ce matin mon voisin du bout de la rue qui m'a mené la vie douce tout du long de ce foutu mois de mai est parti pour une longue mission. Cet aprèm' le plombier a terminé la salle de bain et même un peu de cuisine et cette semaine je vais pouvoir remettre mon péku qui trônait sur la table du salon sur le dessus des watères et sortir mes produits de bain de ma trousse de toilette et les remettre sur le rebord de la nouvelle douche. Je ne suis plus Sans Douche Fixe, je peux ranger mon "sac à douche" prête à aller me laver à n'importe quelle heure chez n'importe qui que j'étais. ça a été beaucoup drôle et beaucoup de soucis et de courses dans tous les sens tout le mois de mai avec le FRAP, les copains, les emmerdes, et pouvoir manger. Et il reste plus que les derniers soucis et le stress s'en est allé (mais peut être que c'est que j'ai encore fait une petite nuit et que pas très alerte, demain faudra sûrement que je bondisse à gérer mille trucs à la fois pour supporter l'ingérable du quaqua dans lequel je suis). Plus qu'un mois de travail et je vais re-basculer dans le Monde Merveilleux de la recherche d'emploi, me refaire ficher chez Gestapôle-emploi, me replonger dans des offres où on te demande d'être trilingue, de bien présenter et d'accepter un boulot payé moins que le SMIC... Mais seulement après mes vacances en Croatie. A vrai dire je suis dans une telle mouïse que je ne peux même pas descendre à Plouqueville fêter les 30 ans d'un de mes meilleurs potes le week-end prochain, celui qui m'a dépanné la semaine dernière et permis de faire des courses et de bouffer. Mais heureuse, de ne pas me faire en plus racketter par le tribunal correctionnel suite à une tentative de vengeance de mes anciens patrons, ou de me prendre un sursis par la face pour des accusations de crotte de bique. J'ai loupé 4 demies journées de taf pour faire réparer ma salle de bain ou ouvrir la porte de mon appart' à des Expert Miami en tout genre (l'expert Miami en assurance, l'expert Manhattan du Syndic...), le plombier est encore passé hier installer la VMC pour évacuer l'humidité de ma sdb en me racontant qu'il s'était sévèrement mis la race la veille-de-jusqu'à-6-heures-du mat avec des potes pour un anniversaire dont le thème était de se déguiser en putes et en maquereaux, en perdant même une copine en route qui cherchait de la deurogue. Mais il a fait du chouette boulot et j'ai juste un peu honte de pas avoir pu lui payer l'apéro ou lui faire une bouffe quand il venait et que j'avais peau de zob dans les trous de poches, et c'est même lui qui m'a filé des clopes le week-end dernier.
C'est un peu comme tous les mois
chaque fois pire il faut que je retarde le paiement du loyer, des impôts, les dernières traites du véto, enfin en résumé TOUT en attendant que quelque chose tombe du ciel, et comme c'est bien connu que ça marche comme ça... Encore la dernière ligne droite, en équilibre sur une poutre jusqu'au 30 du mois prochain et ensuite j'arrête les frais. Ou s'il m'en retombe sur l'coin de la gueule, alors je ferai comme dans Breaking Bad... (ouais bin,hin, c'est Manue et Triri m'ont dit de mater Breaking Bad... et ça fait une série de plus à laquelle je suis accroc). Sinon, je n'ai toujours pas fini Palahniuk même si j'ai avancé. Sinon je crois que si j'ai à peu près réussie à garder la tête froide entre un délibéré de prud'hommes qui en est à sa deuxième prorogation, une convocation au correctionnel avec menace de gnouf qui s'est soldée par une affaire non saisie du fait que mes anciens patrons n'ont donc PAS payé de consignation dans les délais pour me poursuivre expliquant qu'ils avaient perdu l'argent dans une grille de caniveau avec la tombée d'une météorite et demandant un délai supplémentaire pour je cite "réunir la somme" sauf que ça marche pas comme ça, avoir passé la pentecôte à me laver que les fesses et les d'sous d'bras sans pouvoir sortir et profiter du soleil, avoir pas beaucoup mangé et être en train de maigrir au point de pouvoir me planquer derrière un tronc de bouleau, c'est parce que 1) J'ai pas trop réfléchi et j'ai essayé de continuer à faire comme si de rien était. 2) j'ai tout de même bénéficié du soutien des copains 3) Les soirées et journées que j'ai pu passer à me divertir gratos ont été riches en rencontres et en rigolades 3) Mon voisin du bout de la rue était assez là quand j'en avais besoin, au lieu que je chougne (ce que j'aurais pas pu faire j'ignore pourquoi j'ai eu les yeux plus sec que l'Sahara pendant deux semaines ça fait que 4 jours que ça va mieux).
Mon bilan du jour : j'ai 5€50 pour acheter des clopes. 3 tickets de bus pour aller au taf demain. Un fond de pâtes, un kilo et demi de riz, de la sauce soja, 500 grammes de lentilles vertes, quelques patates et un bout de grana padano. Et je suis en deuil : y a plus Lideure en bas de chez moi, ils ont mis Franprix à la place, ça veut dire adios les 4 rouleaux de péku à 3 centimes qui durent un trimestre et n'arrache pas la peau de l'anus, bonjour Lideule et ses caissières qui te jettent les paquets de céréales par la goule.
Mais... sûrement de Joie d'avoir une salle de bain qui ne risque pas de s'effondrer sous mes pieds et une VMC qui fait un bruit du tonnerre (hier j'ai pas arrêté de répéter à ma voisine de l'autre bout de la rue "J'adore ce bruit"), et maintenant que ma voisine s'est barrée... je parle toute seule à chaque fois que j'en sors pour dire que j'adore ce bruit, ça va. (c'est même pas très normal que ça aille... maintenant que le plancher de bois pourri qui supportait ma baignoire sabot rouillée a été foutu à la poub', tout le reste s'effondre et je continue à sourire. (ça craint un peu).
Peut-être c'est l'printemps comme dit Manue, peut être je suis juste contente que maintenant que je peux prendre ma douche en entière et que j'y gagne même plus de temps l'matin qu'après mes deux longs mois à faire méga'ttention quand je fous un pied dans la baignoire, ou à me ballader avec mon sac à douche sur le dos la nuit, le simple fait de prendre ma douche quotidienne et de conséquemment pouvoir me changer autant que je veux sans pourrir la sape au jus d'aisselle me réconforte sûrement. Au boulot ils vont être contents, je crois, car je ne me traînerai plus dans des sapes aléatoires avec le cheveux hirsute. Et puis j'ai foutu les sapes d'hiver dans le fond des tiroirs et remis sur l'dessus celles d'été, et bien que j'ai passé une semaine aphone, ma jupe à zip et mes collants à pois n'attendent que moi pour finir mon dernier mois de taf corporate ET à l'heure tous les matins.
Ou c'est peut être juste les rencontres que j'ai faîtes, ou je suis peut être totalement abrutie de fatigue. Ou bien le mois de mai est terminé, je suis à bout mais je suis aussi dans la dernière ligne droite et ça doit me soulager.
Bon sinon les deux trucs qui m'ont fait marrer cette semaine :
et c'est tiré du blog :
Insolente Veggie (lisez tout, y en a d'chouettes, j'ai envie d'dire ç'aurait aussi pu s'appeler
le végétarisme pour les cons, mais elle a décidée de rester polie), surtout c'est qu'en parlant du militantisme qu'il y a à refuser de bouffer des cadavres de toutes les espèces qui soient ou de contribuer à torturer les animaux dans la joie sans-scrupule de niquer l'écosystème, la nénette arrive à être pédago et à tourner le truc à la dérision, de manière voulue ou non, je me suis rarement autant marrée devant une carotte qui te fait un bras d'honneur... après que les viandards comprennent pas, ça m'étonnera pas non plus - que ça les rassure : mais oui on va tous crever, sauf que vous d'abord...).
Et ça :
Horrible Tattoos (ouais alors là c'est juste du rire bête et méchant, mais alors qu'est ce que ça mérite... enfin je dis ça, encore un rendez vous devant ma conseillère Gestapôle-emploi et je me fait tatouer
"Mort aux vaches" sur le bras que je tend quand je fais un signe mal poli et
"J'embête le Monde du travail" sur le front, mais en plus vulgaire...)
Et la dernière goude niouze en date, c'est que Dèv' (mon Doctor Es Montage numérique de moi qui est accessoirement quelqu'un de très chouette passe quelques jours à Paris et veut bien jeter un oeil à la Bouze qui me sert de poste de travail pour trouver l'origine de ce qui merdoie sur mes images, et ça me fait non seulement plaiz' qu'il passe voir ça entre deux films institutionnels sur les Oméga 3 et 6 mais encore plus du fait que ça fait un lustre et demi que je l'ai pas vu).
Non, mais attends c'est pas parce que j'ai plus de tablette graphique et que c'est la che-dèche que je vais faire un blog mode non plus.
(ah et j'ai peut-être ajouté un ou deux liens dans la colonne dédiée qu'il faudra que je mette à jour un de ces quatt', mais y a pas d'punky b. ni de petits poneys inside, promis... que des vers et de la moisissure mais avec des vrais bouts de talent dedans, comme le blog de
la Saucisse, par exemp', qui fait quand même des trucs glauques que je trouve vraiment Classes...). Et puis si un jour j'écris "
Choupi" dans l'blug, n'hésitez pas à venir me casser les dents à l'occasion.
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Posté à 22:17, dans la catégorie Photos
Le Catacombes de Paname avec dans le désordre d'apparition : Henry-Charles Botuline dont toutes les dents de sagesse poussèrent sans douleur (et qui n'eut pour anecdote qu'une seule carie en 63 ans d'existence), Joseph Robinet (un type exécrable qu'on a jamais vu au bras d'une femme et qui aimait beaucoup crier sur les enfants), Francine Brulôt-Crevette (femme travailleuse et sans histoire, mère d'un Jean-Baptiste, d'un Alexis et d'une petite Adèle) , Ephigénie Bourrelarigole femme de ménage illettrée digne et honnête, pieuse mais forte en jurons et remarquablement susceptible, Chiara Butterfly (oui, son père était un général anglais qui épousa une italienne rencontrée lors d'un séjour sur l'île de Malte) qui se suicida par pendaison au décès de son seul fils ainé des années après la mort naturelle de son amant qui ne fut jamais au courant de sa paternité, mort d'un arrêt cardiaque dans son lit au beau milieu de la nuit sans aucune raison médicale particulière, Gudrune Jean (institutrice avec un accent anglais tout pourri et qui aimait beaucoup les sandales à talons en cuir tressé), Marcel & Christobald Rolansky nés à dix mois d'écart avec une ressemblance semblable à des jumeaux sauf que l'un fini ses jours seul tandis que l'autre eu 5 enfants d'une même épouse, Louisette Chemin, pharmacienne ashtmatique née Bourdieu épouse de Bernard Chemin, sans enfants, Conchita Matterdolorosa, concierge moustachue taciturne assassinée dans les rues de retour du marché pendant une émeute, Huguette Giboulé artiste peintre et poètesse méconnue qui vécu jusqu'à 103 ans, Servanne Balancaisse employée des abattoirs du XIXe arrondissement, Piotr Goklayev, ingénieur en mécanique ayant une folle passion pour les porte-clefs publicitaires et j'en oublie certainement...
En ce moment je lis Chuck Palhaniuk "A l'estomac", où l'histoire d'une bande de pseudo écrivaillons qui pensant échapper à leur vie ordinairement merdique répondent à une petite annonce bidon suite à laquelle ils se retrouvent enfermés de leur plein gré pendant trois mois pour écrire le Chef d'oeuvre de leur vie et qui parce qu'ils se sont branlés sur une bonde de piscine en y laissant les 3/4 de leurs intestins ou parce qu'ils ont une copine qui a buté quelqu'un en appuyant sur un nerf grâce à de hautes études de réflexologie s'imaginent être d'un haut degré d'intérêt. Sauf que dès le départ ils s'entretuent. Bah ouais : une téléréalité sans caméras de télésurveillance, ça ne peut pas marcher. (alors que franchement, le simple récit d'une de mes interventions de serrurerie à pas d'heure vaut dix Faites entrer l'accusé). J'ai vu un documentaire très chouette sur Francis Bacon (merci Arté) et un film moins bien sur Pollock (mais j'ai dit que si parce que j'aime bien la personne qui me l'a prêté, une stagiaire qu'a l'même pseudo que moi sauf que c'est son vrai nom (je suis même pas jalouse, bon un peu, parce que c'est la stagiaire la plus chouette qu'on ait eus), et un film de Resnais toujours le même mais des années 80 (des histoires croisées de gens qui se connaitront jamais mais qui s'en mettent plein les rouleaux, d'un point de vue toujours froid et cynique, et c'était quand même pas mal) : mon Oncle d'Amérique. (là où des fois t'as failli oublier que Gérard Depardiou n'a pas toujours vécu dans un short gonflable à rayures bleues et blanches et qu'il fût en d'autres temps un acteur de cinoche pas trop mal dégourdi mais qui n'égalera jamais JAMAIS JAMAIS Lino Ventura).
Bad Karma... Tu sais cette nouvelle expression débile qui a traversé l'Atlantique par l'écran de télé via les séries américaines dont les acteurs sont des diagnosticiens boiteux toxicomanes, des médiums qui rêvent prémonitoirement de serial-killer et qui bossent justement pour le procureur qui depuis 8 ans de CDI de la Médium tombe des nues à chaque fois qu'elle rêve d'un petit doigt coupé, des bac+18 option Ossements et insectes, des serial killer gentil de serial killer méchants qui travaillent à la police scientifique en tant que looser professionnel de la tâche de sang et autres mères de famille qui ont commencé par revendre de l'herbe pour finir par se marier avec le baron de la mafia mexicaine en 2 ans et demi à peine, et le mieux c'est que je gobe tout ça.
Sauf que depuis que j'ai plus de tévé, j'ai fini tout Dexter, Médium, Weeds, Dr House et Grey's anatomy en streaming et j'ai plus rien à me foutre sous la dent, comme les gens démantibulés des catacombes.
Samedi soir dernier avec Vincent on est allés faire un tour à Pigalle où on a trouvé le plus chouette ampli du monde, et c'est OUSTE OUSTE le Tiny Terror de chez Orange sur lequel j'avais une idée fixe, car celui que je convoite désormais pousse 5 watts de +, coûte deux cents balles de moins, a des HP Eminence, le mec me met des vieilles lampes dessus gratos, et il a un son qui revient au moins de la fin des années 70, au début des années 80... Ensuite on est allés boire deux trois verres au St Sauwa ce qui était chouette parce qu'il y avait deux trois copains, du coup on a trainouillé avant de rentrer, et puis en arrivant devant ma porte, une BMW avec trois quatre cailleras et un mec qui sort et qui trace direct dans ma direction pendant que je cherche le bitonio pour ouvrir la porte d'entrée. Du coup j'arrête de chercher car comme je vois venir le truc, pas question que j'ouvre la porte pour deux. A peine il m'accoste que je lui demande ce qu'il veut (à part se faufiler derrière moi dans l'entrée pendant que j'ouvre pour que je me retrouve dans une situation pourrie sans pouvoir gueuler). Les mecs de l'EXPRESS BAR en face, en terrasse regardent sans bouger le petit doigt. Et le gars qui tchatche, qui insiste, qui veut mon numéro de portable, boire un coup chez'm et pourquoi pas mon numéro de sécu, qui m'attrape l'avant bras, que j'enlève gen-ti-ment en lui disant un truc sympa pour retripatouiller dans mon sac pour toper mon jeu de clef et pouvoir éventuellement lui mettre dans la gueule s'il devient méga relou. Et puis finalement : je l'embrouille. (bien bourrée j'ai de multiples talents pour déconcerter les gens et finir de les dégoûter ou alors... les convaincre parfaitement que c'est pas moi qu'ils cherchent). Putain ça a duré une demie heure ce foutage de gueule. La bagnole qui finit par partir. Le gars qui reste. Et je lui ai fait promettre à ce type de se trouver une super meuf, de trouver le grand amour et blahblahblah, jusqu'à ce qu'il dégage de lui même. (des talents je vous dis, il est parti ravi de la discussion). Moi je suis montée chez moi blasée et colérique de la putain de technique de suivre les nénettes chez elles et de pouvoir tout faire une fois la porte d'entrée de l'immeuble passée. Et je pense que je vais finalement changer de porte-clef et y mettre un poing américain sur l'anneau. Juste au cas où je me retrouve fatiguée de devoir embrouiller les gens en leur racontant des conneries pendant une demie heure en bas de chez moi, prisonnière d'un con dans la rue et enfermée sur le trottoir. A 23H SEULEMENT. Tout ça parce que c'est les premiers beaux jours et que ça file leur rut à certains. (non parce qu'en allant à Pigalle rejoindre Vince le même après midi il a fallu que je fasse un méga doigt majeur en lui disant de se le mettre bien profond dans le cul à un type à qui j'ai pas filé de feu car j'étais à la bourre et que c'était demandé genre comme si c'était un dû. (ouais quand les gens sont pas polis c'est non, et ouais si je me fais traiter de teuhpu ensuite, c'est triple salto majeur avec double lutz piqué d'insultes... je lui ai fait un signe de baiser de loin en prime ... pour accompagner mon doigt majeur). Et j'ai piqué un gros roupillon du dimanche, en repensant au con de la veille qui m'a piqué une demie heure de sommeil sur le trottoir le lendemain matin, bien que d'un côté super fière d'avoir désamorcé une situation de merde en embrouillant un gars en lui racontant des conneries jusqu'à ce que je le saoûle à l'ennui, sans avoir à hurler ou prendre les réflexes basique de victimes qui aggravent la situation (non mais parce qu'on déconnait en plus à la fin de la discutt', "genre", sauf que moi je déconnais qu'à la surface et qu'en dedans je rigolais pas du tout du tout du tout, j'avais plutôt des envies de coups de pieds dans les couilles ouais), de l'autre côté ça m'a blasé pour la journée. Que même sans sortir plus loin qu'à dix minutes de chez moi, si je suis pas avec le chien, bah je me fais emmerdée au retour vu que je suis la seule personne munie d'ovaires à 500 mètres à la ronde. Bref plutôt qu'il se trouve une meuf ce con là, j'espère que quelqu'un viendra vomir sur son mur en crépis et chier dans son lit pile au moment où il aura envie de dormir et que s'il retente d'agresser quelqu'un il se prenne un coup de canif dans les roustons. Pourrisseur de dimanche. Crevure... Glaire de Moule ingrate.
Le dimanche soir, avec mon voisin du bout de la rue qui devait me filer un coup de pattes avec ma robinetterie pis qui a pas pu parce qu'un avion de la CIA l'attendait au coin de la rue, j'ai chialé un coup. Parce que ma robinetterie pouvait bien continuer de fuir, c'était pas le problème, mais peut être que j'aurais eue besoin de voir quelqu'un de plus chouette que le con de la veille.
Le vendredi après midi avant ce week-end là, les mecs du dépôt en dessous de chez moi chez qui y a le dégât des eaux dû à ma SDB pas aux normes à baignoire sans trappe qui fait que je dois couper l'arrivée d'eau sur le palier chaque fois que j'en ai pas l'utilité parce que le foutu plombier vient pas, m'ont appelé. 23 fois... Au taf... En deux heures... Sans laisser de message... Et comme déjà je sais pas d'où ça sort mais en ce moment c'est tous les jours deux appels en privé pour me refourguer des crédits et faire des études de satisfaction de COFINOGA et PRINTEMPS... (ils se passent le relais je pense, parce que ça alterne), j'ai pas répondu tout de suite. Parce qu'ensuite ils essaient de me tuer à l'ennui. En me demandant quand va venir le plombier, en me demandant aussi d'arrêter de me laver, de boire, de tirer la chasse, de laver la vaisselle, ou le sol). Mais je suis restée calme. Mais la prochaine fois, je vais les transformer en nems. C'est donc ainsi qu'a commencé mon week-end pas çui là l'autt' d'avant, et tout aussi merdiquement qu'il a continué et fini.
Du coup la semaine qui s'en est suivie a été nulle, en plus d'être morne. Et sans activité. Alors j'ai beaucoup lu. Et ai enfin eu le temps de faire connaissance un brin avec Zazou Zouzou. Le nouveau maquettiste qui prend le relais de la maquettiste Officielle qui est moins là depuis qu'elle a répondu à une annonce et trouver un djobbe plus marrant.
Et ce week-end Sèz est revenue des pénates de sa famille d'où elle a ramené du fromage, du kéfir et une otite carabinée et on est retournées à Pigalle samedi en fin de journée, cette fois pour voir quel devis proposait un restaurateur d'instruments à vents pour son Canard. (elle joue du Canard, alors je lui ai dit qu'elle pourrait être soliste chez nous). Et bon le devis était a priori honnête vu qu'on a pas comparé avec d'autt', en tout cas ça valait plus le coup que d'acheter un Canard neuf. Ensuite on voulait aller chez le prêteur de DVD vers chez moi et il était fermé, alors on est allées dans la librairie un peu alterno d'en face voir les trucs, et puis on est rentrées dans une autre boutique qui vend des bidules qui servent à rien mais très jolis, et Sèz s'est achetée des lunettes de mouche et un Badge. Sèz a le coeur sur le main comme meuf et moi j'ai honte quand elle paie ses canons ou qu'elle propose d'acheter un badge ou des lunettes car actuellement je suis pas très fortunée, pis elle l'est pas non plus et ça me fout les boules de pas pouvoir lui rendre la pareille tud'suite... Bon. C'est assez embêtant. Du coup dans notre cul la soirée DVD chez Sèz, on est allées boire deux trois verres au St Sauv' et avant ou après on a acheté du bon pain Ghana car l'idée était de faire une soirée au fromage avec plein de bon pain plein de pif et plein de films d'arédessai qu'on a kiffé mais pas revu depuis des lustres. On a croisé Pilon et K&K et on est pas restées parce que se bourrer la gueule le ventre vide c'est pas possible très longtemps. On a éventualisé qu'on y retournerait après manger, et puis il a fallu que je trouve des clopes sur ma route à Oberkampf un peu tard déjà (21h), on est rentrées, j'ai fait des carottes et des oeufs coque au cumin, c'était assez bon. Et puis il y avait du bruit en bas et on s'endormait sévère chacune sur nott' assise, les gens foutaient bien de bordel... Alors je me suis vengée (mais j'ai criée sans résultat avant, du coup je me suis vengée après)... Parce que dès qu'il fait beau vas y que c'est tipar pour que les gens bourrés de l'Express en face viennent dégueuler ou se mettre sur la gueule en bas de chez moi une fois que c'est fermé, et que maintenant qu'y a un nouveau restaurant après la Pizza qui a fermée et le japonais qui a tenu 4 mois, discuter méga fort devant la porte d'entrée est devenu méga à la mode. Me suis vengée d'une manière très conne et pas sympa (un genre de version moderne du saut d'eau... en pas salissant, mais en bien enquiquinant), bon après quelques menaces d'assassinats proférées de la rue, tout le monde a fini par partir et on a pu aller se coucher. Assez tôt en fin de compte vu qu'on s'endormait sur place qu'on sait pas si ça venait du soleil, de l'alcool, ou du piétinage à Pigalle puis dans mon quartier, de l'otite de Sèz ou de la connerie qui nous a abruties.
Le lendemain je devais être vraiment crevée car c'était quand même la deuxième nuit consécutive où j'arrivais à dormir plus de 8h sans ciller. J'ai filé dans la douche, fait du café et tout l'bazar du matin pendant que Sèz roupillait dans le canaprout, et après petit déj, on a décidé d'aller faire un tour aux catacombes.
C'était chouette, on est arrivées dans les derniers mais pas avec 5 minutes de retard comme à la dernière tentative. Et on a pas payé, la caisse marchait pas. D'abord on descend à une 20taine ou une trentaine de mètres (j'ai essayé de calculer) sous la terre par des escaliers en colimaçon dont on voit plus l'bout après les 10 premiers. Ensuite on traverse les rues du quartier par en dessous, qui sont très bien indiquées, par des couloirs étroits et on a l'impression d'être dans une mine, à suivre la ligne noire au plafond en passant devant quelques tombes. Ensuite on découvre les des maquettes d'un couillon de la lune sculpteur qui a sculpté des maquettes de bâtiments dans la pierre pour la déco (le Valérie Damidot de l'époque) et qui est décédé en pleine action par suite d'un éboulement. Et puis une fontaine qu'on aperçoit dans les profondeur des escaliers en colimaçon grillagés qui vont plus bas encore, plus bas. Ensuite on arrive devant l'entrée de l'ossuaire et c'est là qu'on traverse des couloirs remplis d'os. Malheureusement pas de tous les os. C'est surtout les fémurs. Les "fait-mur" font mur, on est dans des couloirs en fémurs, dans lesquels sont incrustés des crânes qui représentent un coeur, une croix, un cercle une rangée décoration pour briser la régularité linéaire incroyable de tous ces fémurs placés en colonnes verticales, les uns sur les autres... Et c'est ça les catacombes : des murs d'os. C'est la cave des cimetières parisiens. Tout un tas de murs de fémurs et quelques crânes. Un morceau de bassin par ci par là, mais les pllus chouettes os ont tous été effrités (il y fait très humide, je vous apprend rien là, si bien que les os sont marrons, de vieillesse, et gris et en miettes, et aussi friable que du bois imbibé. Et partout des plaques avec des phrases de gens connus sur la Mort. Comme les blagues des papillotes Révillon où il y a toujours un bon mot de Lamartine qu'au bout du troisième ç'en devient usant. D'ailleurs il y a un bon mot de Lamartine, là bas dessous. On marche dans la Mort. On marche dans une population de millions ou de milliards de personnes qui sont décédées près des hôpitaux de la ville. On a pas vus de crânes d'enfants ou de bébés, que des adultes, beaucoup de femmes. Et au dessus des César de fémurs compilés, un bout de boîte crânienne, plus rarement une côte et plus rarement encore un morceau de bassin. Zéro sacrum, pas d'osselet, pas de vertèbre. Les poubelles des cimetières. Voilà comment tu finiras à vouloir un bel enterrement dans un joli cercueil une fois que les tiens ou ta lignée s'éteindra ou que plus personne n'entretiendra ta concession : on labourera dans la terre parmis tes os qui s'éparpilleront avec d'autre os d'autres personnes que tu n'as sans doute jamais croisé, et on ne retiendra que ta tête pour la déco et tes fémurs pour faire des murs, et le reste fera un souvenir pour les touristes qui te ramèneront chez eux après la visite, le bout de ta boîte crânienne deviendra un cendrier de table basse, et tes vertèbres finiront en pendentif ou en guirlande, allez hop. Ou on t'arrachera les dents, sans anesthésie mais sans souffrance pour autant. Du reste on est très bien là dedans. C'est assez sympa d'être sous terre et les gens en forme de murs ne sont pas très bruyant, c'est sûrement l'endroit idéal pour lire Guerre & Paix ou A l'estomac. Mais bon, si notre âme flottait dans l'air après la mort et qu'on pouvait se voir finir comme ça, je serais sûrement vénère je pense, même en ayant l'honneur d'être une partie du coeur en crânes de l'entrée, ça me plairait sans doute pas qu'on vienne me tagguer le front, m'arracher une dent ou me caresser l'os de la paupière. Du reste ce qui est trippant c'est que c'est archi propre. Une fois la décomposition finie, on est d'une propreté qui touche à une image de la pureté comme un océan de neige au Pôle Nord. Et bien que la plupart des creux et des impasses soit très bien rangés, certains endroits ne sont que des tas d'os qui se touchent emberlificotés les uns dans les autres. Un genre de partouze hasardeuse. Pour tout le reste c'est comme pour les humains, certains morts sont plus beaux que d'autres, certains crânes plus harmonieux, et en imaginant la peau par dessus, de qui a un grand front, de grands yeux etc... On visite une peuplade de gens comme jamais dans un centre commercial à la veille du réveillon ou une manif du 1er mai à paris. Là ils sont beaucoup, beaucoup plus nombreux. Et classés, hin! On ne mélange pas ceux de Ste Eustache avec la ceux de la sainte croix de la Bretonnerie, ouhla non... C'est un débarras, et bon débarras ok, mais dis donc si on peut faire partouzer les gens qui ont été enterrés au même endroits, on ne les mélange pas avec ceux du jardin d'en face. En allant vite ça fait une heure de route, donc une sacrée ballade. Et on ressort en plein jour dans autre coin de l'arrondissement. C'est tout à fait intéressant.
La semaine qui a suivie j'ai encore passée une semaine encore un peu plus pourrie que la précédente. (et je viendrai raconter la suite plus tard, ça fait une semaine que je grapille du temps quand je peux et parfois au taf pour me débarrasser de mes encombrants qui ne sont pas que les catacombes... d'autant ce post ne sera pas fini tant qu'il n'y aura pas de tofs de ma salle de bain en carton bouilli dedans !).
Le lundi, la clef s'est (encore) dans la serrure avant même que je fasse un tour. 600€ de barillet. Le mardi soir AG du FRAP chez moi. Le mercredi après réception de la lettre d'injonction de la banque disant que deux chèques vétos de 230€ chacun étaient pas passés et que j'avais 48h pour les trouver (dix fois plus la course que Jack Bower dans 24h chrono) avant d'aller à l'AG de mon syndicat où pas pu foutre un pied depuis décembre. Le jeudi j'ai mouru et craqué et eue les larmes aux yeux quasiment toute la journée de plus de m'être fâchée avec mon avocat (mais j'ai quand même passé 12 coups de fils entre midi et deux). Le vendredi Câlins salvateurs.
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arteuhparis... (n'allez pas croire que tout était aussi chouette que sur les photos, c'était à des années lumière de ça)
Je n'ai pas oublié d'écrire : je n'ai presque pensé qu'à ça depuis un mois.
Je reviens du CICP avec ma pote. J'avais jamais vu Collectif Mary Read et Gzav' avait raison "C'est vach'ment mieux qu'****X", c'est plus "bonnard" comme il dirait. En effet. Mais je sais pas. J'en ressors juste, alors c'est pas facile de savoir.
J'en ressors d'un mois surchargé de boulot, où j'ai travaillé aujourd'hui dimanche (j'étais pas obligée pourtant). Je devais enlever des bâches pour éviter qu'on se les fasse piquer, c'était ma mission du jour. Au Caroussel du Louvre, à un Salon d'Acheuteurs de l'Art, les Acheuteurs d'Arts ç't'un truc très sérieux, voyez-vous. ('fin pour les gens qui ont les moyens, mais pour nous qui s'en foutent c'est pas très intéressant, mais n'est pas Acheuteur de l'Art qui veut, donc je suis pas allée travailler un dimanche pour déconner... enfin je crois, enfin je sais que j'y suis allée et que ça me confirme surtout que c'est bien fini, et à part les gomettes rouges sur les oeuvres d'Art qui ont été acheutées, je crois que je suis allée décrocher deux banderoles, que c'était mon taf du jour, et que les Salons d'acheuteurs des Arts c'est bien fini pour un moment, et rien que de le savoir, là tout d'sssuite, ça va mieux. (tellement faut pas l'dire que certains parmis tant d'autres dont ceux qui achètent de l'Art, s'en contre-couèttent, que l'Art soit Acheuttable).
Sinon j'ai passé mon capès dont il paraît que j'aurai pas les résultats avant mai les 2 et 3 mars, j'ai retrouvé une copine d'enfance qui le passait aussi. Quand je dis une copine d'enfance, je parle d'une voisine que je connais depuis mes huit ans et avec qui on a fait toutes les conneries que les mômes peuvent faire. Comme jeter des bombes à eau du balcon (ou de la farine), forcer les portes des caves de l'immeuble pour voler des jeu de monopoly avec des pièces en bois, taguer les murs, faire des séances de spiritisme sous les escaliers d'une résidence de vacances, avoir une chiasse nocturne synchronisée après une ingestion massive de gâteau roulé à la fraise, fumer nos premières clopes (des Fine120) à l'époque où ça coutait moins de 10 balles de francs, arnaquer des plus petits que nous, plus de 200 parties de rami en un seul été et autant en échecs, des premiers ticheurtes des bérus taillé XL dix fois trop grands achetés dans la boutique de disques rue St Jean où Marsu refourguait les ticheurtes des chocos BN, et la liste serait trop longue pour dire qu'on a pas partagé que les mêmes foulards tête de Mort. (on est mêmes sorties avec le même con du lycée). C'était chelou de se evoir après avoir "splitté" y a 10 ans, comme elle dit. Après l'exam où j'ai dessiné une putain de pieuvre où j'ai réussie à caser les huit bordels de tentacules à la Christian Tattoo (en moins bien, hin, mais une bien quand même) on est allées boire des cervoises au Folie's de Belleville, casser nos dernières billes et on s'est revues depuis aussi, on est allées à ArtParis, voir des acheuteurs de l'Art, et au Kannibale, prendre l'apéro. Ensuite ça ne s'est plus arrêté, les salons à préparer, un chinois sonne à ma porte pour me signaler une fuite d'eau dans son dépôt, j'ai appellé l'agence qui a appelé le syndic qui a appelé un expert de Manhattan de la fuite d'eau qui en a conclu à une Salle de Bain entièrement non étanche providé par un proprio qui a décidé de m'envoyer un plombier qui m'a toujours pas appelé, et moi qui ai pas eue le temps de rappeler mon assurance pour constater que le dégât des eaux est pas chez moi à proprement parlé. J'ai fait du jonglage de compte en banque pour réussir à payer un demi-loyer le 20 du mois en attendant la prochaine balle, et ai eu mon avocat au téléphone deux trois fois au sujet de mes procès en cours, et puis les réunions d'orga de la journée du festival des résistants de l'Alternative qui m'intéresse se passaient chez moi le soir en rentrant du taf, entre mille coups de fil et 48 mails pour finir par trouver un pouta d'groupe d'meufs qui font du punkrust qui déboîte pas mal. J'ai installé des stands au taf en mettant mon ipod à fond les ballons pendant que les commerciaux pour qui j'installais les stands s'en contrecarraient le fion de se dessouder les doigts du cul pour me filer les bouts de scotch, préférant se renseigner sur la météo et qui sera là pour tenir le stand quel jour. A faire des allers retours dans toute la ville pour des matériels divers et revenir à midi au bureau pour récupérer mes trois tonnes et demi de courrier journalier et recommencer, à midi, une seconde nouvelle journée, jusqu'à ce dernier dimanche. Oublié les pauses déjûner, oublié les dîners, trop crevée le soir. Oublié les sorties, bonjour le ménage les paperasses et les machines à laver en retard après deux week-end de révision du capès. J'ai réussi ma disserte, ça on peut pas nier je me suis même rappelé du mot "SATYRE" dans la gravure du document 3 de la disserte moi qui avait pas revu ce mot depuis 1992 au moins. Et dans tout ça je me suis pété le dos une fois, et mon voisin me l'a rattrapé. Et une autre, et mon voisin m'a apporté un oreiller, ce qui était très heureux car j'étais absolument crevée. Dans tout ça je n'ai respiré qu'en lisant Fernand Léger... Dans l'métro... Et quand un Monsieur de 78 ans m'a envoyé un courrier pour me remercier de lui avoir envoyé un courrier
"pas en style télégraphique" pour une revue qu'on éditait plus mais qu'on avait dans les stocks et qu'il voulait avoir et que je lui ai envoyé en lui demandant de me dire si c'était bien celle qu'il voulait avant d'encaisser son chèque, que si c'était pas la bonne qu'il nous renvoie la revue en échange de quoi on lui renverrait le chèque. Bah avec son écriture toute tremblante de personne très âgée, ce Monsieur m'a renvoyé cette lettre pour dire que c'était bien ce qu'il voulait comme revue et que ça lui faisait plaisir qu'y ait encore des joy qui prennent le temps de faire les fouilles archéo aux archives et un courrier d'humain à humain, avec un timbre en forme de coeur. ça m'a fait du bien cette petite gentillesse (ok peut être c'était un collabo, peut être un pédophile ou juste un vieux qui bourre tout le monde pour rentrer dans l'métro avant que les gens sortent), mais ça m'a rappelé combien même complètement schlasse de nazitude, je suis une excellente assistante
qui en a super marre pour autant à qui l'on offre des ballotins de chocolats fin et à qui on met des timbre en forme de coeur sur les enveloppes pour me remercier d'avoir écrit "en style non télégraphique dans un monde où les gens prennent peu de temps pour se donner la peine de répondre à la demande d'autres gens". J'ai ramené sa lettre que je garde en souvenir de ce contrat là, qui st toute choupinette avec ses lettres tremblouillantes en pattes de mouches, ça avec ma kokeshi offerte par le chef y a un ou deux mois. D'autant que le chef était pas là, et que quand il est pas là les rats font chavirer l'navire, et que dans toutes ces journées j'ai porté du Lourd, tous les jours.
C'est comme un mois dans un coma de travail où tu ne sais même plus quel jour on est à la fin, ni ce qu'il se passe à l'extérieur tellement t'arrives même plus à entendre la télé qui chouine ou
"la pluie qui pleure".
pendant ce temps là prendre des niouzes de gens me manque, comme des Niouzes de nane, de Manue ou de Sand avec on s'était dit on s'appelle, mon cul vu l'temps qu'on a eues pour l'faire... j'ai été plus au fait de avoir quel chewing gum est collé sur quel siège du métro que quel ornement décore une moulure du Palais Royal, et les seules belles fleurs que j'ai vu c'est la grande rose super chouette qui a été tagguée à la Station Odéon en travaux quand on prend la 4. Et même là j'ai pas eu l'temps encore de la prendre en photo.
Ce Week end, à part être allée au boulot un dimanche avant d'aller au CICP, et avoir mal dormi et fait mes machines, je me suis matée la saison 5 de Weeds et là j'y retourne juste, parce que je sens même que j'ai mal aux bras de fatigue et d'écrire.... Et que j'ai profité du week end pour assortir mon nouvel oreiller avec une couette géante où je me perds dans des rêves terribles remplis de Charlottes aux Fraises, d'Amour et de Musique de Sauvage (bon et les Temptations et les Rubettes aussi, des fois, entre deux riffs sur des cordes vrillées). Parce que hin, on est que lundi et que c'est que le début de mon retour à une glandouille de taf ordinaire (que je crois).
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Je pense qu'avant la fabuleuse annonce que j'ai à faire une belle photo amortira peut-être le coup (ou pas)... Et aussi pour me souvenir que même en Hiver Paris qui vaut pas trois montagnes, est belle, des fois. Dimanche soir j'ai découvert le sens de cette phrase que je dis toujours à ma soeur quand elle l'attrape :
"Comme ça on peut te suivre à la trace jaune" à propos de la gastro. Donc j'ai découvert les affres de cet horrible petit virus qui fait beaucoup de dégâts multicolores, mais aussi le Smecta dont j'ignorais totalement le goût jusqu'alors, je suis pas une gerbeuse de nature donc je n'ai rien
puké dans les wawas, mais la nausée oui. Je crois que je la couvais un peu parce que toute la semaine qui a précédé j'étais pas en super état, et le samedi j'en ai donc profité pour relouzer la vie de mon voisin du bout de la rue, chose dont je suis toujours pas très fière, même après qu'il m'a dit que c'était pas grave. Jusqu'à ce que ça se transforme en angine... Le mardi... Le lendemain du jour où les ouvriers sont venus isoler les portes fenêtres qui sont derrière mon bureau, par moins 2 degrés, pour que ma gastro me passe plus vite. Mais le mardi je me sentais moins seule, et je n'avais plus de problème gastrique, déjà, car tout le monde était malade au taf. Donc je suis allée faire des provisions de Dafalgan et de sirop à la carbocystéïne, jusqu'à ce que ça commence à passer. Le mercredi. Sauf que le jeudi j'ai eu mon
"cadeau mensuel" comme dit la pub pour les serviettes qui puent (que je n'utilise pas plus que le tampix tellement que La MOONCUP c'est l'avenir de la gueuse qui a ses menstruations), donc la crève est repartie de plus belle. En fait c'est là que j'ai décidé de me mettre au sirop tout en buvant du lait au miel à la gelée royale, en reprenant mes protéïnes, en me baffrant de steaks au tofu. Donc j'ai passé une semaine exceptionnellement nulle entre le froid de mon bureau le temps des travaux, ces virus bizarres qui trainent dans l'air et de drôles d'impressions d'être en train de dormir derrière mon ordinateur à ne rien comprendre à mes notes panofskiennes sur la troisième époque des vases Antiques entre deux chocos sans gluten. En plus je ne pouvais même pas faire ma "
Chuis trop la plus grande" sous le nez d'Eglantine Gropétard (une journaleuse de chez nous qui est tûte pitite-pitite mais qui se la pète en Très Très Grand, en plus d'être méprisante... et qui a un méga gros pétard, donc franchement pas de quoi se la racler en slim sur
deux pousses de jambes et l'trou du cul tussuite comme disait mon arrière mémé. Donc ma solution c'était de porter mes bottes de catin cloutées de 7 cm de haut, comme ça elle s'immisçait pas mon champ de vision, même en sautant, en plus que ça devait l'énerver, et là comme je suis allée chez le cordonnier, que de toute façon il fait un temps chiottesque
all the week long, j'ai eu pour moi que ma gorge qui gratte, et mon bide en train de jouer un air d'Opéra, en regardant ma kokeshi, et comme ma collègue D.A.F était aussi naze et pourrie de la glotte que moi, même pas on est allées mater le makeup à Monoprix, même pas on est allées bouffer dehors, c'était tip top la louze. Résultat j'ai loupé un atelier d'orga de festival et deux apéros, et suis restée chez moi ce week end à trier des photos, faire le ménage, jouer un peu de guitare et dessiner des fées et prendre soin de mes pieds... Et comme
faut pas déconner non mais t'as vu le temps qu'il fait, avec une angine et mes gnagnagnas, tu vas pas non plus croire que j'allais me laver et mourir d'une grippe due à une ingestion massive de chocolats fins et de chocos sans gluten?... Ni le vendredi... Ni le samedi. Bah ouais mais en dessous de 0° non seulement je transpire plus mais en plus j'ai les poils qui arrêtent de pousser, donc un washing standard au lavabo et des nippes prop' me suffisent amplement. Bon ok je suis pas encore auto-nettoyante et j'ai fait la femme des bois, v'là, et alors? Me dites pas que ça vous arrive pas quand je sens ce que je sens dans le métro, sauf que je vous fais pas l'affront de prendre le métro quand je me lave pas, moi.
Et puis jeudi comme j'ai que ça à foutre c'est bien connu, je suis allée au tribunal entre midi et deux pour prendre des nouvelles de mes anciens patrons et me récupérer une note d'honoraire pour l'équivalent d'un bras, mon avocat ayant cru qu'après 1 mois de travail en CDD j'étais sortie de la mouïse... Alors que MEME si ça se passe bien au taf, le CDI n'est pas encore au bout du tunnel, et donc j'ai encore droit à l'aide juridictionnelle, nah mais oh. En fait je crois quec'est Val qui m'a réveillé le neurone cette semaine en me demandant un dessin de "fée avec des ailes d'anges" pour son prochain tatouage. Chose à laquelle j'ai commencé à m'atteler hier, heureusement elle me laisse un peu de délai pour lui faire d'autres propositions et finaliser un dessin propre, ce qui est loin d'être ma spécialité. C'est rigolo, parce que j'ai pas mentionné que j'étais retournée me faire tatouer des orchidées chez Christian, ni n'ai parlé de ma pote Cécile qui est allée se faire gravouiller à l'aiguille aussi récemment. Je suis contente parce que maintenant ça y est : j'ai un jardin dans le dos ! Mais peut être ça manque de feuillage finalement, et comme j'ai d'autres préoccupations ces temps-ci, je laisse ça à plus tard...
m.p Val : bon tu vois j'en suis là pour ton truc, mais c'est que mon 2eme dessin mal dégrossi... mon 1er était plus fin mais tellement colorié avec les pieds que ça serait pas passé au scanner (c'est là que la tablette graphique me manque, mais ça m'oblige à user du crayon ce que je suis pas fichue de faire spontanément...), je sais que c'est un mix de fée-pin-up'ute-à-gros-cul, hin, j'en ai bien conscience, (enfin de dessiner de beaux gros culs en ce moment, je ne sais pas pourquoi, le dernier dessin que j'avais fait c'était une danseuse de French Cancan avec une grosse touffe de cheveux rouquin, un corset bien serré et des hanches prêtes à accoucher d'un éléphanteau), mais t'inquiète je vais essayer d'autres trucs et d'autres positions, faudra juste que tu me refourgues ton adresse pour t'envoyer tout ça à la fin et que tu puisses choiz', mais déjà si t'as des rectifs : DIS LE !
Et Vendredi soir, dans ma grotte, planquée dans mon Eternity Scarf en laine de yack derrière mon ordi, on a fait des tests comparatifs on the web de couleurs de vernis Chanul (totalement Bio et non testé sur les animaux, mais si, mais si, je suis super crédible) avec Sand. Et j'ai beau avoir fait l'extrème infidélité à Chanul d'avoir commandé un "Hey! Get the Lime" OPI, je crois que finalement Orange Fizz va remporter tous les suffrages du Printemps qui arrive, qui est déjà là (j'y crois à mort, ce n'est pas de la neige, là dehors, non, non ces traces blanches ça doit être au moins des bugs dans ma rétine, mais sûrement pas de la neige...). Le pire c'est que deux secondes avant de s'envoyer toutes les photos d'ongles vernis au Chanul du oueb pour comparer les couleurs, on parlait de sucre de bouleau de produits biO et de cosmétiques non testés sur les animaux... (en même temps, teste-t-on le vernis sur les animaux?... Bon merde, je suis pleine de contradictions ok, et je snifferais du vernis Chanel encore plus fort que du destop si ça pouvait me déboucher le nez MAIS JE BOIS PAS DE COCA ET JE VAIS JAMAIS CHEZ MACDO !)
Sinon j'ai appris aujourd'hui qu' (encore) un de mes conteurs d"histoires préféré du XXe siècle était décédé avant hier, bon à 91 ans, mais ça m'a fait un peu chier quand même. Moi j'aimais bien l'idée de savoir que quelque part au monde il y avait un J.D Salinger évadé dans son mutisme dans un chalet du Hampshire, et qui avait écrit The Catcher in the Rye, pour le plus connu, mais j'avais aussi kiffé l'histoire du poisson Banane et Franny and Zooey. Et ça m'a fait pensé à Aillaud qu'on a vu avec mon voisin du bout de la rue à l'expo Deadline au MAM Panam' (qui est finie et dont je ferai pas la pub vu qu'à part lui et Cheng Zen et peut être Hartung c'était nul), qui a attendu la mort sur son lit pendant un an après être resté totalement paralysé et avoir peint même jusqu'à la fin tant qu'il pouvait... Des oiseaux.
Peut être la mort des gens qui font chier de mourir c'est comme les oiseaux, on aime bien les regarder partir en bande parce que c'est chouette à voir comme ça, dans l'infini, mais comme on peut pas les saisir une fois qu'on les voit plus, c'est super ennuyeux de pas pouvoir les revoir encore une fois.
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ça faisait deux jours que Dûdû vomissait. Je parle pas du vomi coutumier du chien qui a gobé un chewing gum dans le caniveau ou mangé les croquettes du chat de la voisine en + de sa plâtée habituelle. Moi je te parle de l'Océan.
Un Océan de bile. J'étais toute contente même complètement claquée, d'avoir pu faire mon ménage en 3 heures chrono le vendredi soir de retour du taf avant que Nane passe chercher la basse que je suis allée chercher en + du CCN à Rennes la semaine dernière (note perso : UN MEGA MERCI, de la part de Nane à Gzav pour ça... c'est ce qu'elle m'a dit de dire, tout en ayant une méga trouille de lui abîmer un fret en posant un doigt dessus...). Et c'était bien le Bronx comme il faut, donc ça valait le jus de nettoyer, de kärchériser et de terminer par la touche de Sariette du diffuseur qui en plus de parfaire le nettoyage sent bon. Jusqu'à ce qu'une vague de trois mètres de haut sorte direct de la gueule de mon chien, puis une autre, puis encore une autre... et à 20, j'ai arrêté de compter. Plus tard Dûdû a renvoyé ses croquettes. Puis cessé toute activité par les voies naturelles pendant la promenade, et a même refusé un steak de dinde cuisiné avec amour et sans beurre ce soir, après avoir revomi toute la journée et la nuit précédente. Jusqu'à ce qu'il se mette à trembler comme une feuille et à ne plus pouvoir marcher ni trouver une position assise indolore. Donc, j'ai appelé ma soeur, qui a eu un chien du même tonneau gastrique. Puis les urgences véto, après les avoir appelé une 1ère fois en me disant que le chien tiendrait peut être la nuit. Et puis comme je supporte pas de voir souffrir les animaux, alors mon chien, qui est quand même un peu ma seule compagnie et mon seul havre de paix et de rienàfoutritude quand tout le reste est tellement pourri que la gangrène est pas loin, le voir malheureux comme ça non. (surtout après que les derniers tests d'ingestion de chewing gum, de bout de corde fluo et de plastique se soient révélés négatifs). Et j'ai attendu en tentant de réviser ce que les restes de mes mains passées dans la gerbe pouvaient taper de notes de capès. On m'avait dit dans une heure. Meuh RIEN. Puis on m'a appelé et on m'a dit qu'ils arrivaient et si ça me dérangeait qu'y ait une équipe télé. Et j'ai dit "je m'en fous tant qu'on soigne mon chien". Et ils sont venus la véto et l'équipe télé (au nombre de 1). Comme je suis pas pour passer à la tévé, je me suis biensûr armée d'une Arme de Prohibition censurable massive : LA CLOPE. Dûdû s'en est pris plein le cul d'abord, avec le thermomètre, puis plein les veines après 4 piquouzes puis plein la gueule après un espèce de gel. Et j'ai sorti mon chéquier, çui qui sert à faire des chèques en bois et que j'use environ en un demi siècle. Et là on m'a dit
"Tûtûtût ! Comme vous acceptez d'être filmée, y a pas d'honoraires" alors moi j'ai réfusée d'être filmée en disant
"Moi, Joy Ladytoxine de La Joie, j'accepte de céder mon âme à la Prod, j'accepte qu'une saloperie de voix off dise à toute la France que quand j'ai mal à mon chien je siffle les urgences vétos avant que mon Royaume s'écroule, J'accepte qu'on vois ma trogne boudinée à la télé de nuit quand tous mes potes bourrés ou qui auront une insomnie pourront bien se foutre de ma gueule, et non seulement j'accepte, MAIS JE PERSISTE ET JE SIGNE", mais comme je roule pas sur l'or, j'ai complètement accepté de signer une décharge. J'ai dit au mec, je vous signe un papier (non parce que je me suis déjà vu de face filmée, et franchement ça fout les j'tons). Et j'ai demandé pour quoi c'était. Bon, ça va c'est pour une émission sur les Dûdûs et les autres kikinous qui ont des urgences à la gerbe et d'autres trucs sympas. Mais bon. Je suis pas fière d'exploiter ma pauvreté pour la tévé. Et je vous dirai ni où ni quand ça passera, d'ailleurs je compte changer de pays juste avant que ce soit diffusé. (Néanmoins comme je n'ai à aucun moment regardé la caméra et même tout fait pour être au max de dos, vous risquez surtout de voir la Superstar du vomito prochainement sur vos écrans, parce que lui, en revanche, il sait prendre la pose, et il lui en a fait de toute sorte, au gars et là je suis déjà vachement plus fière, sauf que demain, je file chez le véto, parce que j'ai un peu la trouille que c'était un coup monté et qu'on ait piqué que du glucose dans mon chien juste pour faire une fausse émission et ça me dit pas ce qu'il a). J'ai honte alors je me dénonce toute seule avant que tout le monde rit. (mais j'avoue une fois qu'ils sont partis et que je suis rentrée chez moi j'ai éclaté de rire comme une connasse, parce que ça en ajoute une belle à ma liste de "Il m'arrive toujours n'importe quoi n'importe comment"). Adieu ! (demain après le véto, je vais à l'ambassade du Laos où je compte me creuser un trou et y rester un moment le temps que tout le monde oublie tellement c'est nul).
(en plus que moi je voulais parler de mon taf et pas de vomi....)
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